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Politique Publié le mercredi 25 mai 2011 | Nord-Sud

Entrée du Fpi dans le gouvernement d’union Le oui mais… de Koulibaly

Mamadou Koulibaly a vraiment l’art d’entretenir le suspense sur fond de polémique. Interrogé, hier sur la probable entrée de son parti, le Front populaire ivoirien (Fpi), dans le gouvernement d’union nationale annoncé par Alassane Ouattara, le 3e vice-président du Fpi n’a donné que dans le louvoiement. « Si j’arrive à organiser, avec l’appui du secrétaire général du Fpi, une réunion du comité central du parti et que ce comité central décide que nous devons répondre positivement à cette invitation du président de la République à entrer au gouvernement, j’aviserai. Mais, ma propre position, c’est que l’Afrique n’a pas besoin de gouvernements d’union », a-t-il répondu. Contre mauvaise fortune, Mamadou Koulibaly, par ailleurs, président de l’Assemblée nationale, est prêt à faire bon cœur, notamment en laissant les ‘’Refondateurs’’ qui le désirent, collaborer avec le pouvoir d’Alassane Ouattara. En réalité, ce qui paraît préoccuper Mamadou Koulibaly, à l’heure actuelle, c’est la présidence du Fpi qu’il veut occuper. Aussi, pour parvenir à cette fin, tente-t-il de négocier l’élargissement de Laurent Gbagbo, de sorte à apparaître comme le bon samaritain. « On peut lui reprocher tout ce qu’on veut mais il faut reconnaître qu’il n’est pas le seul à avoir commis toutes les fautes. Le bon geste de réconciliation serait aussi de montrer qu’Alassane Ouattara est capable de pardonner à Gbagbo. Si vous ne pouvez pas juger tous les criminels, pourquoi ne pas renoncer à cette vengeance et établir un processus qui libérerait tout le monde. Si vous faîtes les choses à moitié, ce serait créer une injustice », argumente-t-il. Ce plaidoyer est d’autant plus subtil qu’il intervient, trois jours à peine, après la volonté affichée du président de la République, Alassane Ouattara, de voir l’ancien chef de l’Etat, répondre de ses actes devant la justice internationale. En bon communicateur, M. Koulibaly n’a pas manqué d’enrober ce plaidoyer dans une confession pour le moins pathétique. « Le Fpi est très affaibli. Les législatives à venir seront très catastrophiques pour nous mais, dans cinq ans, le président Ouattara trouvera en face de lui, un candidat Fpi de taille », souligne-t-il, en ressassant son discours sur la grande peur qui habiterait les militants du Fpi. Une stratégie censée rassembler autour de lui, tous les bords du Fpi. Seul hic, si hier Mamadou Koulibaly n’a pas pu éviter le naufrage au Fpi et à Laurent Gbagbo, peut-il, aujourd’hui, réussir à les sortir des eaux saumâtres ? Peut-il, aujourd’hui, débarrasser le Fpi du culte de la personnalité alors qu’il a lui aussi participé aux louanges à Laurent Gbagbo, en se taisant sur la forfaiture (puisque c’est discrètement qu’il a honoré un rendez-vous avec Alassane Ouattara, en décembre 2010) des caciques de la ‘’Refondation’’.
Marc Dossa
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