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Me Franck Kouyaté: « L`entourage de Ouattara va le perdre »
Publié le vendredi 24 juin 2011   |  L'Inter




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* « Le chef de l'Etat doit démissionne du Rdr »
L'avocat Franck Kouyaté, cadre Pdci de Dimbokro, a appelé le président Alassane
Ouattara à mettre de l'ordre dans son entourage, de plus en plus décrié. Il l'a dit hier,
jeudi 23 juin devant la presse, dans les locaux de son cabinet au Plateau. L'avocat, qui
se prononçait sur l'actualité politique, s'est dit préoccupé par ce qui se passe
aujourd'hui autour du chef de l'Etat. « Ce que nous avons connu avec M. Gbagbo, 
nous ne devons pas le reproduire avec M. Ouattara », a-t-il commencé par dire,
avant d'ajouter que le président de la République doit tirer les leçons de l'ancien
régime en faisant attention à son entourage. « L'entourage vous arrange tout comme 
l'entourage vous gâte. Tous les problèmes que connaît le Rhdp aujourd'hui, c'est 
l'entourage du président », a-t-il insisté. Par ailleurs, ce cadre Pdci de Dimbokro a
invité le chef de l'Etat à démissionner du parti qui l'a porté au pouvoir, le Rdr, pour
qu'il ne soit plus « otage » des caciques de ce parti. Me Kouyaté s'est en outre
prononcé sur les agissements des éléments des Forces républicaines de Côte d'Ivoire
(Frci), de plus en plus critiquées par les populations. Pour lui, il urge de mettre le
holà. « Ca suffit, que les Frci rentrent dans les rangs. Aujourd'hui, elles sont sorties 
de leur contexte républicain », s'est-il insurgé, avant de demander de rebaptiser cette
armée pour qu'elle rassure davantage les populations. « Il est resté dans le 
subconscient
leurs
et qu'on revienne à l'appellation Fanci»,a-t-il justifié sa proposition. Me Kouyaté
préconise également que les chefs de guerre ou com'zone soient nommés comme
adjoints des commandants de bataillon, pour en finir avec le règne des seigneurs de
guerre auquel l'on assiste. « Tant qu'ils feront ce qu'ils sont en train de faire, nous 
aurons toujours cette armée mexicaine », a-t-il soutenu. L'avocat s'est également
prononcé sur les poursuites judiciaires engagées contre l'ancien chef de l'Etat et les
dignitaires de son régime. De son point de vue, le fait qu'ils soient en détention
préventive « est tout à fait conforme à la loi ». Toutefois, il a souhaité que toute la
procédure judiciaire soit menée dans les règles de l'art. « Que la justice ne soit pas 
sélective ni une justice de règlement de compte. Que tous soient traités conformément 
à la loi », a-t-il proposé. Pour lui, les barons de la filière café-cacao et tous ceux qui
auront été convaincus de crimes de guerre ou crimes économiques doivent être
jugés. « On vient de loin, on a échappé à un génocide », a-t-il commenté pour
justifier sa volonté de voir tout ce monde passer devant les juges. Autre sujet abordé
par Me Kouyaté, la transformation du Rhdp en un parti unique. « Non », a-t-il
rétorqué avant de souhaiter que chaque formation politique qui compose cette
coalition aille aux législatives afin de jauger son poids réel sur l'échiquier politique.

Assane NIADA

photo: Franck Kouyaté
Légende: Me Franck Kouyaté souhaite que les nouvelles autorités mettent de l'ordre

dans les Frci

Encadré: Zapka Komenan( Rhdp): «

L'ancien ministre de la Jeunesse et des sports, Roland Zapka Komenan, était aux
côtés de Me Franck Kouyaté à la conférence de presse animée par celui-ci. Tout de
blanc vêtu, l'homme a bien voulu dire quelques mots sur insistance de l'orateur du
jour. Il a rebondi sur les commentaires de Me Kouyaté relativement à l'entourage
du président Alassane Ouattara. Embouchant la même trompette, il a lui aussi
insisté sur l'importance de s'entourer de bons collaborateurs. « Mieux vaut avoir un 
mauvais
collaborateurs », a-t-il philosophé, laissant entendre que c'est ce qui a manqué à
l'ancien chef de l'Etat et entraîné sa chute. « Ce n'est pas qu'il n'avait pas de bonnes 
idées, mais le comment et avec qui lui ont manqué », a renchéri l'ex-ministre des
Sports. Il en déduit que pour lui, contrairement à ce qu'aimait à répéter l'ancien chef
de l'Etat, la politique n'est pas un métier. « Mais si on s'accorde à dire que c'est un 
métier, fait-t-il remarquer, alors, comme tout métier, la politique s'apprend. Il faut 
toujours commencer par le commencement pour arriver au sommet. Mais lorsque 
vous arrivez là comme apkani (chauve-souris), vous avez des difficultés ». A en croire
cette figure du Pdci, le successeur de Laurent Gbagbo a beaucoup appris en politique
et a une meilleure connaissance des Ivoiriens après vingt ans de présence sur la
scène politique. « Entre Alassane que nous voyons en 90 et celui que nous voyons 
aujourd'hui, c'est le jour et la nuit », lâche-t-il. Mais, déplore-t-il aussitôt: « Il y en a 
qui

A.N

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