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Société

Dégradation de la voirie / Des communes d’Abidjan bientôt privées de route
Publié le mercredi 15 juin 2011   |  L'expression




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La dégradation de la voirie à Abidjan s’accentue chaque jour un peu plus, et la circulation risque d’être impossible dans plusieurs communes si rien n’est fait.
Nous ne sommes pas sur la côtière où la route donne du fil à retordre aux usagers. Nous sommes à Cocody-Angré sur la voie menant au Mahou. La route est longue d’environ quatre kilomètres. Mais elle donne le tournis aux usagers. Il n’y a qu’à l’emprunter pour s’en rendre compte. Ce jeudi 9 juin, comme d’habitude, les véhicules qui circulent dans les deux sont soumis à un tangage indescriptible. Vu l’état cahoteux de la voie. Et les fortes pluies qui s’abattent sur la capitale ces derniers jours compliquent davantage la ‘’traversée‘’. La route du Mahou, de l’avis de plusieurs usagers, est un raccourci pour joindre la commune d’Abobo en venant de Cocody Angré. Malheureusement, compte tenu de son état, ils préfèrent contourner en passant par le carrefour Duncan afin de regagner l’axe Adjamé-Dokui. Depuis près d’une décennie, le constat est amer dans le District d’Abidjan. Outre cette voie dégradée, le trajet Abobo-Baoulé - Angré Petro Ivoire est dans un piteux état. Le temps de parcours qu’il offrait aux usagers n’est plus de mise. Il faut désormais faire attention à des trous qui grossissent chaque jour. Les automobilistes d’Anyama et d’Abobo empruntaient cette voie. En quelques minutes, ils débouchaient sur Cocody. Un avantage qu’ils ne peuvent plus exploiter. D’où le changement d’habitude. La majorité s’est détournée de cette route. Reste les taxis communaux qui continuent d’exploiter le tronçon. Mais cela n’est pas sans conséquences sur leurs engins. Selon Brou Kouassi, un chauffeur de wôro wôro, leurs véhicules sont constamment au garage. « Nous ne pouvons pas rouler une semaine entière sans faire un tour au garage pour un problème de ressort ou de cardan. Demandez à mes amis, ils vous diront tous la même chose », explique-t-il. Et un de ses collègues d’ajouter : « Avec la saison des pluies qui commence, nous sommes dans la galère. Les flaques d’eau qu’on doit traverser constituent un danger permanent pour nos moteurs. Sans compter les ressorts », déplore-t-il. Selon lui, les quatre amortisseurs du véhicule coûtent 150 voire 200 000 Fcfa et les cardans 50 000 Fcfa. Pour acheter un amortisseur, le chauffeur dit être obligé de rassembler la recette de plusieurs jours de travail. La liste des communes où les routes sont devenues impraticables est loin d’être exhaustive. Le carrefour fraternité à Adjamé, un autre passage très sollicité, n’existe plus que de nom. Le bitume a laissé la place à la terre rouge. Les automobilistes n’ont d’autre choix que d’emprunter les trottoirs. Le même constat se pose à Yopougon où les véhicules sont obligés d’emprunter les ruelles des quartiers avec tous les risques d’accident que cela comporte. La route qui dessert Niangon sud–Siporex et celle qui passe par le carrefour menuiserie sont en piteux état. Les autobus de la Sotra et les gbakas ont beaucoup de difficultés à desservir ces zones. La voirie de zone portuaire est, également, dans un état de dégradation très avancé. Le bitume part en morceaux et les crevasses s’accentuent chaque jour un peu plus, au grand dam des autorités. Il urge que des actions soient posées pour sauver la voirie abidjanaise.
Par Kuyo Anderson

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