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Visite du chef de l’Etat aux Etats-Unis/ Les Ivoiriens des USA à ADO : “Nous sommes redevenus fiers d’être Ivoiriens”
Publié le lundi 26 septembre 2011   |  Le Patriote




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La dignité retrouvée. Ils ont pris d’assaut les plus grandes salles de conférence du Waldorf Astoria hôtel de New York. Venus de partout, des Etats-Unis et même du Canada, les Ivoiriens de la diaspora des Amériques, bien que loin de la Côte d’Ivoire n’en demeurent pas moins proches. Ils vivent au quotidien au rythme de la marche de leur pays. Samedi dernier, ils l’ont démontré. Répondant à l’invitation de leur représentation diplomatique, les Ivoiriens se sont mobilisés nombreux pour échanger avec le chef de l’Etat, Alassane Ouattara. C’est Robert Séa Patrice, leur porte-parole qui a su résumer le mieux leur état d’esprit depuis le changement de régime en Côte d’Ivoire. «Nous sommes redevenus fiers d’être Ivoiriens. Votre combat pour faire de la Côte d’Ivoire un pays de justice et de tolérance où tout Ivoirien se sentirait en paix, nous satisfait», a-t-il dit à l’endroit du chef de l’Etat dans son allocution. Pour le porte-parole des Ivoiriens de la diaspora, «le chef de l’Etat, par ses actions a restauré notre fierté d’être Ivoirien. Vous donnez de la Côte d’Ivoire, une image positive». Cela s’explique, selon ses dires, par le fait que depuis la prise de fonction du chef de l’Etat, «la Côte d’Ivoire est en chantier». Il a rappelé, entre autres, la reprise de l’activité économique, l’assainissement de la ville d’Abidjan redevenue «la perle des Lagunes», et le souci de faire revivre ensemble tous les Ivoiriens dans un climat de cohésion et de réconciliation et la restauration de l’ordre public. Pour tout cela, a-t-il promis, les Ivoiriens de la diaspora, «s’engagent à soutenir le programme de gouvernement qui a eu l’adhésion des Ivoiriens». Ce programme, soutient-il «est un signe de progrès». Cette rencontre qui s’est déroulée dans une ambiance chaude vu le débordement du comité d’organisation, fait suite à une promesse du chef d’Etat, faite aux Ivoiriens de New-York, lors de sa visite à l’occasion de l’invitation du Président Obama. «Vous êtes un homme de parole», a dit le porte-parole des Ivoiriens quand l’ambassadeur Bamba Youssouf, chef de la mission diplomatique permanente auprès des Nations-Unies, et le président du comité d’Organisation Fah Touré, saluaient, pour leur part, la forte mobilisation des Ivoiriens autour du combat d’Alassane Ouattara pendant la crise postélectorale.
Tout en demandant au chef de l’Etat que les efforts soient poursuivis afin de rétablir la sécurité, les Ivoiriens ont égrené un chapelet de préoccupations à l’endroit du chef de l’Etat pour faciliter leur condition de vie dans les Etas qui les accueillent aussi, et surtout, faciliter l’intégration dans le tissu socioéconomique de ceux qui veulent, retourner investir en Côte d’Ivoire. Il a ensuite, parlé des difficultés auxquelles sont confrontés les Ivoiriens de la diaspora résidant aux Etats-Unis. On note entre autres: les difficultés d’emploi dans les institutions internationales, la réduction du coût du visa pour les Ivoiriens de nationalité américaine (150 dollars pour un an), le montant des taxes douanières rendant difficile l’écoulement sur la Côte d’Ivoire des dons humanitaires, la certification internationale de l’Aéroport d’Abidjan pour des vols directs le reliant aux aéroports américains, la création de Consulats dans les Etats où se trouve une forte communauté ivoirienne.
