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Médias /Les journalistes invités à servir la vérité
Publié le jeudi 28 juillet 2011   |  Le Democrate




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Les médias ivoiriens sont appelés à servir désormais la vérité. Car, les populations vivant en Côte d’Ivoire et les Ivoiriens, sont unanimes à reconnaître leur très grande responsabilité dans l’aggravation des évènements pendant la crise post-électorale. La crédibilité est avant tout, l’atout principal du journaliste et la véracité des informations est meilleur canal de sa garantie. Ainsi, le journaliste, pour éviter de se retrouver derrière les barreaux, doit donner l’information sans parti pris. C'est-à-dire faire son travail en critiquant les travers des dirigeants et citoyens. « Une culture de vie et de paix ne règnera que si les médias servent la vérité, ce qu’ils feront, s’ils savent être libres», précise le Cardinal espagnol Antonio Canizares Llovera, préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements. Au vu de ce qui précède, tout porte à croire que les concepts média et vérité, font bon ménage. A ce sujet, en tant que les journalistes et professionnels des médias doivent jouer un rôle primordial dans la construction d’une société démocratique et libre. Leur passion et leur service pour la manifestation de la vérité ainsi que leur acharnement pour cet idéal, doivent constituer leur contribution à son équilibre moral, économique, social, psychologique et au dépassement des récurrentes velléités. Le journaliste doit également informer le citoyen sur ses droits et devoirs. Gagner la confiance de l’auditeur, du lecteur, de l’internaute, du téléspectateur, en gros, du grand du public, devra constituer l’une des préoccupations des hommes des medias. L’exercice de ce métier est passionnant, noble mais contraignant et exigeant. Intervenant dernièrement à une université d’été en Espagne, Antonio Cardinal Canizares Llovera indique : « cela peut sembler facile à ceux qui n’ont jamais décidé de le faire vraiment. En effet, il n’est pas facile de servir chaque jour l’homme à l’aide de la parole, parce que cette dernière, par nature, en indiquant la vérité des choses, est sacrée ». Au regard de la responsabilité des journalistes, le prélat fait cette mise au point : « Notre société a une très grande dette envers la vérité. Elle souffre sous le pouvoir dominant du relativisme qui est sans doute le cancer de notre culture et de notre société. Il y a carence de liberté, même si les apparences indiquent le contraire. » Les journalistes doivent jouer un rôle positif et de régulateur social. Ce qui signifie qu’ils doivent dire la vérité, vérifier les faits, équilibrer l’information à travers leurs reportages et éviter toute forme d’impartialité. Les journalistes qui veillent à l’exactitude de leurs notes, qui se relisent souvent et qui recherchent des sources d’information de première main, chaque fois que c’est possible, sont les mieux armés pour respecter les trois règles du journalisme édictées par l’ancien journaliste et éditeur Joseph Pulitzer : « Exactitude, exactitude, exactitude». Ce sera ainsi l’avènement d’une société libre et démocratique, d’une culture de paix, à condition que les médias servent la vérité. Selon les saintes Ecritures, la vérité rend libre. Les professionnels des médias doivent soigneusement vérifier les données qu’ils collectent. Etant des êtres humains, le journaliste peut être sujets à des erreurs, mais celles-ci doivent être rares. Soulignons qu’en relatant ce qu’il voit, le journaliste se dévoile. En écoutant un élément radiodiffusé, en lisant un article de presse, en regardant et en écoutant un élément télévisé, l’on décrypte la manière dont le journaliste traite les choses et l’homme. Lorsque la réalité est sacrée pour un journaliste, la parole par laquelle on cherche à la montrer n’est pas sujette à manipulation. Cette parole devrait être libre et mise au service de la liberté. Etant donné qu’elle est originellement inhérente à la vérité. La vérité des faits et la vérité ontologique, c'est-à-dire celle de l’homme exigent du journaliste, un travail qu’il ne pourra mener que s’il est libre. Dans l’esprit de la réconciliation nationale et de la reconstruction post-crise, les médias ivoiriens doivent œuvrer en restant critique et en ayant le bon ton.
Patrice Wanset

kouakwanset@hotmail.com

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