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Politique Publié le vendredi 17 juin 2011 | AIP

Le procureur de la CPI donne un mois aux victimes des violences postélectorales pour le contacter

© AIP
Louis Moreno-Ocampo, procureur de la Cour Pénale Internationale
Louis Moreno-Ocampo, procureur de la Cour Pénale Internationale
Abidjan, 17 juin (AIP)- Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) donne un mois aux victimes des violences commises après l'élection présidentielle du 28 novembre en Côte d'Ivoire pour adresser leurs observations à la Cour, à la Haye, avant de demander ensuite à la Chambre préliminaire II l'autorisation d'ouvrir une enquête portant sur ces crimes.

Selon une information donnée sur le site de l’ONU, le Procureur Luis Moreno-Ocampo, par un avis publié vendredi, informe les victimes de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité commis en Côte d'Ivoire par l'une des parties, "à compter de l'élection présidentielle de 2010", qu'il demandera prochainement d'ouvrir une enquête sur ces crimes.

"Le Procureur informe les victimes de violences postélectorales en Côte d'Ivoire qu'elles peuvent adresser leurs observations aux juges de la Chambre préliminaire et leur indiquer s'il conviendrait d'ouvrir une enquête portant sur ces crimes présumés", mentionne l’avis qui précise que les victimes ou leurs représentants légaux ont 30 jours, "à compter de la date du présent avis pour adresser leurs observations à la Chambre préliminaire, en lui écrivant à La Haye, au Pays-Bas, ou par courriel".

Les violences survenues aux lendemains du scrutin présidentiel du 28 novembre ont fait, de source officielle, 3.000 morts, des milliers de blessés, de déplacés internes et de réfugiés, ainsi d’importants dégâts matériels, rappelle-t-on.

Selon l’avis du procureur de la CPI, la Chambre préliminaire pourra, par la suite, demander à l'une des victimes de fournir des informations supplémentaires et convoquer une audience si elle l'estime nécessaire.

Il indique, par ailleurs, que si les juges décident d'autoriser l'ouverture d'une enquête, les victimes ont également la possibilité de participer à la procédure et, "à un stade ultérieur", de demander des réparations.

Mercredi, l’organisation internationale Human Rights Watch (HRW) a insisté, dans un communiqué de presse, sur la nécessité de "s'assurer que les procédures judiciaires intentées contre les auteurs de crimes graves soient menées avec impartialité et transparence, avec l'aide du Conseil des droits de l'homme, de l'ONU et des donateurs internationaux", tout en demandant aux nouvelles autorités ivoiriennes de "ratifier le Statut de Rome de la Cour pénale internationale ; de se pencher sur les causes profondes du conflit, y compris la discrimination, et de contribuer à rétablir la sécurité".

(AIP)
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