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Après la visite de Fillon : Les contrats juteux de la France
Publié le mercredi 20 juillet 2011   |  Le Mandat


Coopération
© Abidjan.net par Emma
Coopération ivoiro-française : François Fillon a été reçu par le premier ministre Guilaume Kigbafory Soro
Vendredi 15 juillet 2011. Abidjan. Seance de travail a la Primature, entre le Premier ministre Guillaume Soro et son homologue français, François Fillon. Photo: Francois Fillon et David Douillet


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Du 14 au 15 juillet dernier, le Premier ministre de la République de France, François Fillon a séjourné en Côte d`Ivoire. Il était accompagné par les responsables d’une centaine d’entreprises attirés par le marché ivoirien. Depuis l’arrivée au pouvoir du Président Alassane Ouattara et l’implication effective des autorités françaises à relever les défis économiques la Côte d’Ivoire est de nouveau la destination privilégiée. “Le Carrefour’’ et ‘’Auchan’’, deux spécialistes de la distribution en France prospectent. La chaîne de restaurants Hippopotamus a ouvert sa première franchise le 16 juin dernier avec un coût total d’investissement de 1,95 milliards FCFA. Sa maison mère, le groupe Flo, envisage l’ouverture, dans les prochains jours, d’une brasserie, avec l’aide du promoteur franco-ivoirien Jihad Badreddine. L’énergie, les infrastructures (routes, ponts, écoles, hôpitaux…) et le social (assurance maladie) sont les priorités des hommes d’affaires français. Plusieurs patrons ont séjourné en Côte d’Ivoire avant François Fillon pour débloquer des investissements en suspens. Olivier Bouygues, directeur général délégué du groupe Bouygues, a été reçu à deux reprises par le Président de la République Alassane Ouattara, le 11 mai et le 23 juin. Il a annoncé, juste après, la relance de l’exploitation du gaz par sa filiale Foxtrot. Le groupe s’active aussi pour démarrer les travaux de construction du troisième pont Marcory-Riviera à Abidjan. Bloqué pour l’instant, le projet d’aéroport international de San Pedro est promis à Bouygues Vinci et Fougerolle feront le gros œuvre l’Aéroport de Paris est sur la piste de l’exploitation. Cet investissement s’élève à environ 120 milliards FCFA et est financé par la Deutsche Bank. Vinci s’affaire aussi auprès de l’architecte Pierre Fakhoury pour qu’il participe aux chantiers de transfert de la capitale politique d’Abidjan à Yamoussoukro. Des discussions sont en cours pour relancer les projets d’extension des centrales thermiques d’Azito et de Ciprel 4, à Vridi. Alstom est bien placé pour reprendre au chinois Sinohydro le projet de construction du barrage de Soubré (plus de 195 milliards Fcfa). Grâce à cette visite fructueuse du Premier ministre François Fillon, les entreprises françaises ont le vent en poupe. Outre ces nouveaux venus, plusieurs poids lourds français marquent leurs territoires. La Société générale et BNP Paribas, qui se partagent 35 % du marché bancaire ivoirien, ont eu la confirmation qu’ils pourraient continuer à héberger les comptes des grandes entreprises publiques du pays ainsi que ceux d’environ 100 000 fonctionnaires, soit les deux tiers de la fonction publique de Côte d’Ivoire. De même, Bolloré et Bouygues dominent le business sur les bords de la lagune Ébrié. La filiale ivoirienne de Bolloré Africa Logistics est le premier investisseur privé. Sur le port d’Abidjan, elle prépare la relance de son plan de développement du terminal à conteneurs à plus de 48 milliards FCFA et prévoit plus de 185 milliards d’investissements sur vingt ans pour relancer sa filiale Sitarail (transport ferroviaire). Total, CFAO et autres Accor ont les yeux rivés sur le vaste projet de privatisation ou de redistribution des cartes dans le secteur public. Après les audits qui se déroulent actuellement dans les 43 entreprises publiques, une partie d’entre elles pourrait être privatisée. Des groupes français sont déjà dans l’attente pour conquérir ces marchés. Déjà, Sonangol est prié d’abandonner ses 22 % dans le capital de la SIR. Les opportunités s’annoncent très lucratives, même si les bailleurs de fonds internationaux, notamment la Banque mondiale, encouragent le gouvernement à lancer des appels d’offres pour plus de transparence.

Benjamin Soro

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