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Exposition / De 1950 à nos jours : Revue de l’art moderne et contemporain en Côte d’Ivoire
Publié le jeudi 13 octobre 2011   |  L'intelligent d'Abidjan




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De 1950 jusqu’à nos jours en passant par l’ère de l’indépendance de la République de la Côte d’Ivoire (1960) . Ainsi se présente à la Rotonde des Arts contemporains sis à la Galerie Nour Al Hayat au Plateau, l’histoire (exposée) de l’art en Côte d’Ivoire. «Petite revue de l’art moderne et contemporain en Côte d’Ivoire» en est le thème. Le vernissage de l’exposition de peinture, sculpture et photographie qui s’y déroule a eu lieu le jeudi 28 septembre 2011, en présence d’un parterre d’hommes et de femmes de culture, de journalistes – sans oublier la présence de la Grande Chancelière, Mme Henriette Dagri Diabaté.

De la renaissance culturelle

Présentant à ses convives l’espace qu’il dirige, Yacouba Konaté, (curateur, critique d’arts) a précisé : «Ceci n’est pas une galerie. Ceci n’est pas un musée. Mais l’enfant ressemble à la mère». Si la Rotonde des Arts contemporains peut servir– à travers ladite exposition et celles antérieures – de relai à l’histoire locale et de l’art en Côte d’Ivoire, M. Konaté pose cependant une problématique. Y vendre les œuvres d’art serait «faire une concurrence déloyale aux galeries». Parce que l’objectif visé, admet-il, n’est pas la vente des œuvres qui y sont «pour la plupart» en dépôt. Dédiant au ministre de la Culture et de la Francophonie, Maurice Bandaman, ladite exposition permanente dont le projet a sommeillé pendant deux (2) ans – avant de voir le jour sous le ministre Bandaman –, le directeur de la Rotonde des Arts y voit un «signe de la renaissance de la Côte d’Ivoire, de ses cultures et de leur gestion soutenue». Ohouo Assiépo, le représentant du parrain, Marcel Zadi Kessy, président du Conseil Economique et Social (CES) a rassuré que l’institution –qui est aussi le Conseil social culturel et environnemental, – ne restera pas sourde aux appels des créateurs. Mais le représentant du parrain pose le problème des pays (nos pays, précise-t-il) à véritablement s’intéresser à l’art. «C’est un problème permanent», avoue-t-il non sans indiquer qu’en «Côte d’Ivoire, le développement de l’art est lié au développement social et au développement de la santé». Pour lui, l’art exprime l’état de la santé de la population. Aussi s’est-il réjoui qu’après «la crise sociopolitique, on voit une renaissance culturelle». Parce que, a-t-il reconnu, depuis la crise, l’art et la culture ont beaucoup souffert. Aux artistes créateurs, le représentant du parrain a confié la «mission de réparation du tissu social déchiré… Point de départ de la renaissance culturelle».

Diversité de styles et de techniques à l’honneur

Dans un espace de la Rotonde des Arts réaménagé et agrandi, le visiteur pourra parcourir – à l’aide d’un guide – et se faire raconter l’histoire de l’art moderne et contemporain ivoirien. Styles, et techniques divers dans la pratique de l’art s’y côtoient. Au-dessus de Koffi Donkor, Grobly (Tristesse – 1994) est affiché à côté de Koudougnon (Théodore), puis Monné Bou et Stenka qui occupent une même façade. Quand «L’horreur du Darfour» sculptée par James Kokobi crie son angoisse. Les précurseurs Michel Kodjo, Bruly Bouabré (88 ans) – présent, Gérard Santoni (Sacrification – 1998, L’érosion – 2001), Joseph Anoma (Rythme et liberté), Dagry Béké Alexandre (photographie); la génération intermédiaire, Mathilde Moreau, Salif (Diabagaté), Youssouf Bath, Stenka (Samir Jacques), tous exposent auprès des plus jeunes : Jacobleu, Konan Pascal (Grand prix Guyzagn 2010), Bruli fils (Sylvestre), Donkor fils (Elvis), Salomon, Yapo Patrick (…)

Dans la peau d’un visiteur, Soro Pehouet (Grand prix Guyzagn 2009), qui y expose deux (2) œuvres, a relevé ceci : «Cette exposition permet de voir la diversité dans le travail parce qu’à un moment donné, il était difficile d’apprécier». Quant au jeune talent, Aboudia (révélation 2011) qui fait du sujet de la guerre son thème principal, ses traits sont ceux d’un défenseur de la cause des plus jeunes. Djonki (titre) est le prolongement d’un travail sur deux toiles qui ne passent pas inaperçues, dans l’espace jouxtant le hall d’exposition. Un travail sous fond de graffiti et de collage, fait à base de pigments naturels que sont le kaolin, l’oxyde en poudre, le bleu de lessive, la termitière mais aussi le Nescafé. Par Djonki, Aboudia (Diarrassouba Abdoulaye) interpelle sur les dangers (prostitution et pédophilie) que peuvent rencontrer les enfants en faisant de la rue leur domicile. «Ces enfants devraient être dans des écoles au lieu d’être dans la rue», défend l’artiste.

Les défis de la photo

Les photographies de Hien Macline (Le regard), Assemien Patrice, Roma Basile, Bamus Sevi Gbekiké, Joséphine Kouadio sont en bonne place. «Un honneur fait aux photographes», s’est exprimé ainsi Bamus qui y propose deux œuvres : – Matin-pêcheur 1&2. Pour lui, l’objectif du photographe qui y expose est de se faire connaître, «montrer qu’on existe» et espérer avoir des ouvertures. Parce que, fait-il remarquer, «sur le plan photographique, la photo dans le regard du commun des mortels, n’a pas une grande valeur». Des efforts doivent être faits par les photographes pour gravir les échelons, conseille Bamus. «C’est aux photographes de faire la promotion de leur travail afin de se hisser sur le même niveau que les peintres et toutes les autres formes d’art», affirme celui qui ambitionne atteindre le niveau de performance des précurseurs James et Kapa.
Koné Saydoo

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