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Recrutement session 2011 / Y aura t- il concours d’entrée à la Fonction Publique?
Publié le lundi 29 aout 2011   |  Le Journal De L'Economie




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- Autre Presse - 4/8/2011

Alors que l’on approche allègrement de la fin de l’année 2011, aucun concours de la fonction publique n’a encore été lancé. Ce flou, tout en suscitant inquiétude chez les aspirants aux postes dans la fonction publique, fait naître aussi des actions malveillantes.

Un tour dans l’enceinte de la cour de la fonction publique au Plateau ce mercredi 24 Août nous édifie sur l’ambiance qui y règne. D’ordinaire bondé de monde à cette période de l’année, l’affluence dans ce lieu est quasi nulle. Seuls le personnel et quelques curieux venus s’informer sur l’organisation des concours sont visibles dans les locaux de l’institution. Bien entendu, les personnes déjà admises à la fonction publique, en attente de leur affectation ou l’attribution de leur numéro matricule sont également au rendez- vous. Sur l’un des murs du bâtiment on peut se rendre compte de l’affichage des noms et des matricules des fonctionnaires sortant de l’institut national de la formation sociale (INFS). A part ce petit monde, on trouve ces nombreux jeunes désœuvrés qui s’adonnent à de petits business autour des activités de la fonction publique, notamment l’organisation des concours.

De l’annulation de concours…

Les dernières informations officielles sur les concours de la fonction publique remontent à la période de l’accession du président Alassane Ouattara au pouvoir, c’est-à-dire début Avril. A cette époque, les ordonnances présidentielles n° 2011-004 et n° 2011-005 du 11 avril 2011 avaient été prises afin d’annuler tous les décrets et ordonnances pris par le gouvernement de Laurent Gbagbo, considéré comme illégitime, sur la période allant du 4 décembre 2010 au 11 avril 2011. Ainsi, tous les concours qui avaient été organisés au cours de cette période ont été annulés. Plusieurs concours étaient concernés par cette annulation. Il s’agissait d’abord des concours spéciaux liés au Trésor, aux impôts et à l’administration civile. Les résultats de ces concours étaient disponibles dès décembre et les candidats admissibles étaient en attente de l’organisation des épreuves orales. Il y avait également le concours de l’inspectorat de l’enseignement primaire, les concours contractuels concernant les ministères de l’Economie et des finances et les centres hospitaliers universitaires (CHU, et les concours de l’institut national de la formation des agents de santé (INFAS) pour le recrutement des sages femmes et infirmiers. Enfin le concours national de police, autorisé par le gouvernement Aké N’gbo, n’a pas été pris en compte par les nouvelles autorités toujours pour les mêmes raisons. Des plaidoyers ont été faites pour amener le gouvernement à revenir sur sa décision, à l’image des élèves de l’ENS qui sont allés manifester devant le palais de justice afin que le président Alassane puissent prendre en compte leur intégration à la fonction publique, mais cela n’a encore abouti à rien. Même les attachés administratifs et financiers qui avaient déjà fini leur formation et qui attendaient leur affectation à leurs postes, ne savent toujours pas quel sera leur sort. Tous attendent le cœur battant, que le nouveau gouvernement assume l’héritage du gouvernement précedent.


…à l’impasse sur le lancement des sessions 2011

Après l’annulation, nombreux sont les Ivoiriens qui attendent toujours que le ministère de la fonction publique organise de nouveaux concours. Mais depuis, rien ne se passe. Au point que beaucoup pensent que les sessions 2011 des différents concours de la fonction publique n’auront pas lieu. ‘‘Au jour d’aujourd’hui, ni le président de la République ni le ministère de la fonction publique, ne se sont encore exprimés sur l’organisation de concours, ni sur leur lancement officiel. C’est à croire que cette année, il n’y aura pas de concours, car tous les délais deviennent de plus en plus intenables.’’ S’inquiète un haut cadre de la maison qui a voulu garder l’anonymat. Un autre renchérira en expliquant simplement que les autorités n’ont pas encore statué sur l’organisation des concours cette année. Il revient donc aux candidats d’être patients. Ainsi, les traditionnels concours d’entrée à l’INJS (institut national de la jeunesse et des sports), à l’ENA (école nationale d’administration, à l’ENS (Ecole normale supérieure), à l’INFAS (Institut national de la formation des agents de la santé), etc, ainsi que les concours organisés directement par la fonction publique n’ont encore été lancés et nul ne sait quand cela se fera. Aucune information n’est disponible et ce, même à la Fonction Publique.

A quoi s’attendre?

Pendant ce temps de silence du gouvernement, les spéculations vont bon train. Certains parlent de la probable suppression de certains concours et de la création de nouveaux tandis que d’autres parlent de changement ou de l’amélioration des règles d’organisation des différents concours. Le silence des autorités apporte ainsi une certaine dose de maturité à l’imagination de plusieurs. En attendant, le gouvernement semble avoir d’autres priorités notamment le recensement général des fonctionnaires de l’Etat de Côte d’Ivoire, une exigence des bailleurs de fonds qui veulent voir plus clair dans la gestion des finances publiques. Car beaucoup de ressources sont gaspillées, dit-on dans le paiement de fonctionnaires fictifs. Mais ce qu’il faut craindre, c’est le resserrement du recrutement des agents de l’Etat après le constat d’un éventuel effectif trop pléthorique. En clair, si l’Etat constate un nombre trop important de fonctionnaires, budgétivore pour ses finances, la décision qui pourrait être prise serait de réduire le nombre de recrutement à la fonction publique. Le processus qui est en cours actuellement pourrait aboutir à cette éventualité. Comme quoi, avant de procéder à de nouveaux recrutements de personnel, l’Etat veut d’abord contrôler son effectif. Ce qui explique le retard pris dans le lancement des concours. Par ailleurs, l’autre priorité du ministère a été l’opération tiroirs qui avait pour objectif de traiter les dossiers laissés en souffrance dans les tiroirs de l’administration publique. Les seules mentions officielles relatives au concours portent sur l’assainissement de leurs organisations. Cela est contenu dans la matrice d’actions du ministère de la fonction publique issue du séminaire gouvernemental. Il faut noter par ailleurs que la question de l’assainissement vient en dernière position dans la liste composant la matrice d’action du ministère.

Et pourtant le business des concours a toujours cours ?

Malgré l’absence de décisions officielles sur le lancement des concours, le business lié à cette activité a toujours lieu. Dans les alentours de la fonction publique, on vous vend des prospectus donnant des informations sur l’organisation des concours avec la mention des périodes d’organisations de ces concours. Ce qui est de toute évidence un commerce pur et simple d’informations mensongères. L’un de ces prospectus, annonce par exemple la période d’inscription pour le concours de la police nationale pour la période d’octobre 2011. Cette information ne sera confirmée par aucun des responsables de la maison des fonctionnaires de l’Etat de Côte d’Ivoire. Les informations sur le concours du cafop sont encore plus précises et un chronogramme est même proposé. Ce chronogramme faisait état de l’organisation de ce concours à partir du 3 juillet 2011, ce qui s’est avéré faux dans la réalité. Aucun concours de cafop n’a été organisé au cours de cette période. Par ailleurs, les formations pour les différents concours de l’ENA sont proposées sans que la garantie de l’organisation du concours ne soit acquise. Même si les acquis de la formation peuvent servir pour toujours, il est préférable d’avoir l’esprit frais et imprégné des informations pendant la période des concours et non longtemps avant. Bien d’autres business sont développés, il appartient aux candidatx d’être vigilant.

Par Marius Nouza

lejournaldeleconomie@yahoo.fr

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