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Négociations avec le Fpi/ Alassane Ouattara exaspéré: Ce qu’il reproche aux pro-Gbagbo
Publié le vendredi 18 novembre 2011   |  Soir Info


Tournée
© Présidence par Aristide
Tournée africaine du chef de l`Etat: le Président Alassane Ouattara reçoit les réfugiés Ivoiriens du Togo
Lundi 14 novembre 2011. Lomé (Togo). Le chef de l`Etat ivoirien, SEM Alassane Ouattara accorde une audience aux réfugiés Ivoiriens du Togo


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Le président de la République Alassane Ouattara est déçu, et même exaspéré par l’attitude des responsables du Front populaire ivoirien (Fpi, ex-parti au pouvoir), dans les négociations qu’il a engagées depuis le 30 septembre 2011 avec l’opposition réunie au sein du Congrès national de la résistance pour la démocratie (Cnrd). Selon une source proche de la présidence ivoirienne, Alassane Ouattara pense avoir ouvert les portes d’une négociation sincère avec les proches de son prédécesseur Laurent Gbagbo. Mais il déplore que ses interlocuteurs ‘’ne jouent pas franc-jeu et se livrent à des chantages’’. Pour le numéro un ivoirien, le Fpi refuse de faire des concessions dans les négociations qui ont été engagées, s’arc-boutant sur des préalables avant sa participation aux élections législatives du 11 décembre 2011. A savoir, entre autres, la libération sans condition du couple Gbagbo, de tous les prisonniers proches de l’ancien pouvoir, la recomposition paritaire de la Commission électorale indépendante (Cei), et le retour de tous les exilés politiques. Lors du second round des négociations, le mercredi 12 octobre 2011 au Plateau, le ministre d’Etat-ministre de l’intérieur Hamed Bakayoko, de bonnes sources, avait fait savoir à la délégation Fpi-Cnrd, que certaines de leurs revendications, ne pouvaient pas être satisfaites par le chef de l’Etat, et qu’il fallait laisser la justice faire son travail. Dans le camp présidentiel, on estime que le chef de l’Etat a fait d’importants pas dans la satisfaction des requêtes du Fpi et du Cnrd. Notamment en signant un décret qui crée un poste de vice-présidence pour le Fpi à la Cei, et en mettant en liberté provisoire 20 cadres pro-Gbagbo. Pour Alassane Ouattara, indiquent nos sources, ces décisions devraient amener le Fpi à mettre de l’eau dans son vin et à prendre part aux élections en attendant d’autres décisions. Mais face à ce qu’il considère comme une ‘’intransigeance’’ de l’ex-parti au pouvoir sur certaines questions et au regard des déclarations musclées faites régulièrement par les responsables de ce parti, Alassane Ouattara a décidé de jouer la carte de la fermeté. C’est à juste titre que le jeudi 10 novembre 2011, à Attécoubé à l’occasion de la cérémonie de réinsertion de 5.000 ex-combattants, il a tranché en ces termes : « La Côte d`Ivoire a des lois. Elle a une constitution. Je demande à la Commission électorale indépendante (Cei), de mettre un point final à toutes les prorogations pour que l`élection se tienne le 11 décembre ». Toujours selon nos sources, l’exaspération du président de la République a atteint son paroxysme, lorsqu’après la libération des 20 prisonniers pro-Gbagbo, les dirigeants du Fpi ont continué à sortir les griffes, et ont qualifié l’acte posé par la justice, de ``menu fretin``. Nos sources précisent qu’Alassane Ouattara ne veut pas que la marche du pays soit bloqué par ‘’les désidératas du Fpi’’. Le numéro un ivoirien ne cesse d’ailleurs d’évoquer la non participation du Rdr (dont il est encore le président), aux législatives de 2000. Cela, affirme-t-il, n’a pas empêché le pouvoir d’alors de fonctionner. C’est donc déterminé qu’Alassane Ouattara veut organiser, à la date indiquée, les élections législatives, avec ou sans le Fpi. Surtout que des candidats indépendants issus du Fpi et des partis d’opposition, ont décidé d’aller à la compétition prévue dans moins d’un mois.

BAMBA Idrissa

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