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Économie Publié le mercredi 12 octobre 2011 | Cote d’Ivoire Economie

Importation des véhicules d’occasion : les atouts du port d’Abidjan

© Cote d’Ivoire Economie
Véhicules en circulation
Les troubles que le pays a connu depuis ces dernières années n’ont pas freiné les ardeurs du Port autonome d’Abidjan. Bien que secoué, il a su rebondir et ramener à lui ses clients de l’Hinterland qui tentaient de s’orienter vers de nouveaux horizons. Aujourd’hui, la qualité de ses infrastructures et équipements font du port d’Abidjan le troisième en Afrique, après Durban et Lagos. De quoi réconforter les armateurs qui voient ainsi leurs temps d’escales considérablement réduits, d’où un gain d’efficacité et de rentabilité.
Fort de tous ces atouts, le port d’Abidjan se veut un concurrent sérieux pour ses voisins de Takoradi, Tema, Accra (Ghana), Lomé (Togo) et Cotonou (Bénin). Plus petits et moins performants, ces ports de la sous-région ont pour eux des coûts en deçà de ceux d’Abidjan. Toutefois, les taxes prélevées à la frontière ivoirienne, en plus des frais de séjour dans ces pays, entraînent d’autres frais aussi élevés, à tel point qu’importer un véhicule d’occasion depuis Abidjan est plus rentable. Comme nous l’explique M. Pokou, professionnel de l’importation de véhicules, « pour un véhicule payé à 2,5 millions de francs CFA au port de Lomé, j’ai dû engager des frais annexes d’un montant total de 1,5 million de francs CFA. La voiture m’est donc revenue à 4 millions de francs CFA. J’aurais pu en fait gagner entre 300 000 et 500 000 FCFA sur l’opération si l’importation du véhicule avait été faite depuis Abidjan ».
Pour limiter les importations depuis les ports voisins, les autorités ivoiriennes ont décidé d’escorter tout véhicule entrant sur le sol ivoirien jusqu’au Guichet unique automobile pour son dédouanement et son immatriculation. Une somme de 150 000 FCFA est exigée à la frontière ivoirienne et l’escorte se fait de façon groupée. Ce qui entraîne parfois d’autres frais en cas de séjour prolongé à la frontière ivoirienne. Pour contourner cette mesure, les professionnels de la filière font acheter les véhicules par des non-nationaux, afin de bénéficier d’un séjour pour touriste n’excédant pas les trois mois. Toutefois, au-delà de ce délai, le véhicule peut être saisi et mis en fourrière si le dédouanement n’est pas effectif.
Cette réorganisation du port d’Abidjan ainsi que ces restrictions dans la filière « véhicules d’importation » ont quelque peu sapé le moral des inconditionnels des ports voisins. Aujourd’hui, la filière est de plus en plus dynamique à Abidjan. Quand bien même, la crise post-électorale a grippé la machine. Ainsi au plan commercial, plusieurs missions de promotion et de prospection commerciales sont initiées dans les pays de l’hinterland et en Europe, respectivement en direction des chargeurs et des armateurs. Des natifs des pays sans façade maritime sont nommés pour représenter le Port autonome d’Abidjan dans leurs pays respectifs. Ceci en vue de renforcer la politique de proximité du port. Un abattement fiscal est effectué sur les coûts de passage, notamment par la réduction du compte d’escale, l’application d’une tarification à la boîte et l’instauration d’une ristourne pour les marchandises en transit.
A. N
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