Accueil    Shopping    Sports    Business    News    Annonces    Cuisine    Nécrologie    Publicité
class=logo NEWS


Accueil
News
Société
Article


Comment

Dernières dépêches



Société

Dépravation des mœurs / Abidjan : le sexe dans la rue
Publié le vendredi 19 aot 2011   |  Le Mandat




Vos outils
height=28

PARTAGEZ

Aujourd’hui, dans presque toutes les rues d’Abidjan, on ne peut passer sans rencontrer des jeunes filles habillées de façon peu recommandable. Une situation qui mérite que l’on en parle.

L’époque où les longues robes et les grandes jupes étaient la mode est vraisemblablement révolue.

En effet, de nos jours, on ne peut parcourir les rues d’Abidjan et même de certaines villes du pays sans que notre regard ne tombe sur des jeunes filles dont la tenue vestimentaire laisse entrevoir les parties intimes. L’artiste chanteur Meiway pour ironiser cette situation disait, à juste titre, dans une de ses chansons : « Avant c’était cinéma payant ; maintenant c’est cinéma cadeau ! (entendez : maintenant les jeunes filles offrent le spectacle de leur nudité gratuitement)». Au regard du caractère exhibitionniste que nous servent ces petites tenues et autres pantalons de taille basse laissant dépasser les strings ou entrevoir la naissance des fesses, on est en droit de se demander : jusqu’où nous mènera la mode? Le mal est d’autant plus profond que les images diffusées à longueur de journée par la télévision nationale et des chaînes cryptées servent à cette jeunesse sans idéal, des images de nu. Certains Ivoiriens qui ne manquent pas d’humour ont baptisé ces tenues osées Vcd (entendez : ventre et cul dehors) et Dvd (entendez : dos et ventre dehors). Le mal a tellement pris des proportions inquiétantes que les jeunes garçons ont adopté cette façon indécente de s’habiller.

Ainsi, vous verrez des jeunes gens insouciants exhiber leurs slips ou boxers, en portant des pantalons flottant à la taille. Au berceau, on apprend aux enfants à être la réplique parfaite de leurs grands frères et grandes sœurs. C’est ainsi que l’on organise des concours de beauté où l’exhibition le dispute à la perversité. Et ces concours qui ont la bénédiction des parents qui y inscrivent leurs petits enfants sont baptisés pompeusement Miss choco, Miss tout-petit, Miss noël et chez les jeunes filles Miss Côte d’Ivoire, Miss awoulaba. C’est à croire que notre société a décidé de marcher sur la tête.

Obnubilés par leur désir de sensualité ou d’appeler à faire le sexe, (comme le suggère l’expression anglaise : sex-appeal), des parents font pire que leur progéniture. N’a-t-on jamais vu dans les rues de la capitale économique ivoirienne des vieilles femmes s’habiller à la manière de filles de la Rue princesse (pardon ! défunte Rue princesse) ou des rues immorales de la Zone 4 ? Dans les églises et mosquées, en dépit des prédications pour décourager ces adeptes du nudisme, chaque jour connait sa part d’innovations en matière de mode. La société ivoirienne a-t-elle démissionné jusqu’à ce point ? Que fait exactement la brigade des mœurs face à cette situation qui sonne la décadence de notre société? Un ami musulman qui observe le jeûne en ce moment s’est ouvert à nous sur la question. « J’espère que le président Ouattara ne va pas laisser la société ivoirienne sombrer dans la décadence, sans réagir. Il faut aider nous autres à rester dans nos vieilles modes plutôt que de nous soumettre à des scènes obscènes à longueur de journée », a-t-il souhaité ardemment. Une requête qui ne tombera surement pas dans l’oreille d’un sourd parce qu’on ne peut pas tout justifier dans une société civilisée, au nom d’une prétendue mode ou liberté.

MARIE PAULE KOFFI

LIENS PROMOTIONNELS