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Mgr Joseph Aké, président de la conférence épiscopale de Côte d’Ivoire aux responsables politiques : «Il faut aller à une réconciliation vraie»
Publié le mercredi 8 juin 2011   |  Nord-Sud




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L’ouverture des assises de la 92ème assemblée plénière de la Conférence épiscopale de Côte d’Ivoire a été l’occasion pour Mgr Joseph Aké, président de la conférence, de prêcher pour une réconciliation nationale qui prend appui sur des bases solides.

Une réconciliation vraie et non une réconciliation de façade, c’est ce à quoi Mgr Joseph Aké archevêque de Gagnoa et président de la Conférence épiscopale de Côte d’Ivoire invite les responsables politiques, à l’heure où la Côte d’Ivoire s’attelle à tourner la page de la violence née des élections présidentielles de 2010. Appel qu’il a lancé à l’ouverture des assises de la 92ème assemblée plénière de la Conférence épiscopale de Côte d’Ivoire qui se tient depuis hier, au centre de Kodjoboué, dans le diocèse de Grand-Bassam. Cette assemblée plénière qui réunit les évêques de Côte d’Ivoire est l’occasion pour ces éminents hommes de Dieu de réfléchir à la vie de l’église mais également à tirer les leçons de la crise qui a conduit le pays au bord du chaos. Sur le second point, Mgr Joseph Aké, archevêque de Gagnoa et président de la conférence des évêques a été clair. Après les conflits qui ont propulsé le pays dans le branle-bas, place au mea-culpa pour la véritable réconciliation de sorte à ne plus tomber dans l’horreur. Dans cette optique, il a lancé un appel pressant à tous les responsables politiques et religieux afin qu’ils mettent en œuvre sans délai toutes les ressources éthiques de leur capital social et religieux pour la reconstruction de la paix véritable. A travers la promotion de la justice et de la réconciliation. Pour Mgr Joseph Aké, la réconciliation est nécessaire. Et, aucun habitant de la Côte d’Ivoire ne doit se dérober à cette tâche dont la réussite exige « une analyse minutieuse , profonde et approfondie des causes de cette crise qui nous a propulsés, précipités dans le chaos ». De l’avis de Mgr Joseph Aké « il nous faut éviter d’en faire une réconciliation de façade » comme ce fut le cas en 2001 encore vivace dans les esprits et les cœurs. Lors du forum pour la réconciliation nationale qui s’est tenu du 9 octobre au 10 décembre de cette même année et qui avait réuni les composantes de la société ivoirienne. Pourtant, se lamente Mgr Joseph Aké, l’objectif était bien défini. A en croire l’archevêque de Gagnoa, il faut faire un diagnostic de cet échec pour ne pas trébucher à nouveau. Mgr Joseph Aké a dit la compassion de l’église aux victimes de la crise. « Que le sang versé, ces vies humaines arrachées soient, pour chacun et pour le pays, semence de pays solidement enraciné en Christ », a insisté Mgr Aké, saluant au passage le pape Benoît XVI pour sa générosité à l’endroit des populations de Duékoué et pour ces appels incessants au calme et à l’apaisement. Le secrétaire, chargé d’affaires à la nonciature, le père Roberto Campisi, représentant le nonce apostolique en Côte d’Ivoire, abonde dans le même sens. Le représentant du nonce apostolique a dit son soutien aux victimes de la crise. Demandant aux Ivoiriens de s’unir pour bâtir une Côte d’Ivoire prospère en tournant le dos résolument à la violence. De sorte qu’ils soient guidés par le pardon et la réconciliation. Soulignons qu’au cours de cette assemblée plénière, instance suprême de la conférence des évêques, il sera question de renouveler les instances de cette institution. Et d’élire un président à la tête de la conférence épiscopale pour un mandat de 3 ans renouvelable.

Emmanuelle Kanga à Grand-Bassam

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