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Côte d`Ivoire: la réduction des effectifs se poursuit au sein de Licorne (état-major)
Publié le jeudi 13 octobre 2011   |  AFP


Bataille
© Getty Images par DR
Bataille d`Abidjan: les soldats de la Force Licorne en mission d`évacuation des diplomates étrangers


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PARIS, 13 oct 2011 (AFP) - La baisse des effectifs au sein de la force Licorne se poursuit en Côte d`Ivoire, où l`objectif est de parvenir à 450 éléments en fin d`année, contre 1.600 militaires déployés au plus fort de la crise dans ce pays, en avril, a souligné jeudi l`état-major des armées.

"La réduction a débuté très rapidement, dès l`été, et se poursuivra pour atteindre 450 (éléments) en novembre-décembre", conformément au discours de Nicolas Sarkozy prononcé en mai à Abidjan, a déclaré le colonel Thierry Burkhard, porte-parole de l`état-major.

Après avoir atteint un pic au plus fort de la crise post-électorale en avril, le désengagement a commencé dès la fin de ce même mois, après l`arrestation de l`ancien président ivoirien Laurent Gbagbo.

De 700 à la fin juillet, "on est passé à 600 actuellement, et on doit encore désengager des éléments de soutien et de commandement, avec une cible, avant les élections (législatives) qui doivent se tenir début décembre, à 450", a détaillé le colonel Burkhard.

Fin 2011, "Licorne, ça sera encore deux unités de combat et un hélicoptère Fennec", a-t-il précisé, notant que deux hélicoptères Puma devaient en revanche être retirés au cours des prochains mois.

Par ailleurs, "ça n`est pas parce que les effectifs diminuent que nous n`avons pas la capacité de renforcer très rapidement le dispositif Licorne à partir de dispositifs prépositionnés" dans la région, a-t-il noté.

En visite pour la cérémonie d`investiture du nouveau président Alassane Ouattara, Nicolas Sarkozy avait assuré en mai que la France garderait "toujours" des forces militaires en Côte d`Ivoire, pour "assurer la protection" des milliers de ressortissants français.

Le mois suivant, il a précisé que Paris conserverait à terme un contingent de 200 à 250 soldats.

La France compte sur ce désengagement progressif, et surtout sur le retrait engagé en Afghanistan, pour faire baisser le surcoût de ses opérations extérieures ("Opex"), qui a explosé en 2011, notamment avec le conflit libyen.

Prévu à quelque 630 M EUR, celui-ci devrait atteindre 1,2 milliard sur l`année. Selon le ministère de la Défense, le Premier ministre François Fillon s`est engagé à mobiliser la réserve interministérielle pour combler ce différentiel (soit environ 550 M EUR).

En Afghanistan, où la France compte quelque 4.000 militaires, 200 premiers soldats doivent être retirés d`ici la fin du mois, avant "une deuxième déflation d`effectifs" d`ici Noël, selon le ministre Gérard Longuet.

Nicolas Sarkozy a fixé mi-juillet un calendrier qui prévoit le départ d`un quart des effectifs avant fin 2012.

Sur la Libye, où l`opération Harmattan avait coûté de 300 à 350 millions d`euros au 30 septembre, le nombre de sorties a continué de diminuer, a relevé jeudi le colonel Burkhard.

Depuis jeudi dernier, il a été procédé à 104 sorties aériennes, dont 64 consacrées à des attaques au sol, dans les régions de Syrte et Bani Walid. A titre de comparaison, le nombre de sorties hebdomadaires était de près de 150 fin septembre, et de 250 à 300 au plus fort de l`opération entamée mi-mars.

gk/mad/cv

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