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Investiture du Président de la république à Yamoussoukro / Alassane Ouattara promet une nouvelle Côte d’Ivoire
Publié le lundi 23 mai 2011   |  Le Patriote




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Un discours d’engagement, volontariste, véritable appel à la régénérescence de la Côte d’Ivoire, au retour aux valeurs originelles de la Nation ivoirienne, le tout dans un esprit de pardon, de rassemblement, de concorde et de paix retrouvée. Yamoussoukro, capitale politique de la Côte d’Ivoire et surtout village natal d’Houphouët-Boigny, n’aurait pas trouvé, en ce samedi 21 mai 2011, meilleur motif de fierté et l’occasion inespérée de se rappeler au bon souvenir du « premier président de la Côte d’Ivoire, grand sage et grand bâtisseur de la Côte d’Ivoire moderne ». Les Ivoiriens dans leur ensemble, n’ont pas moins cru voir et entendre, à travers le discours du nouveau président de la République, Alassane Ouattara, lors de la cérémonie marquant son investiture à la Fondation Houphouët-Boigny, le père de la nation en personne.
Du coup, après la grave crise que vient de traverser notre pays, on ne peut pas dire que la Côte d’Ivoire n’est pas en passe d’amorcer, sous le regard bienveillant du vieux crocodile de Yamoussoukro, un retour gagnant. « Ce jour est pour tous les Ivoiriens, le début d’une ère qui marque notre volonté commune d’écrire une nouvelle page de l’histoire de notre pays », lancera bien à propos et devant un parterre impressionnant de personnalités de tous horizons – pas moins de vingt et un chefs d’Etat – le président Ouattara, interprétant du reste, ce grand moment comme « le retour de la Côte d’Ivoire sur la scène africaine et internationale » ou comme la « victoire du peuple souverain » ou encore « le triomphe de la démocratie ».
En le disant, le chef de l’Etat pense évidemment aux moments de dures épreuves, sacrificielles à tous égards, endurées par ses concitoyens et qui ont abouti à son élection le 28 novembre 2010 à la magistrature suprême. Mais en évoquant cette douloureuse parenthèse, Ouattara entend surtout la transformer en opportunité de réconciliation, de réunification, d’espérance en un avenir meilleur, basé sur le socle du dialogue, de la vérité et de la justice. « Ce sera l’occasion pour tous les Ivoiriens de faire définitivement le deuil de nos rancœurs, de panser nos plaies, d’expier les fautes individuelles et collectives et d’écrire une nouvelle page de notre histoire », se convaincra-t-il. « Le temps, dira-t-il, est venu de consolider les piliers de notre République (…) de renouer avec les valeurs profondes de notre belle Côte d’Ivoire et de rassembler les Ivoiriens ». Attaché aux fondements de la République, il appellera à l’Union, « creuset de notre réussite », à la Discipline, « qui nous fera grandir dans le respect des règles établies » et au Travail « qui va nous libérer de la dépendance, et nous apportera le réconfort moral et matériel ». Il n’exhorte pas moins dans ce sens ses compatriotes à « célébrer l’hospitalité et la fraternité » et à croire « que notre diversité est notre force ».
Discours-programme s’il en est, l’adresse du numéro un ivoirien à ses compatriotes est un déroulé des ambitions de l’homme pour réinscrire la Côte d’Ivoire dans le concert des nations modernes, soucieuse de la formation de sa jeunesse : « nous mettrons en place de nouveaux programmes d’instruction civique dans nos écoles, afin d’inculquer à nos jeunes, les principes fondamentaux de la vie en société ». Et d’insister sur la construction d’« une Nation plus juste, plus équitable, dotée d’institutions fortes et indépendantes ».
Conscient des défis qui l’attendent sur le chemin du développement économique de son pays et du bien-être de ses concitoyens, Ouattara dit être prêt à consacrer toute son énergie à cette tâche. « Nous prêterons une attention particulière aux plus démunis et nous apporterons un appui aux entreprises pourvoyeuses d’emplois qui ont été durement éprouvées par la crise (…) nous procéderons aux réformes économiques indispensables, en vue de relancer les activités économiques et favoriser la croissance ». Aux femmes et aux paysans, il promet respectivement de « rehausser leur rôle dans l’équilibre de notre société » et de « réorganiser les principales filières de notre agriculture pour permettre une juste rémunération de leur travail ». Mêmes engagements de réhabilitation aux plans sanitaire et infrastructurel. « Je me suis engagé à mettre en œuvre, avec vous, en cinq ans, dans tous les domaines, mes solutions pour une Côte d’Ivoire d’excellence », dira-t-il comme pour montrer à tous que l’une des vertus qui le caractérisent, c’est le respect de la parole donnée.
Au nom de ce principe, le Président ivoirien a réitéré sa volonté de former un gouvernement d’union, « regroupant toutes les forces politiques de notre pays et la société civile ». Mais, il a surtout insisté d’en faire un gouvernement « constitué d’hommes et de femmes, ayant le sens élevé de l’intérêt général, selon des critères de compétence, de mérite et de probité ».
On peut le dire, à travers son discours, le chef de l’Etat a voulu donner un signal fort à ses compatriotes. Le signal d’un pays qu’il compte faire renaître de ses cendres et qui doit renouer avec la prospérité, après près d’une décennie de chaos à tous les niveaux, plongeant les Ivoiriens dans une situation de précarité et de gouffre existentiel sans précédant.
Parlant justement de la crise aigüe qui a couronné cette décennie noire par une guerre sans merci, destructrice, l’orateur a tenu, tout en louant la bravoure et la patience de ses compatriotes, à remercier les pays amis, institutions régionales et internationales, qui ont permis à la Côte d’Ivoire de retrouver le chemin de la normalité. Mention spéciale a été faite au président français, Nicolas Sarkozy : « le peuple ivoirien vous dit merci pour votre engagement dans la résolution de la crise ivoirienne sous mandat des Nations-Unies, qui a permis de sauver de nombreuses vies ; nous vous serons à jamais reconnaissants », a déclaré, dans un tonnerre d’applaudissements, le chef de l’Etat à son homologue. Les présidents de la CEDEAO, de l’UA, le secrétaire général de l’ONU, mais aussi les chefs d’Etat du Sénégal, du Burkina Faso, ont eu droit chacun à leur standing ovation.
KORE EMMANUEL

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