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Société Publié le mercredi 2 novembre 2011 | Le Nouveau Navire

Rentrée scolaire 2011-2012 / Inscription en ligne : Le Gouvernement installe le désordre

S’il y a une structure qui n'a plus besoin de publicité depuis l'annonce de la rentrée scolaire, c'est bien la Celpaid. Cette maison spécialisée dans les transferts d'argent et achats électroniques vient de décrocher un gros marché.
Après une signature de convention avec le ministère de l'Education nationale, la Celpaid est chargée de l'inscription en ligne de tous les élèves des écoles publiques et les affectés de l'Etat dans les établissements sémi-privés. Les écoles non concernées sont celles de la Dren1 à savoir Cocody, Adjamé, Williamsville qui s'inscrivent aussi en ligne mais via MTN money à raison de 5500 Fcfa. Par Celpaid, l'inscription s'élève à 6000 Fcfa. Elle est un casse-tête chinois à cause de l'insuffisance d'agences Celpaid dans les communes. A Koumassi Prodomo, la seule agence assez exigüe d'ailleurs, recevait tous les élèves de la zone. Désormais, elle est transférée au Lycée municipal de la même commune. Une situation qui n'arrange les élèves du Lycée moderne de Koumassi obligés de parcourir de longues distances pour pouvoir s'y inscrire. Cela occasionne des bousculades, de longues attentes devant les guichets qui ont souvent des problèmes de réseaux. Toute chose qui a provoqué un début tardif des inscriptions le jeudi 27 octobre 2011 au lycée municipal. La rentrée scolaire prévue pour le 24 octobre 2011 devient alors une illusion. Car plus de 70% des élèves passent deux à trois jours devant les guichets sans pouvoir s'inscrire. C'est le cas de T. Ali, élève admis en classe de 1ère A dans le semi-privé. Il affirme être dans le rang depuis trois jours sans être reçu. Car habitant un peu loin du lieu d'inscription, il est fréquemment confronté à des rangs kilométriques. A travers cette inscription en ligne, l'Etat voudrait avoir une idée sur le nombre d'élèves, mieux gérer les fonds que constituent les frais d'inscription, lutter contre les recrutements parallèles.
Pourra-t-il réussir cette innovation ?
Les élèves qui n'auront pas pu s'inscrire en ligne seront-ils exclus du système éducatif pendant qu'on parle à longueur de journée de sauvetage de l'école ivoirienne après la grave crise postélectorale ? Telles sont les interrogations qui trottent dans les esprits actuellement.
Samuel AMANI
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