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Politique

Investiture du Président de la république à Yamoussoukro, Il y avait de l’émotion dans la salle
Publié le lundi 23 mai 2011   |  Le Patriote




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« Nous vous faisons Grand croix de l’ordre national », la grande chancelière n’a pas fini de prononcer les derniers mots avant la décoration à proprement dite, que la salle de la Fondation éclate en applaudissements. Faisant monter l’ambiance dans cette cuvette qui a servi de témoin à la cérémonie d’investiture du nouveau président de la Côte d’Ivoire, son excellence Alassane Dramane Ouattara. C’était hier, à la salle de conférence d’une capacité de 2000 places, de la Fondation Félix Houphouët Boigny, devant le gratin des dirigeants de ce monde. Dès le matin, l’esplanade de cet édifice prend rendez vous avec les chaussures et pneus de grosses cylindrées qui battent le pavé de la Fondation de la capitale politique ivoirienne. L’éclat du marbre bien luisant donne encore plus de lueur au rouge majestueux des fauteuils de cette bâtisse. La nombreuse foule qui précède la montée du soleil dans la ville natale du premier président, annonce une ambiance folle et féerique tant à l’extérieur que dans la salle. A l’intérieur, le comité d’organisation continue de s’activer pour mettre les dernières touches au moment où les premiers invités arrivent. Les choses semblent aller pour le mieux. Tout baigne dans le meilleur des mondes pourrait-on paraphraser Pangloss. Mais rapidement, des inquiétudes se dessinent. Le protocole débordé, donne des sueurs froides. Le monde afflue de partout. Les places vides disparaissent à une vitesse inquiétante. La salle de cérémonie devient très vite exiguë pour tout ce beau et distingué monde qui veut être témoin privilégié de cet événement exceptionnel. Les premiers admis dans l’enceinte ont les regards joyeux et les sourires bon enfant. Bercés qu’ils sont par la douce mélodie distillée par une sono impeccable. Mais à l’entrée de la salle, les choses se compliquent et ce, au fur et à mesure. La sécurité et le protocole sont de plus en plus nerveux. A 10 h, il n’y a plus aucune place dans l’enceinte, fait savoir le service « accueil ». Sauf les fauteuils réservés pour les Chefs d’Etat, leurs délégations et les hôtes de marque sont encore inoccupés. Dans la petite chaleur moite qui monte dans la salle au moment où l’ambiance surchauffe, tous les invités attendent avec impatience et souvent un peu d’anxiété. Quand la première femme grand-chancelière pénètre dans la salle, son accueil est triomphal. Madame Henriette Dagri Diabaté est ovationnée. La salle lui témoigne ainsi, son admiration pour son long combat aux côtés de celui à qui elle remettra la plus haute distinction de l’Etat de Côte d’Ivoire. Les personnalités de marque continuent d’arriver pour le grand bonheur du public. Le protocole, en difficulté, continue de jouer des coudes pour frayer un chemin aux personnalités qui se présentent en grand nombre. Les embouteillages dans la main courante, le bruit et les bousculades à l’entrée principale, augmentent la chaleur dans cette salle visiblement trop exiguë pour accueillir ce parterre d’invités. Le comité d’organisation a certainement négligé un certain nombre de paramètres. N’empêche. Le beau podium dressé laisse apparaître deux pupitres et le fauteuil présidentiel. Au fond dans le mur, un écran géant retransmet en temps réel, tout ce qui se passe dans la salle et en dehors. Chaque visage de personnalité sur l’écran, arrache des cris et des applaudissements de l’assistance. Le tout sous le regard discret des chefs coutumiers et traditionnels regroupés dans l’angle gauche de cette pièce. Les ovations redoublent d’ardeur lorsque les chefs d’Etat font leur entrée. C’est d’abord le ministre français de la Défense, Alain Juppé, qui casse la baraque avec sa délégation dans laquelle on reconnaît le franco-ivoirien Basile Boli. Mais il sera détrôné à l’applaudimètre par les présidents Blaise Compaoré, Jonathan Goodluck et Abdoulaye Wade très adulés par le public. Mais celui qui aura battu tous les records, c’est le chef de l’Etat français, Nicolas Sarkozy, que la salle debout comme un seul homme, a tenu à saluer, certainement, pour son engagement en faveur du retour de la démocratie et de la paix en Côte d’Ivoire. Il bénéficie d’un triple standing ovation. La tension monte et les invités ne semblent plus tenir dans leur chaise car le retard pris sur le programme initial est énorme (presque une heure et demie de retard). C’est ce moment que le maître de cérémonie choisit pour annoncer l’arrivée imminente du vainqueur de l’élection du 28 novembre 2010. Henri Konan Bédié et Mme Dominique Ouattara permettent au public de se réchauffer davantage les paumes. L’écran géant montre l’arrivée d’Alassane Ouattara sur le parvis. La salle chauffe à nouveau. Et quand il monte sur le podium à 12h10, c’est l’hystérie. Le mercure est au plus haut niveau et les chants à son honneur envahissent la salle. La cérémonie de libation, le discours de bienvenue du maire de la ville, les allocutions de Madame Diabaté et la cérémonie d’investiture du Président, transforment la cuvette de la Fondation en un véritable chaudron qui plonge les invités dans une joie indescriptible. Chants, ovations, cris ont meublé toutes les étapes de cette manifestation, surtout à l’instant fatidique où la grande chancelière, Henriette D Diabaté a élevé Alassane Ouattara au rang de Grand Maître de l’ordre national. Finalement, malgré sa petitesse, la salle de conférence de la Fondation de Yamoussoukro a vécu une ambiance historique et mémorable.
Koné Lassiné

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