Des doléances qui demandent donc une attention particulière. Scandant «ADO solutions», les deux salles de l’hôtel pleines à craquer, n’ont pas été déçues. Le chef de l’Etat, répondant aux allocutions de ses compatriotes a d’abord indiqué que son séjour aux USA «aurait un goût d’inachevé» s’il n’avait pas eu cette rencontre. «Vous avez toute mon admiration et vous êtes notre fierté», leur a-t-il confessé. Au plan politique, Alassane Ouattara, a indiqué avoir hérité d’un «pays exsangue, sans aucun repère, totalement aux antipodes des valeurs de paix enseignés par Félix Houphouët-Boigny». Toutefois, certainement affermi par l’immensité des défis à relever, ADO a rassuré ses compatriotes: « N’hésitez pas, revenez au pays! Pour prendre la place qui est la votre. La Nation vous attend».
Pour leur donner quelques unes de ses solutions pour relever son pays, le Président de la république, devant cette salle surchauffée, a identifié les défis qui attendent tous les Ivoiriens «pour faire de la Côte d’Ivoire ce havre de paix, cette terre d’espérance, comme l’indique notre hymne national, qu’elle n’aurait jamais du cesser d’être». D’abord, la sécurisation et la paix: La situation à la frontière ouest qui demeure préoccupante et le retour définitif à la quiétude est un préalable au second défi qui est la réconciliation. Alassane Ouattara a demandé à ses compatriotes: «acceptez de vous pardonner les uns les autres sans distinction d’ethnie, de religion». Cela est indispensable à la relance de la Côte d’Ivoire». Il assure avoir donné l’exemple par la nomenclature de son gouvernement et la Commission Dialogue, vérité et réconciliation où toutes les composantes de la société, des ethnies, des régions et des religions sont représentées. Aussi, saluera-t-il particulièrement la présence de la star nationale Didier Drogba aussi sein de la Commission qui a deux ans pour réconcilier les populations ivoiriennes. Pour cela la participation de la diaspora des USA est capitale. Il a invité ses compatriotes à prendre toute leur place dans le processus. «Vous pouvez être un puissant vecteur de réconciliation et un catalyseur du développement de votre pays». Ce, explique-t-il, d’autant plus que la communauté ivoirienne aux Etats-Unis constitue une mini-Côte d’Ivoire à l’étranger. Elle réside dans un pays, terre de brassages des peuples, melting-pot pris en exemple. La réconciliation devrait conduire au troisième défi qui, selon le chef de l’Etat est la reconstruction et la relance économique. Rappelant sa contribution au récent sommet de l’UA sur «l’autonomisation des jeunes pour un développement durable», le chef de l’Etat a indiqué avoir pris des mesures d’urgence «destinées à ramener la confiance. De ce pas, il a dit aux Ivoiriens de la diaspora que leur pays du pays leur sont ouvertes. Comme elles l’ont été pour ces trois ivoiriens choisis à la suite de récent appel à candidature pour la direction de trois structures publiques que sont le Centre de promotion des investissements ( CEPICI), le Centre national de télédétection et d’information géographique (CNTIG), et la Société nationale de développement informatique (SNDI).
Donnant des «solutions» à certaines préoccupations de la diaspora, le chef de l’Etat s’est félicité de la mise en place d’un Département chargé des Ivoiriens de l’étranger au ministère des Affaires étrangères. Il a ensuite instruit le ministre Duncan de créer un Consulat général à New-York et demandé que soit réduit le coût des visas après «études complémentaires qui en détermineront les dispositions pratiques».
Alassane Ouattara a encore affirmé sa volonté de faire de la Côte d’Ivoire un pays émergent à l’horizon 2020. «Ce n’est pas seulement un rêve, mais j’y crois. J’y crois parce que les Ivoiriens sont au travail. J’y crois parce que les Ivoiriens sont engagés dans la réconciliation. J’y crois parce que la Côte d’Ivoire a sa place, une place de choix sur le continent. J’y crois parce qu’après cette crise, le pays va grandir. Mon ambition pour ce mandat c’est de faire en sorte que la Côte retrouve la place qui était la sienne il y a vingt ans».
Et pour se séparer de ses compatriotes aux Etats Unis, ADO leur a lancé ce message plein d’espoir: «La crise est derrière nous!».
Charles Sanga,
Envoyé spécial à New-York

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