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Politique Publié le lundi 19 septembre 2011 | Le Patriote

Chico Guépard : Un mutilé de guerre ouvre une page de sa vie de soldat

LP : Vous dites que votre nom à l’état civil est bien Coulibaly Daouda mais pourquoi l’on vous appel Chico Guépard ?

CD : Chico Guépard, parce que j’avais été le chef de sécurité du commandant Chérif Ousmane jusqu’à ce que je perde ma jambe. Mais, j’ai toujours demeuré à son service comme conseiller de sa garde rapprochée.


LP : A quelle occasion vous avez perdu la jambe et êtes-vous toujours en contact avec votre chef ?

CD : J’ai perdu la jambe lors d’un affrontement qui a eu lieu ici à Bouaké. Et souffrez que je reste bref. Car si aujourd’hui je suis amputé, c’est la volonté de Dieu, Mais depuis , je suis resté moi-même. Parce que les Forces Nouvelles sont indivisibles. Et lorsqu’on se retrouve ici, je dis à mes camardes que nous sommes tous issus d’une même famille. Et qu’il n’y a pas de distinction de chefs. Seul notre idéal peu donner un idéal indestructible. Il faut donc nourrir l’amour et la patience.


LP : Il nous a été donné de constater que beaucoup de mutilés se retrouvent autour de vous. Doit –on croire que c’est votre forum pour faire entendre une cause par la suite?

CD : Ce rassemblement autour de moi est dû à ma personne. Je ne me suis pas laissé faire. Je me suis forgé un moral de fer. Pour me dire, qu’une jambe amputée n’est pas la fin du monde. L’homme, c’est le mental et non pas le physique ; Les jeunes frères et autres qui ont perdu un membre se disent que je suis la personne indiquée pour faire remonter leur préoccupation. Puisque je côtoie tous nos chefs. Ils estiment que je peux dire aux autorités de ne pas les oublier. Qu’on doit les prendre en charge. Et des blessés de guerre arrivent chaque jour chez moi. Et quand ils arrivent je leur dis, par la volonté de Dieu, nous ne serons pas oubliés. Et ils repartent avec un moral de fer.


LP : Peut-on avoir une idée du nombre de ceux qui sont mutilés ?

CD : Environ une soixantaine se sont signalés à mon niveau. Ceux-ci se sont dit certainement que je sui sensible à leur cause. Ce qui est vrai parce que je ne rate pas l’occasion pour faire entendre leur cause, disons notre cause à nos autorités. Parmi nous, il y en a qui sont instruits. Moi qui suis en face de vous, j’ai un Bac A2 et je suis diplômé en informatique en plus, j’ai BTS de technicien supérieur, Pour dire que je peux toujours servir.


LP : Mais Pourquoi n’avez pas saisi l’opportunité des concours organisés pour le recrutement des éléments des Forces Nouvelles ?

CD : C’est vrai qu’il avait été demandé en son temps, à ceux qui avaient des diplômes de constituer les dossiers, Et j’ai fait mon dossier et j’ai été retenu. Mais compte tenu de mon handicap, je n’ai pu être appelé sur le terrain, Mais j’ai bon espoir que mes patrons peuvent me trouver un endroit quelque part dans un bureau pour que je puisse travailler. Parce que je suis dans de bon rapports avec mes chefs.


LP : Aujourd’hui, peut-être à cause de votre handicap, vous n’êtes plus probablement apte pour l’activité militaire. Mais à l’endroit de vos compagnons qui sont aujourd’hui Forces républicaines de Côte d’Ivoire, qu’avez-vous à leur dire ?

CD : Je leur dit de faire une prise de conscience. La Côte d’Ivoire a traversé une longue crise. Il faut qu’ils aient un comportement militaire. Peut-être que le passé des comportements les ont caractérisés. Mais aujourd’hui, c’est une nouvelle Côte d’Ivoire qui a besoin de soldats qui ont cultivé les vertus républicaines. Qu’ils sachent désormais qu’avec cette Côte d’Ivoire du Président Alassane Ouattara, le militaire c’est la discipline, c’est le soutien de la population et l’amour de son peuple avant de penser à soi même

MAIGA Idrissa à Bouaké
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