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Politique

Sécurisation de l’investiture Ces cafouillages qui ont failli tout gâcher
Publié le lundi 23 mai 2011   |  Nord-Sud




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Mettre de l’ordre et exécuter le protocole de la cérémonie d’investiture du président Alassane Ouattara, et à travers la ville de Yamoussoukro, n’a été chose facile pour les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci), les forces impartiales et le comité d’organisation.

Visiblement, le comité d’organisation de l’investiture d’Alassane Ouattara était débordé. En attendant qu’il éclaire les Ivoiriens sur les défaillances qui ont entaché la cérémonie, il paraît important d’attirer l’attention du chef de l’Etat sur certains couacs.
Avant le jour J, le favoritisme et l’amateurisme ont caractérisé l’hébergement. Par exemple, c’est à 48 heures de l’évènement que tous les hôtels ont été réquisitionnés. Alors que des clients avaient réservé des jours à l’avance, après avoir payé.
A la fondation Félix Houphouët-Boigny, de nombreuses personnes ont pu déjouer la vigilance de la sécurité et des personnels en charge de l’accueil, pour se retrouver dans des endroits où elles auraient dû ne pas se trouver, notamment dans la salle de l’investiture.
Outre les défaillances sécuritaires, il faut déplorer le grand remue-ménage créé dans la salle par le manque de place.
Personne n’a suivi l’évolution de l’affluence. Et, comme il fallait s’y attendre, la salle s’est révélée trop petite, au moment où les chefs d’Etat étaient sur le point d’arriver. C’est alors que des organisateurs ont entamé une réunion de crise, en pleine salle. Quelques minutes de temps perdu et l’on décide d’installer des chaises dans le principal couloir horizontal. Le ballet des chaises va se poursuivre dans un tohu-bohu indescriptible, même après l’entrée de Nicolas Sarkozy dans la salle. La honte!
Pis, l’arrivée de plusieurs chefs d’Etat n’a même pas été annoncée au micro alors que d’autres ont été ovationnés. Celle du président de la République ne l’a été que lorsqu’Alassane Ouattara a fini de traverser la salle, de la haut vers le bas. Pas besoin alors de relever l’anonymat dans lequel ont été plongés tous les chefs de gouvernement présents.
Le même laisser-aller a été observé sur le parvis. Des invités ont stationné leurs véhicules sur la voie menant au bâtiment. Les forces de l’ordre n’ont eu d’autre choix que de briser les vitres de certains véhicules, aux fins de les déplacer pour la partie militaire de la cérémonie. La cerise sur le gâteau est incontestablement le grand retard avec lequel la cérémonie a débuté. 11h 40 au lieu de 10h20. La conséquence de ce dérapage a été que le président français, Nicolas Sarkozy est parti avant la fin du cérémonial. En plein discours d’Alassane Ouattara, il a pris congé de ses pairs africains, pour honorer un rendez-vous à Abidjan. Comme pour dire aux Africains que l’heure, c’est vraiment l’heure. C’est donc ce qui justifie son absence sur la photo de famille. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ces cafouillages dont la liste n’est pas exhaustive, n’honorent pas la Côte d’Ivoire et, surtout pas son président, Alassane Ouattara, réputé être un homme ponctuel et très rigoureux.
Le président de la République est averti. S’il ne prend pas des mesures courageuses, il sera comptable des lacunes que traînent certains de ses collaborateurs ».
Kouakou Liza

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