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La Palestine à l’Unesco / La Côte d’Ivoire s’abstient - Pourquoi Alassane Ouattara n’a pas dit oui à Nicolas Sarkozy
Publié le mercredi 2 novembre 2011   |  L'intelligent d'Abidjan




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La Palestine est devenue depuis le lundi 31 octobre 2011, le 195e état membre de l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (Unesco). Pour y arriver, le nouvel Etat membre s’est soumis à un vote d’approbation des 194 pays qui composent l’Onu, l’organisation mère de l’Unesco. La Côte d’Ivoire qui a assisté aux travaux s’est abstenu, à l’instar de 51 autres Etats tels que les Etats-Unis, le Canada et contrairement à la France qui a voté en faveur de la Palestine. Cette posture de la Côte d’Ivoire suscite bien des interrogations dans le milieu des relations internationales. Tout le débat du vote en faveur ou non de la Palestine tourne autour du conflit israélo-arabe. D’ailleurs, les Etats-Unis et Israël ont donné des signaux forts à l’issue du vote sanctionné par 107 voix pour, 14 voix contre et 52 abstentions. Douze pays ont préféré ne pas participer aux travaux. ‘’Cela va certainement affaiblir leur capacité (ceux qui ont voté en faveur de la Palestine, ndlr) à avoir de l'influence sur la position d'Israël, notamment concernant le processus de paix’’, a déclaré à l’Afp, Nimrod Barkan, ambassadeur d’Israël auprès de l’Unesco. Les Etats-Unis de leur côté ont suspendu leur contribution financière (60 millions de dollars, 22 % du budget) à l’organisation en raison de la législation américaine. Le Canada va en faire autant. Ces données ont-elles eu une influence sur la position de la Côte d’Ivoire qui a voulu jouer les équilibristes en s’abstenant ? Une source au ministère d’Etat, ministère des Affaires étrangères reconnaît que la pression a été forte. Mais, ajoute-t-elle, elle est restée fidèle à sa nouvelle ligne de conduite dictée par la recherche de la paix par la négociation et la volonté de préserver les amitiés avec tous les Etats du monde. Un peu comme la philosophie diplomatique du père fondateur, à savoir : ‘’la Côte d’Ivoire, amie de tous, ennemie de personne’’. Et à notre interlocuteur d’indiquer que la crise que vient de vivre la Côte d’Ivoire est ce qui inspire sa nouvelle ligne diplomatique. Une crise marquée, reconnaît-il, par une forte implication de la communauté internationale. ‘’Nous avons un devoir par rapport à ce qui s’est passé ici. La Côte d’Ivoire ne pouvait pas voter non ! Et cette abstention montre que notre position n’est pas influencée par la France’’, soutient-il. Un autre diplomate soutient que le récent voyage du Chef de l’Etat aux Etats-Unis n’est pas étranger à ce qui s’est passé à l’Unesco lundi. ‘’Le Président vient des Etats-Unis il y a quelques semaines de cela. Il a rencontré le Président américain qui lui a sans doute expliqué sa position en faveur d’Israël’’, a révélé le diplomate sur place à Abidjan. ‘’En principe dans ce genre de dossiers, ce sont les diplomates qui évaluent les tendances. Les Etats-Unis et Israël ensemble pesaient-ils plus que la France ? Ici, les processus se passent de façon consensuelle. Mais il y a l’affirmation de l’identité, de la souveraineté et de l’existence de notre pays qui compte. Par l’abstention, nous ménageons les amitiés des deux côtés. Israël étant en mauvaise posture, la Côte d’Ivoire ne pouvait pas se mettre à dos ce pays avec lequel il entretient de bonnes relations’’, a fait remarquer le diplomate de carrière. Qui ajoute que les décisions des pays africains ne sont pas plus déterminées par la France mais par l’Union Africaine.
S.Débailly

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