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Rentrée de la Cour suprême: La justice veut accompagner la renaissance du pays
Publié le jeudi 17 novembre 2011   |  Nord-Sud


Justice
© Abidjan.net par Emma
Justice : Rentrée judiciaire 2011-2012 de la Cour suprême, en présence du Président du Conseil supérieur de la Magistrature, SEM Alassane Ouattara
Mercredi 16 novembre 2011. Abidjan. Hôtel communal de Cocody. Le Président de la Cour suprême, Koné Mamadou dirige l`audience solennelle de rentrée judiciaire en présence du Président de la République, Président du Conseil supérieur de la magistrature, SEM Alassane Ouattara


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Les magistrats jurent de dire la loi, rien que la loi. Ils ont fait ce serment devant le président de la République, président du Conseil supérieur de la magistrature, Alassane Ouattara.

Magistrats et fidèle à la loi, rien que cela. Tel est le pari de nos hommes en toge. Ils en ont fait le serment, hier, devant le président de la République, Alassane Ouattara, président du Conseil supérieur de la magistrature. Etaient témoins, le Premier ministre Guillaume Soro, d’autres membres du gouvernement et présidents de Cours suprêmes étrangères. Ce sont : Abdouramane Boly, premier président de la Cour de cassation du Burkina-Faso ; Nouhoum Tapili (Mali) et Petchelebia Abolo (Togo).
Le serment, fait à l’occasion de l’audience solennelle de rentrée judiciaire de la Cour suprême, a eu pour cadre l’hôtel communal de Cocody. Mamadou Koné, président de l’institution, a motivé un méa-culpa de la corporation judiciaire. Elle a une part de responsabilité dans la crise post électorale qu’a connue la Côte d’Ivoire, a-t-il incriminé. « Alors, faisons amende honorable et confessons au peuple de Côte d’Ivoire que nous avons péché : en pensées, en paroles, en écrits, par action et par omission », a-t-il exhorté. Pour lui, le succès du comportement nouveau des magistrats tient de l’indépendance de la justice. Pour cela, il faut « donner raison à celui qui a raison, même s’il est pauvre, et de donner tort à celui qui a tort, même s’il est riche ». Mamadou Koné, estime que pour réussir leur mission, les magistrats doivent se réconcilier avec le peuple. En somme, dira-t-il, «nous devons nous montrer moralement irréprochables et techniquement performants».
Mais l’attitude du magistrat irréprochable dépend aussi de l’amélioration des conditions de travail. Raison pour laquelle Mamadou Koné a demandé que l’Etat leur donne plus de moyens.
Souci partagé puisque le procureur général près la Cour suprême, Antoinette Mazouin, dénonce presque les mêmes travers. Elle a fustigé pour sa part les magistrats attirés par le gain facile. Le penchant à l’enrichissement illicite sur le dos du justiciable doit être un vieux souvenir, dit-elle. Pour ce faire, a-t-elle préconisé, l’appareil judiciaire doit être doté de moyens financiers et matériels conséquents. Aussi a-t-elle demandé que les textes-fondateurs de la Cour suprême soient suffisamment clarifiés. Si cela est fait, l’institution devra travailler décemment. Car, à l’en croire, ils ne permettent pas l’application de la loi. Un Conseil dont elle propose la création devrai incessamment étudier une réforme desdits textes.
A cette rentrée judiciaire, de nouveaux présidents de chambres ont été installés. Il s’agit de Chantal Camara pour la Chambre judiciaire ; Pierre Claver Kobo de la Chambre administrative et Moussa Koné pour la Chambre des comptes. Quatre conseillers prennent aussi fonction. Ce sont les magistrats Issa Fofana, Cécile Zapké Akissi, Roger Auguste Yapi et Félix Aka. Quatre avocats généraux font également leur entrée à la Cour suprême.

Bidi Ignace

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