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Table ronde sur Péléforo Gbon, Le patriarche sénoufo ressuscité
Publié le vendredi 23 septembre 2011   |  L'expression




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Le patriarche sénoufo, Péléforo Gbon Coulibaly, décédé en 1962, a été ressuscité par les éditions Balafon, le samedi 17 septembre, le temps d’une table ronde qui s’est tenue au Goethe institut à Cocody. Dix communications sur le thème : «Péléforo Gbon Coulibaly : homme de dialogue et de paix, modèle pour la Côte d’Ivoire postcrise» ont constitué le plat de résistance de ces agapes intellectuelles. La contribution du patriarche à la stabilité de la société Tiémbara, son apport dans l'organisation de la chefferie en pays Sénoufo, sa rencontre avec Babemba Traoré, chez qui il a fait ses armes (est devenu musulman à l'occasion), sa diplomatie avec l'Almamy Samory Touré qui a évité à Korhogo la furie du guerrier et sa résistance contre les colons, ont convaincu plus d'un observateur de son attachement à la paix mais aussi de sa volonté de s'ouvrir au monde. De toutes les communications, c’est la 10ème, celle du Prof David Musa Soro, reprenant le thème éponyme, «Péléforo Gbon Coulibaly, modèle pour la Côte d’Ivoire postcrise» qui a présenté le patriarche Gbon Coulibaly comme un homme de repère, un homme qui a su éviter la guerre à plusieurs reprises à son peuple grâce à son esprit de dialogue, de tolérance, de paix et de compromis. «La Côte d’Ivoire a su tirer profit de cette philosophie grâce à Félix Houphouët Boigny qui, après avoir découvert cette exceptionnelle source de sagesse, s’en est abreuvée à satiété, au point de faire du chef sénoufo son Père spirituel, son conseiller, l’inspirateur de son engagement et de son action politique, pour tout dire, son mentor», a soutenu le Prof Soro. Pour lui, au sortir de la crise qui a secoué ses fondamentaux, la Côte d’Ivoire devrait s’inspirer de cette philosophie empreinte d’humanisme et de paix du patriarche Péléforo Gbon Coulibaly pour se réconcilier et engager son développement comme elle avait su le faire au sortir de la colonisation sous la conduite éclairée de Félix Houphouët Boigny. À la suite des communications, des échanges ont eu lieu, qui ont permis à l’assistance d’apporter des précisions sur certains aspects. Coulibaly Sielhey Seydou, un petit-fils du patriarche, a traduit la fierté et le soutien de la famille biologique de Péléforo Gbon Coulibaly aux Éditions Balafons pour avoir pris l’initiative de consacrer une réflexion à leur aïeul. Quant à El Hadj Siaka Gon Coulibaly, qui s’est exprimé au nom des sept fils vivants du patriarche, il a rappelé quelques souvenirs de son père, à savoir le sens de l’hospitalité qui le caractérisait, l’amour pour son prochain, l’ouverture à l’autre, sa gestion de l’altérité et son sens élevé du bonheur de son peuple.
M’Bah Aboubakar

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