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Politique

Investiture du Président de la république à Yamoussoukro / Henriette Diabaté (grande chancelière) : “ Ma nomination n’est pas un coup d’éclat ”
Publié le lundi 23 mai 2011   |  Le Patriote




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Le 21 mai 2011, date de l’investiture d’Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire, à l’issue de l’élection du 28 novembre 2010, en ma qualité de grande chancelière de l’Ordre national, j’aurai tout à l’heure, l’insigne honneur de remettre solennellement à son Excellence M. le Président de la République, les attributs de sa distinction.
Le choix de Mme Diabaté comme grande chancelière n’est pas anodin. La fonction de grand chancelier était jusqu’ici assurée en Côte d’Ivoire comme dans la plupart des pays d’ailleurs, par des hommes, parfois même par les seuls militaires. C’est donc vous, M. le Président qui, pour la première fois dans notre pays, venez de confier cette charge à une femme. C’est aussi vous, M. le Président qui, en 1990, pour la première fois, avez choisi une femme pour occuper le Ministère de la Justice, un ministère de souveraineté. C’est encore vous qui, pour la première fois, en 1998, avez nommé au poste de Secrétaire général de votre parti, une femme. Vous avez rappelé que vous tenez et croyez fermement au rôle primordial de la femme dans la Côte d’Ivoire nouvelle.
Chères sœurs, chères filles, ma nomination n’est pas un coup d’éclat. C’est le signe d’une politique volontaire et réfléchie du Président de la République. C’est à nous de prouver que nous méritons cette confiance.
Mme et MM les Présidents, le geste que je vais accomplir tout à l’heure est lui aussi chargé de symboles. En effet, en évoquant les raisons pour lesquelles vous me proposez la fonction de grande Chancelier, vous avez dit, d’une voix pleine d’émotion retenue, cette phrase que je n’oublierai jamais : «Tantie, je tiens à ce que ce soit toi qui me passe autour du cou le grand collier de l’Ordre national ». Vous n’aviez pas expliqué pourquoi, ce n’était pas nécessaire. J’ai vu aussi défilé dans ma mémoire, le film de ces années de lutte ou notre devise était : « ensemble se battre, convaincre et gagner ». Ni les humiliations, ni les privations, ni la prison et même la mort, n’ont découragé vos compagnons. Vous-même M. le Président, vous avez tout vu, tout vécu, tout subi, mais avec hauteur, dignité, endurance et patience, et persévérance. La victoire de ce jour, nous la devons certes, à tous les Ivoiriens épris de justice et de démocratie, mais nous la dévons avant tout, à vos qualités personnelles d’homme de pardon et de paix.
Aujourd’hui, le plus pénible est passé et nous avons des raisons de nous en réjouir. Mais, le plus difficile reste à faire. Vous avez encore besoin de toutes vos forces physiques et morales pour la reconstruction de la Côte d’Ivoire et la réconciliation de tous les enfants de notre cher pays. Pour cela, M. le Président, vous pouvez compter sur toutes vos sœurs, tous vos frères. Nous sommes là à vos côtés près pour le service.

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