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Politique

Mouvements de soutien par-ci, Clubs de soutien par-là… De véritables organisations d`escroquerie et de paresse intellectuelle
Publié le samedi 21 mai 2011   |  Le Nouveau Réveil




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Il faudra bien qu'un jour, les Ivoiriens finissent par réaliser que ce qui fait avancer un pays, c'est le travail, le travail et le travail. Le tout, dans un environnement de paix et de justice sociale. Or, depuis bien longtemps, des Ivoiriens ont trouvé dans la création de mouvements et autres Clubs de soutien, le sésame qui leur permet de vivre sur le dos des régimes successifs que la Côte d'Ivoire a connus. Du temps du président Bédié, on ne pouvait ouvrir la télévision sans tomber sur les activités de l'une des centaines d'organisation de ce genre. Et ils étaient si nombreux à cette époque qu'on avait du mal à retrouver le Pdci, le parti au pouvoir, dans le pays. Mais comme toutes organisations créées de toutes pièces et dont les dirigeants, de véritables fayots, ne vivent que par la flatterie et le cirage de pompes, ces clubs et mouvements de soutien ont disparu comme par enchantement, avec la perte du pouvoir d'Etat par le président Bédié, à la suite d'un coup d'Etat militaire en 1999. On se souvient qu'à l'époque du régime Pdci, les responsables de l'opposition politique ne manquaient aucune occasion de dénoncer tous ces mouvements qui vivaient et menaient leurs activités avec l'argent public. Mais dès son accession au pouvoir en 2000, le nouveau régime a encouragé la création de plusieurs autres clubs et mouvements de soutien dont l'objectif principal était de faire du bruit, de distraire et d'empêcher les Ivoiriens de découvrir les actes de vols et de pillages des ressources du pays, auxquels se livraient certains cadres et autres barons du Fpi. Et tous ces mouvements qui s'étaient regroupés dans ce qu'on appelle " la galaxie patriotique " étaient financés par l'argent public. La plupart de leurs premiers responsables roulaient dans de grosses voitures et passaient leur temps à bavarder et à célébrer la paresse, la facilité et la médiocrité. Mais comme ce fut le cas du temps du président Bédié, tous ces mouvements ont aussi disparu avec la chute du président Gbagbo. Ce qui permet de déduire qu'en réalité, ces mouvements ne sont créés qu'avec pour seul objectif que d'escroquer les tenants du pouvoir en leur faisant croire qu'ils sont tellement extraordinaires, que sans eux, le pays entier disparaîtrait. Après Gbagbo, c'est aujourd'hui le tour du président Alassane de gérer les affaires de l'Etat. Et, à peine a-t-il prêté serment que déjà, ici et là, comme une génération spontanée, des clubs et mouvements de soutien poussent avec les mêmes objectifs : " crier pour espérer bouffer sans travailler ". Déjà, les activités de quelques-uns de ces mouvements commencent à occuper une partie du journal télévisé de 20 heures. Il n'est peut-être pas trop tôt pour rappeler à tous les promoteurs de ces organisations d'escroquerie et de paresse intellectuelle, que les Ivoiriens n'ont pas porté M. Alassane Ouattara à la tête de leur pays pour que des gens viennent leur répéter à longueur de journée, qu'il est l'homme le plus beau du monde, qu'il est l'homme le plus intelligent du monde, qu'il est un travailleur et blablabla ! C'est justement parce que les Ivoiriens ont cru qu'il a ces nombreuses qualités qu'ils l'ont porté au pouvoir. Tout ce qu'ils attendent de lui à présent, c'est qu'il remplisse sa part de contrat. Car l'élection est une forme de contrat social. Le candidat fait une offre aux électeurs : " si vous me votez, je ferai pour vous, ceci ou cela… ". Les électeurs, après avoir reçu plusieurs offres venant de divers candidats, décident d'en choisir une en accordant leur voix à celui qui l'a faite. Une fois que ce dernier a été élu, les électeurs ont rempli leur part du contrat. Il ne reste plus qu'à l'élu de respecter ses obligations à lui. Les électeurs, les Ivoiriens donc, n'ont plus à créer des clubs de soutien pour M. Ouattara. Ils doivent se mettre au travail et veiller à responsabiliser les nouvelles autorités. Cela veut dire qu'ils ont l'obligation de surveiller leurs actes, de contrôler, où qu'ils se trouvent, l'utilisation de l'argent public et dénoncer tout gaspillage. Veiller à ce que la loi soit partout, la même pour tous, qu'on soit président de la République ou simple citoyen. C'est cela aider un président à travailler pour le bien de tous. Haro donc sur les clubs et associations de soutien, véritables sources volières de mange-mil… ceux qui travaillent dur pour vivre et faire avancer leur pays n'en veulent plus.
ASSALE TIEMOKO

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