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Politique Publié le jeudi 7 juillet 2011 | Nord-Sud

69 chauffeurs tués depuis 2002

© Nord-Sud
Embouteillages dans les stations d`essence et reprise tres progressive de la vie
Les transporteurs de l’ouest montagneux ne sont pas contents. Ils l’ont manifesté hier mercredi à travers un arrêt total de travail dans les départements de Man et de Duékoué. Chauffeurs de cars, de minicars, de camionnettes et de taxis communaux ont tous mis la clé sous le paillasson. « Nous ne sommes pas en grève. Les gens tuent nos chauffeurs sur la route. Et personne ne réagit. Nous ne pouvons pas continuer de les envoyer à l’abattoir. Cet arrêt de travail sera observé jusqu’à ce que les autorités compétentes trouvent une solution définitive à ce phénomène de coupeurs de route qui devient insupportable », s’indigne le président des transporteurs de Man, Cissé Kababou. Selon lui, 69 chauffeurs ont été tués sur l’axe Man-Duékoué depuis l’éclatement de la crise en 2002 par des coupeurs de route. Dans la seule journée de mardi, ce sont deux chauffeurs qui sont tués. Et cela ne peut pas continuer. De leurs côtés, les chauffeurs qui se félicitent de la suppression des barrages déplorent la poursuite du racket. « À l’ouest, nous chauffeurs de massa payons au corridor de Zélé, 4000 frs pour les laissez-passer, 1000 Frs pour la sécurité, 1000Frcs pour lever le barrage et 2000 Frs pour les bagages, c’est la même chose à Logoualé et à Bangolo ainsi que récemment à Duékoué. Mais ce qui ne nous plaît pas c’est que les gens veulent nous imposer le payement de tickets des corridors levés à Logoualé, à Bangolo et à Sangouiné. Cela n’est pas encore mis en exécution. Nous souhaitons également que soit mis fin à la vente des laissez-passer parce que le pays est réunifié et nous voulons la normalité », fulmine Bakayoko Abou, chauffeur de minicar. De son côté, Doukouré Maméry, chef de la grande gare de Man estime que les transporteurs payent des taxes pour leur sécurité et ont droit à un minimum de protection. Ils pensent que les acteurs du grand banditisme veulent salir la politique du président de la République. « Les gens menacent nos chauffeurs, sur la route et en plus, on les braque à tout vent. Nos autorités doivent prendre leur responsabilité parce que ces braquages se sont accentués après la suppression des barrages. Or, ces barrages, nous n’en voulons plus, il faut qu’une solution rapide soit trouvée. Pour nous, il suffit d’une réelle volonté pour que la souffrance des usagers de la route prenne fin », a indiqué le chef de gare.
Approchées, les forces nouvelles par la voix de Mara Laciné ont dit qu’aucune taxe supplémentaire n’est payée en dehors de ce que les transporteurs ont l’habitude de donner au corridor de Zélé. Des passagers qui ont passé la nuit et qui attendent de poursuivre leur chemin à Danané, à Touba, à Zouan-hounien et autres s’indignent de cette situation. « Nous n’avons pas prévu cela dans notre voyage ; nous avons quitté Abidjan depuis hier et nous nous adressons aux responsables des transporteurs ainsi qu’aux autorités compétentes de trouver vite une solution pour que nous puissions rentrer chez nous », plaide dame Zimgbé Yoly Delphine en partance pour Danané.

Kindo Ousseny à Man
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