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Blocage du cacao dans les campements : Les planteurs invitent l’Etat à la discussion
Publié le lundi 31 octobre 2011   |  Le Temps


Travaille
© Reuters par DM
Travaille du cacao au Port D`Abidjan
An Ivorian worker fills a bag with cocoa beans on January 18, 2011 at the Port of Abidjan where 80% of Ivory Coast`s exports transit. EU-registered ships have been barred from dealing with Ivory Coast`s main cocoa ports in line with sanctions over the nation`s controversial November presidential poll, an EU diplomat said today. The European Union last weekend slapped sanctions on outcast incumbent leader Laurent Gbagbo and 84 of his associates, as well as 11 economic entities in the world`s top cocoa producer.


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Lancée début octobre, la campagne de la commercialisation de la filière cacao au titre de l’année 2011-2012 semble marquer le pas. Les planteurs, comme s’ils se sont passé le mot ont décidé de la rétention de leurs produits. Parce que, le prix indicatif bord champ de 1000 Fcfa le kilogramme, fixé par le Comité de gestion n’est pas respecté par les nombreuses multinationales sur le terrain, à travers leurs pisteurs. Conséquence : ce sont plusieurs milliers de tonnes de cacao qui sont stockés dans les magasins et qui font perdre plusieurs milliards de Fcfa à l’Etat de Côte d’Ivoire, en cette période de crise économique. Samedi dernier, dans un hôtel de la place, Botti Bi Zoua, le Président du conseil d’administration de l’Anaproci (Association nationale des producteurs de la filière café cacao de Côte d’Ivoire), assisté de N’Dri N’Goran martin, le Président du comité des sages de cette association, a animé un point de presse pour tenter « d’éteindre le feu ». Il a fait savoir que, ce prix fixé par l’organe dirigeant de la filière est irréaliste. Parce que, le prix Caf (Cours assurance fret) est de 1300 Fcfa le kilogramme. Pour lui, la situation actuelle de rétention résulte de la responsabilité des dirigeants de ce comité, dont l’Etat qui, sans aucune consultation préalable des acteurs, notamment les exportateurs et les principaux acteurs, que sont les producteurs, a fixé un prix à la volée. «Si les producteurs avaient été associés à la fixation du prix du kilogramme du cacao, on n’en serait pas là. La rétention des produits démontre que les producteurs sont les détenteurs de leurs plantations. Cela doit amener l’Etat à comprendre qu’il faut associer ces derniers aux prises de décisions les concernant», fait-il remarquer. C’est pourquoi, il invite ardemment les autorités de la filière à une concertation. On attend dit-il, que l’Etat nous reçoive pour que cette situation soit décantée pour que chaque acteur tire le maximum de profit. Parce que, nous aurons les mots justes pour calmer la base. «Plus tôt, on nous reçoit, plus vite on décantera la situation. Parce que, nous irons à la rencontre des producteurs pour leur expliquer les mécanismes de la fixation du prix du kilogramme», promet-il. D’ores et déjà, les producteurs entrent au labo les 8,9 et 10 novembre prochains, avec leurs partenaires à l’effet de réfléchir sur le financement des structures agricoles. Il explique, que lors de leurs assises, en juillet dernier, à Yamoussoukro, les producteurs ont émis le vœu de créer des magasins généraux qui permettront aux potentiels acheteurs ou exportateurs de venir prendre le produit à cet endroit. De telle sorte à permettre à chaque acteur de rester dans son périmètre. Car, il n’est pas normal, selon lui, que des exportateurs qui ont signé des contrats avec l’Etat de Côte d’Ivoire, se transforment en acheteur bord champ.
Joseph Atoumgbré

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