«Le gouvernement Ouattara mérite véritablement des éloges pour ses récents efforts visant à s’attaquer au racket qui existait bien avant que le pays ne soit le théâtre du récent conflit post-électoral. À présent, il doit aller plus loin que les routes principales et étendre son action aux zones rurales où certains soldats pensent qu’ils peuvent se dérober aux mesures de répression gouvernementales…». Ce satisfecit de l’organisation internationale des droits humains, Human Rights Watch au sujet de la Côte d’Ivoire est si rare qu’elle donne du baume au cœur de Gnénéma Mamadou Coulibaly. En tournée en Europe, depuis quelques jours, le ministre ivoirien des droits de l’Homme et des libertés publiques a rencontré, samedi, les représentants des organisations internationales de défense des droits de l’Homme et les membres de la chancellerie ivoirienne. Objectif : présenter les efforts de son département en vue d’améliorer davantage la situation dans son pays. Battant en brèche les accusations de toutes sortes, Gnénéma Coulibaly s’en défend formellement : «il n’y a pas de justice de vainqueur. Il y a une justice d’évidence », clame-t-il la main sur le cœur. Il n’exclut pas que le camp Ouattara puisse être aussi inquiété si des preuves existent.
Le magistrat reconnaît que «la sécurité n’est pas aujourd’hui à 100% ». Il indique que des mesures sont en train d’être prises pour extirper des rangs de l’armée, les brebis galeuses (confection de nouveaux treillis, par exemple…).
«Les faits reprochés au journaliste n’entrent pas dans ce cadre de la loi de 2004. On ne peut pas sous le prétexte d’être journaliste, appeler impunément à la haine et au meurtre », a-t-il argué concernant l’incarcération d’Hermann Aboa. Il invite ceux qui ne perçoivent pas la gravité de l’acte posé, à visionner à nouveau les cassettes de l’émission pour s’en convaincre. « Hermann Aboa n’est pas le seul journaliste de la RTI. Pourquoi est-il le seul à être mis aux arrêts ? Les journalistes ne sont pas au-dessus de la loi. Sinon la CPI n’aurait pas jugé utile de poursuivre les journalistes de la Télé et radio Mille Collines au Rwanda », avertit Gnénéma Coulibaly.
Karim Wally,
correspondant à Paris
Le magistrat reconnaît que «la sécurité n’est pas aujourd’hui à 100% ». Il indique que des mesures sont en train d’être prises pour extirper des rangs de l’armée, les brebis galeuses (confection de nouveaux treillis, par exemple…).
«Les faits reprochés au journaliste n’entrent pas dans ce cadre de la loi de 2004. On ne peut pas sous le prétexte d’être journaliste, appeler impunément à la haine et au meurtre », a-t-il argué concernant l’incarcération d’Hermann Aboa. Il invite ceux qui ne perçoivent pas la gravité de l’acte posé, à visionner à nouveau les cassettes de l’émission pour s’en convaincre. « Hermann Aboa n’est pas le seul journaliste de la RTI. Pourquoi est-il le seul à être mis aux arrêts ? Les journalistes ne sont pas au-dessus de la loi. Sinon la CPI n’aurait pas jugé utile de poursuivre les journalistes de la Télé et radio Mille Collines au Rwanda », avertit Gnénéma Coulibaly.
Karim Wally,
correspondant à Paris

