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Brou Aka, seul coupable ?
Publié le mardi 2 aot 2011   |  Nord-Sud




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Alassane Ouattara a déjà décidé de sévir pour donner l’exemple. Et, le premier à faire les frais de cette gouvernance de rigueur est Pascal Brou Aka, anciennement directeur général de la Radiodiffusion-Télévision ivoirienne (Rti). Il paie notamment pour une maladie congénitale à la Rti qu’il n’a pu guérir au bout de neuf mois de gestion de ce média audiovisuel de service public. Mais, assurément l’épée du président ivoirien n’était pas suffisamment tranchante puisqu’elle n’a coupé qu’une seule tête. En réalité, aussi bien à la Rti que dans le staff de communication de la présidence de la République, d’autres responsables auraient dû subir le même châtiment. Sous l’officieux prétexte que des journalistes auraient pu se faire la belle, ils ont convaincu Alassane Ouattara de ne pas embarquer de journalistes, cette fois-ci, pour le voyage aux Etats-Unis. Qu’à cela ne tienne ! Mais, pour ce voyage important, à plus d’un titre, l’on pouvait s’attendre à meilleure collaboration de la part du service Communication, présent à toutes les étapes de la visite du numéro Un ivoirien. Aucune note, aucune image n’ont été envoyées aux médias ivoiriens pour informer l’opinion nationale. Si la presse (écrite) a dû se contenter de dépêches d’agences internationales, la Rti n’a eu droit qu’à des images de camera amateur envoyées sur internet par le service Communication. D’ailleurs, seules les images des entretiens entre Alassane Ouattara et Robert Zoelick président de la Banque mondiale, Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international et la visite à la Fondation de la paix ont été envoyées à la Rti. Pas plus. Pour la rencontre au sommet entre Alassane Ouattara et Barack Obama, les agents de Pascal Brou Aka ont dû se contorsionner pour avoir quelques images sur le site de la Maison blanche. Pourquoi n’avoir pas ‘’sacrifié’’ un des membres du service de communication pour embarquer avec un cadreur professionnel de la Rti pour que celui-ci ramène, au moins, des images de qualité de cette visite historique ? Personne n’a la réponse du côté de la présidence de la République où c’est la croix et la bannière quand il s’agit d’avoir des informations avec certains responsables du service Communication. Selon des journalistes de la Rti, c’est d’ailleurs le manque de collaboration entre ce service et la direction des informations de la Télévision ivoirienne, qui serait à la base du fâcheux incident qui vient de coûter sa place à Pascal Brou Aka. Les principaux responsables du service communication (ou, disons, les principaux conseillers de M. Ouattara) étant aux Etats-Unis ou ailleurs, hors du pays, c’est bien tardivement que l’équipe chargée de couvrir l’arrivée du président de la République a eu l’information. « Nous n’avions personne pour nous informer de manière précise », confie un agent de la Rti. Qui est, alors, le vrai coupable ? Du côté du service Communication, on estime que, non seulement Pascal Brou Aka aurait dû prendre les dispositions pour dépêcher une équipe aux Etats-Unis mais, qu’en plus, il aurait pu, à défaut d’avoir un interlocuteur, envoyer ses reporters à l’aéroport de Port-Bouët, quitte à y attendre pour quelques heures. « Les gens aiment qu’on leur serve tout sur un plateau d’or, sans fournir le moindre effort », critiquent les communicants de la présidence de la République. Soit ! S’il s’agit réellement de rigueur, estiment de nombreux Ivoiriens, Alassane Ouattara aurait pu valablement trancher la tête du directeur de la 1ère chaine de la Télévision ivoirienne, Lazare Aka Sayé, tout aussi coupable que son supérieur hiérarchique. La même rigueur de M. Ouattara aurait dû s’appliquer aussi au directeur de l’information, au Rédacteur en chef, etc. Mieux, les Ivoiriens ne comprennent pas tous pourquoi le ministre de la Communication ou le service Communication de la présidence de la République ont été épargnés par les sanctions prises par le chef de l’Etat. Surtout que, selon nos informations, Fraternité Matin, média de service public et plusieurs journaux, auraient brillé aussi par leur absence à l’aéroport.

Kouakou Liza

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