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Investiture du Président de la République Alassane Ouattara Les 5 héros qui ont rendu possible le 21 mai
Publié le samedi 21 mai 2011   |  Le Nouveau Réveil




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La Côte d'Ivoire célèbre aujourd'hui un évènement majeur qui consacre sa sortie définitive de la crise et son retour officiel dans le cercle des nations qui ont en partage les valeurs démocratiques. L'investiture du président Alassane Ouattara est l'aboutissement d'un combat acharné contre l'imposture d'un homme qui, après avoir perdu la bataille des urnes, a voulu s'imposer par les armes. Entre le 28 novembre 2010 et le 11 avril 2011, cinq (5) personnalités ou entités se sont particulièrement illustrées pour faire respecter le suffrage du peuple. Sans leur courage, sans leur détermination, il n'y aurait peut-être jamais eu de 21 mai 2011.

Youssouf Bakayoko,
au commencement
S'il s'agissait d'un roman à écrire pour parler de l'après 28 novembre 2010, on aurait pu le titrer "Au commencement était Youssouf Bakayoko". Son courage, son intégrité morale et professionnelle ont été très déterminants pour la suite des débats. Car, il a fallu que le président de la Cei proclame les vrais résultats de la présidentielle pour que tout le reste s'enclenche. Les choses, on se rappelle, ne furent pas aisées pour le président de la Cei qui fut contraint d'abandonner le siège de son Institution, envahi par les éléments de la garde républicaine et des miliciens, pour aller proclamer les résultats à l'hôtel du Golf. Qui ne se rappelle de cette image qui a fait le tour du monde où un membre de la Cei pro-Gbagbo empêchait physiquement le porte-parole de la Cei de proclamer les résultats. Tous les journalistes présents à la Cei pour suivre la retransmission en direct des résultats ont été chassés par les éléments de Dogbo Blé Brunot. Toute cette tension visait à contraindre le président Youssouf Bakayoko à inverser les résultats qui n'étaient pas favorables à Gbagbo. Aujourd'hui, l'on peut affirmer de sources proches de la Cei que de grosses enveloppes ont circulé dans les couloirs de la Commission électorale pour essayer de soudoyer le président Bakayoko et ses collaborateurs. Vaine tentative. Puisque bravant tous les obstacles, le président de la Cei a proclamé les résultats tels qu'ils ont été validés et transmis à la Cei centrale par les Cei locales. Youssouf Bakayoko a donc sauvé la Côte d’Ivoire en préservant le vote des Ivoiriens.

Y. Jin Choï, le certificateur
Au lendemain de la proclamation des résultats par la Cei, le président du Conseil constitutionnel était intervenu pour inverser les résultats du vote et proclamer que le vainqueur de la présidentielle était Laurent Gbagbo, non sans avoir, sans motifs légitimes, invalidé les résultats dans 7 départements du Centre et du Nord, favorables au candidat du Rhdp, Alassane Ouattara. Le forfait était d'autant plus révoltant que M. Paul Yao-N'dré avait pris le risque de violer de manière grotesque les dispositions de la loi électorale qui ne lui donnaient pas le pouvoir de proclamer un candidat vainqueur après avoir annulé des résultats dans certaines localités. L'article 64 du code électoral dispose en effet que si les annulations sont susceptibles d'inverser les résultats globaux, c'est tout le scrutin que le Conseil constitutionnel devrait annuler. Le patron de l'Onuci, à qui il revenait de départager le contentieux entre la Cei et le Conseil, a tranché en faveur de la Commission électorale indépendante. Dans tout le débat qui va suivre, Choi s'est montré constant. Il a défendu sur toutes les tribunes que Ouattara est le vainqueur de la présidentielle. La certification de Choï a été le deuxième élément déterminant.

Guillaume Soro, audace et foi
Alors qu'on le soupçonnait de s'être trop rapproché de Laurent Gbagbo et de manœuvrer pour le maintien au pouvoir de l'ancien chef de l'Etat, l'ex-SG des Fn a pris tout le monde de court. En se rangeant assez rapidement du côté de la vérité. Le Premier ministre Guillaume Soro, qui apparaissait quelque peu diminué militairement par rapport à Gbagbo qui s'était considérablement réarmé entre temps, a pris un gros risque. Il l'a fait, selon lui, pour rester fidèle à l'esprit de l'APO, par conviction démocratique et par honnêteté. Car, comme il a eu à le dire plus tard, même les rapports des préfets ont tous relevé que les élections se sont déroulées dans le calme au Nord. De sorte que le Conseil constitutionnel était mal fondé à invalider les résultats des 7 départements du Nord.

Henri Konan Bédié,
la grandeur d’âme
Après avoir pesé de tout son poids dans la victoire au second tour, le président Bédié s'est imposé le devoir de soutenir jusqu'au bout le président Alassane Ouattara en s'installant à ses côtés au Golf hôtel. Une présence rassurante et réconfortante qui aura permis au chef de l'Etat de surmonter les dures épreuves de la crise post-électorale. Bédié a surtout pesé dans la résolution de cette crise par ses conseils avisés à son jeune frère Ouattara, mais aussi par ses appels aux Ivoiriens et aux éléments des ex-FDS.
Il y a aussi le combat mené par le Rhdp sur le terrain. Les militants ont été tout simplement extraordinaires. Leur détermination n'a pas faibli face à la répression sauvage et démesurée des mercenaires et miliciens de Gbagbo. Tirs à l'arme lourde sur des femmes aux mains nues, tirs d'obus sur des marchés, enlèvements, séquestrations, exécutions sommaires, rien n'a fait plier les militants du Rhdp face à la cruauté du régime Gbagbo. Ils ont donc lutté jusqu’au bout pour le changement que leur a promis le candidat Alassane Ouattara.

Frci, la force du vouloir
A cœur vaillant rien d'impossible. Ils sont descendus des vallées et des plaines du Nord avec quelques armes qu'ils ont pu collecter ici et là, ils ont pénétré dans le Sud comme un couteau dans du beurre, mettant en déroute les mercenaires et les miliciens de Gbagbo surarmés. Parfois avec des équipements militaires non conventionnés. Les Frci ont fait le boulot. A eux, il faut ajouter le comportement républicain de la grande majorité des Fds qui ont refusé le combat. Parce que c'était un combat sans cause. Nos soldats ont compris qu'ils n'avaient pas à se battre pour une fausse cause, contre la démocratie et tous les principes républicains. Parfois ils ont rejoint les Frci pour pousser Gbagbo dans ses derniers retranchements jusqu'à sa capture le 11 avril.
Pour sa libération, la Côte d'Ivoire connaît ses héros et certainement que le président de la République les honorera en présence des 23 chefs d'Etat et des 64 délégations étrangères et des milliers d'invités qui ont déferlé sur Yamoussoukro.
AKWABA SAINT CLAIR

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