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Économie Publié le vendredi 5 août 2011 | L’Inter

Economie nationale : Un trou de plus de 360 milliards FCFA dans le budget 2011 / Charles Koffi Diby, ministre de l`Economie et des finances : « Les DAAF seront évalués chaque trimestre »

© L’Inter Par Prisca
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Mardi 20 juillet 2010. Abidjan, cabinet du ministre de l’Economie et des Finances au Plateau. Signature d`un accord de don de 25 milliards supplémentaires pour la poursuite des travaux lancés le 9 septembre 2008. Photo: le ministre Charles Koffi Diby
Garantir la rigueur ainsi qu`une gestion transparente et efficace des ressources publiques. C`est l`objectif recherché par le ministère de l`Economie et des finances à travers l`organisation de la rentrée budgétaire. La 3ème édition de cette tribune a eu lieu hier, jeudi 04 août 2011 à l`auditorium de la Caisse de stabilisation au Plateau. Une occasion pour les responsables du ministère de l`Economie et des finances ainsi que les directeurs généraux des régies financières de présenter les différentes articulations du budget 2011. Des différentes présentations faites par les acteurs du monde des finances, il ressort que le budget 2011 qui s`équilibre en recette et en dépense à 3 050,4 milliards de FCFA présente un gap de 360,5 milliards de FCFA à rechercher. « Au niveau des ressources, le budget 2011 intègre un gap de financement à rechercher de 360,5 milliards de FCFA, soit 4,2% du Produit intérieur brut (PIB) », a reconnu le ministre Diby. Ainsi, en tenant compte des prévisions de recettes annoncées par la Direction générale des Impôts (DGI) et la Direction générale des douanes (DGD) et de celles communiquées par la Direction générale du trésor et de la comptabilité publique (DGTCP), le financement à rechercher pour couvrir l`ensemble des charges inscrites au budget 2011 se situe à 360,5 milliards de FCFA. Le ministre Diby a affirmé que des efforts sont faits pour la couverture de ce gap. Notamment auprès des partenaires au développement. « C`est pour cela qu`il faut maintenir de bonnes relations avec les institutions de Brettons Woods. Ils reviennent pour que nous puissions discuter de la facilité élargie de crédit. Nous avons déjà trouvé 24 milliards de FCFA et nous attendons 75 milliards de la Banque mondiale en septembre prochain », a affirmé le ministre non sans noter que les besoins de financement sont bouclés. L`argentier de l`Etat a également indiqué que le budget de cette année n`enregistre pas de nouvelles fiscalités. Il a noté d`importants allègements fiscaux pour permettre aux entreprises de renouveler leurs outils de production. « Nous perdons de la richesse cette année pour renouer avec la croissance dès l`année prochaine », a justifié le ministre. L`autre ambition affichée par le ministère de l`Economie et des Finances, c`est le respect de ses engagements envers le secteur privé. Le ministre Diby a indiqué que l`Etat entend faire un effort de paiement cash de 144 milliards de FCFA en 2011, ``pour réduire de façon substantielle le stock d`arriérés à fin 2010 de 182 milliards de FCFA``. S`agissant des dettes contractées par la Côte d`Ivoire, le premier responsable du ministère de l`Economie et des Finances a indiqué qu`il s`agit d`endettements intelligents. Puis de justifier que tout ce qui est contracté comme nouvel emprunt est destiné à la construction de la Côte d`Ivoire. N`empêche que la Côte d`Ivoire, de l`avis du ministre, reste engagée à la recherche du point d`achèvement de l`initiative Pays pauvres très endettés (PPTE) qui lui permettra d`obtenir 6 458 milliards de FCFA. « Lorsque nous allons obtenir le point d`achèvement, nous allons avoir des couloirs budgétaires pour accroître nos niveaux d`investissements », a noté optimiste, le ministre Diby. Avant d`arriver à ces acquis, le ministre a invité les acteurs de la chaîne d`exécution des dépenses publiques à garantir dès maintenant la concordance entre l`exécution financière des budgets et l`exécution physique. « L`inspecteur général des finances a été déjà saisi pour me transmettre un rapport trimestriel consolidé sur l`exécution financière et physique des budgets des Directeurs des affaires administratives et financières (DAAF) de tous les ministères », a affirmé le ministre qui ne compte pas être très tendre avec les DAAF. Il a indiqué que les DAAF seront, en effet, évalués chaque trimestre. « Gare à celui qui mettra les factures dans les tiroirs. Il sera sanctionné », a mis en garde sévèrement le ministre qui ne veut admettre aucun dérapage, ni aucune excuse de la part des DAAF. « Nous serons vigilants sur la question des DAAF », a insisté le ministre qui annoncé qu`à titre exceptionnel, le gouvernement a décidé de procéder à l`inventaire et à l`audit des passifs, en vue de prendre des mesures correctives appropriées, notamment en terme de paiement des prestations ou travaux validés, mais également, de sanctions à l`encontre des acteurs administratifs responsables. Le ministère de l`Economie et des Finances envisage, par ailleurs, dans les jours à venir d`organiser des journées portes ouvertes pour présenter ses pratiques aux opérateurs économiques. Quant au ministère de la Fonction publique, il est annoncé l`organisation d`une opération de recensement des fonctionnaires. Il s`agit d`arriver, avec les résultats de ce recensement, à faire des économies au niveau de la masse salariale.

Irène BATH
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