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Politique Publié le mercredi 9 novembre 2011 | L’intelligent d’Abidjan

9 novembre 2004-9 novembre 2011 / 7 ans après ; 2549 patriotes portent plainte contre l’Etat français devant les tribunaux nationaux et internationaux

9 novembre 2004-9 novembre 2011. Sept ans après, les jeunes Ivoiriens réunis au sein du Collectif des Patriotes victimes de la force française Licorne (COPAVIL) au nombre de 2549 blessés, ont, à travers une déclaration, demandé réparation des préjudices estimables à eux causés par la force militaire française Licorne devant l’hôtel Ivoire.

Considérant que les 06, 07, 08 et 09 Novembre 2004, l’Armée française stationnée en Côte d’Ivoire sous l’appellation de « Force Licorne » a ouvert le feu avec des armes de guerre (tanks, chars, fusils d’assaut, hélicoptères de combat,) sur les populations civiles ivoiriennes manifestant les mains nues ; Que ces fusillades d'un autre temps ont fait de nombreuses victimes dont: une centaine de morts, 2549 blessés plus de 300 handicapés à vie que ces tueries de la force militaire française Licorne se sont opérées sur plusieurs sites, aussi bien à Abidjan qu’à l’intérieur du pays: sur les deux ponts Félix Houphouët-Boigny et Charles de Gaulle de la ville d'Abidjan: bombardements d'hélicoptères de la force Licorne française sur les populations civiles. Devant l’hôtel Ivoire d’Abidjan: tirs à balles réelles provenant de fusils d’assaut et de chars de la force Licorne française sur les populations civiles à l’aéroport d’Abidjan Port-Bouët: tirs à balles provenant des chars de la force Licorne française sur les populations civiles devant la base militaire française du 43ème BIMA: tirs provenant des chars de la force Licorne française sur les populations civiles au corridor de Gesco à Yopougon: tirs provenant des chars de la force licorne française sur les populations civiles à Songon au nord d'Abidjan: tirs provenant des chars de la force Licorne française sur les populations civiles aux corridors de Duékoué et de Guessabo, à l’ouest du pays: tirs provenant des chars de la force Licorne française sur les populations civiles ;
Considérant que suite à ces tristes et douloureux évènements, un Collectif baptisé Collectif des Patriotes Victimes de la Licorne (COPAVIL),est né en 2005 et réorganisé en 2008 pour défendre les droits moraux et patrimoniaux des victimes et de leurs ayants-droit ;
Considérant que le COPAVIL s'inscrivant dans la droite ligne des accords de paix de Ouagadougou et du Nouveau-partenariat entre la France et la Côte d'Ivoire pour des relations saines, avait par la voie de son Avocat-conseil, Madame Bourthoumieux, adressé à Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République française, en janvier 2010 une proposition de règlement à l'amiable de ce douloureux contentieux
Considérant qu'après avoir accepté le principe d'un tel règlement et renvoyé le dossier au Ministre de la Justice, Garde des Sceaux du gouvernement français de l’époque, madame Alliot -Marie, les autorités françaises malgré les promesses faites par le Secrétaire général de l'Elysée de l'époque, monsieur Claude Guéant lors de sa visite officielle en Cote d'Ivoire au mois de mai 2010, n'ont toujours pas donné suite à notre requête ;
Considérant que sept (07) ans après ces événements de novembre 2004, les victimes françaises des mêmes évènements ont reçu dédommagement ou début de réparation de la part de l’Etat de Côte d’Ivoire à hauteur de plus de cinquante (50) milliards de Francs CFA, et la réhabilitation des établissements scolaires français à Abidjan à hauteur de quatre (4) milliards de FCFA ;
Considérant que la France, réputée être la patrie mère des droits de l’Homme et des libertés dans le monde entier, doit enfin assumer toutes les exactions et atrocités commises en Côte d’Ivoire par son armée, la force Licorne ;
par ces motifs : Le Collectif des Patriotes victimes de la Licorne (COPAVIL) :
1. Déclare que les tueries de la force française Licorne en Côte d'Ivoire sont constitutives de crimes contre l’Humanité ;
2. Demande vivement que les autorités françaises répondent de leurs actes devant le peuple ivoirien et devant la communauté internationale ;
3. Que l’Etat français octroie aux victimes réunies au sein du COPAVIL et à leurs ayants-droit, la juste réparation des préjudices inestimables à eux causés par la force militaire française Licorne
4. Exige que toute la lumière soit faite sur les événements de novembre 2004 en Côte d’Ivoire, notamment sur le bombardement du camp de Bouaké, élément déclencheur de ces tueries, sur les exactions de la force militaire française Licorne sur les populations civiles manifestant les mains nues pour défendre les Institutions de la République et la souveraineté nationale de leur pays ;
5. Le COPAVIL se réserve le Droit, de porter plainte contre l’Etat français devant les tribunaux nationaux et internationaux.
Fait à Abidjan, le 8 Novembre 2011
Pour le COPAVIL
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