Accueil    Shopping    Sports    Business    News    Annonces    Cuisine    Nécrologie    Publicité
class=logo NEWS



Comment

Dernières dépêches



Politique

Ban Ki-moon, SG des Nations Unies, à propos de l’Onuci : « Le travail des Nations Unies est loin d’être achevé »
Publié le mardi 24 mai 2011   |  Nord-Sud


Le
© Getty Images
Le secrétaire général de l`ONU, Ban Ki-moon


Vos outils
height=28

PARTAGEZ


Arrivé en Côte d’Ivoire, le samedi dernier, pour prendre part à la cérémonie d’investiture du président Alassane Ouattara à Yamoussoukro, le Secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, a accordé une interview à Onuci-Fm. Il explique ici le sens de sa présence et parle des défis à venir ainsi que du futur rôle de l’Onuci.


Vous avez assisté à l’investiture du président Alassane Ouattara. Quelle signification donnez-vous à votre déplacement ?
C’était un jour historique. Historique, non seulement pour la Côte d’Ivoire, mais aussi pour le continent africain. J’étais très touché, très ému, par la cérémonie, par sa déclaration : promouvoir la réconciliation nationale, restaurer la paix et la stabilité… J’ai eu un très bon entretien avec le président Ouattara. Je lui ai souhaité un grand succès dans son mandat. Les Nations Unies resteront à côté du peuple de Côte d’Ivoire.

L’Onu a soutenu jusqu’au bout les résultats de ces élections, ici en Côte d’Ivoire, malgré les difficultés, malgré les critiques de certains intellectuels africains. Et si c’était à refaire ?
Le mandat de l’Onu en Côte d’Ivoire est clair. Ce mandat a été donné par le Conseil de Sécurité, et inclut la certification des élections. Les parties avaient adhéré à ce mandat. L’Onu a pris une position de principe pour que la volonté exprimée démocratiquement par le peuple ivoirien soit respectée. Nous n’étions pas seuls à tenir cette position. Plusieurs pays et organisations, y compris la Cedeao et l’Union africaine ont travaillé ensemble au cours des derniers mois, pour s’assurer que nos valeurs communes soient respectées.

Et, quel sera maintenant le mandat de l’Onu par rapport à la Côte d’Ivoire, maintenant qu’Alassane Ouattara est reconnu et installé ?
Le travail des Nations Unies est loin d’être achevé. La crise électorale a exacerbé et multiplié les défis qui existaient déjà dans le pays et a aussi créé de nouvelles difficultés. Il est essentiel que le président Ouattara bénéficie de toute l’assistance dont lui et son gouvernement ont besoin. J’ai envoyé une équipe d’évaluation en Côte d’Ivoire. Cette équipe a étudié la situation sur le terrain, y compris concernant le futur rôle de la mission. Elle a aussi discuté avec le gouvernement de sa collaboration avec l’Onuci. La mission a déjà collaboré avec le gouvernement afin d’ancrer les principes démocratiques dans le pays, de favoriser la réconciliation nationale, et de répondre aux violations des droits de l’Homme, et à la crise humanitaire. Je vais soumettre mon rapport au Conseil de Sécurité à la fin du mois de juin, et je vais souhaiter que les effectifs militaires de l’Onuci - leur niveau actuel - soient maintenus.

Votre excellence, quels seront les défis de la communauté internationale, notamment les Nations Unies, pour le développement durable de la Côte d'Ivoire ?
Malgré la fin des affrontements militaires directs entre les deux parties et avec l'investiture du président Ouattara, il y a encore beaucoup de défis à relever pour le peuple de Côte d'Ivoire et également avec l'aide de la communauté internationale. La situation sécuritaire demeure très fragile, notamment à Abidjan et dans l'Ouest du pays. Le nombre de groupes armés s’est multiplié. Trop d’armes restent dans les communautés. Nous devons les collecter toutes et donc les défis immédiats sont la stabilisation de la situation de la sécurité et le rétablissement de l'ordre dans tout le pays pour éviter un vide de sécurité. La reconstruction nationale et des mesures visant à accroître l'inclusion du système politique seront la clé pour assurer la stabilité à long terme. La déclaration du président Ouattara à cet égard a été très encourageante et nous sommes prêts à l'appuyer dans ses efforts. Lors de ma rencontre avec le président Ouattara, je lui ai assuré que l'Organisation des Nations Unies continuera d'aider sa vision et ses politiques pour rendre ce pays prospère et stable en termes de politique et de sécurité et tentera de mobiliser le soutien international.

Source : service de
communication Onuci

LIENS PROMOTIONNELS