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Annonce du transfert de Gbagbo à la Cpi / Coulibaly Gervais : "Nous arrêterons tout si c’est effectif"
Publié le samedi 19 novembre 2011   |  Soir Info


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© Getty Images
Le procureur de la République d`Abidjan s`est rendu samedi dans la villa de Korhogo, dans le Nord de la Côte d`Ivoire, où le président déchu Laurent Gbagbo est assigné à résidence


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Son message a été sans ambiguïté. Coulibaly Delinpelna Gervais ne veut pas que son ex-patron, Laurent Gbagbo, soit transféré à la Cour pénale internationale (Cpi), comme certaines informations l’indiquent depuis un moment. Au cours d’une conférence de presse qu’il a animée, vendredi 18 novembre 2011, à la Riviera Palmeraie, le président du Cap Unir pour la démocratie et le développement (Cap-Udd), s’est voulu clair. « Il y a des rumeurs persistances qui circulent. S’il arrivait que demain, après demain, on procède au transfert de Laurent Gbagbo je ne sais où, nous arrêterons tout. Si Gbagbo est transféré, ça signifie qu’on arrête ce qu’on a commencé. Nous arrêterons toutes les négociations si c’est effectif. On n’ira pas aux élections législatives », a martelé Coulibaly Gervais sous l’approbation des responsables de partis alliés comme le Mouvement national citoyen Alternative (Mnc), l’Union républicaine pour la démocratie (Urd), l’Union démocratique et citoyenne (Udcy). « Aucune réconciliation vraie ne peut avoir lieu dans ce pays sans le président Laurent Gbagbo », s’est-il convaincu. Et de répondre à ceux qui disent qu’ils ont trahi en déposant leur candidature pour les législatives prochaines. « Celui qui est traitre ne travaille pas à la libération de Laurent Gbagbo. Soyons sérieux ! Depuis quand un traitre se bat-il pour qu’on libère ses camarades, pour qu’on dégèle des comptes, pour que des exilés rentrent ? », a demandé l’ex-porte-parole de Laurent Gbagbo, revenant sur son objectif. « Notre objectif, c’est au bout du compte, obtenir la libération du président Gbagbo. Notre objectif n’a jamais changé », a insisté le Préfet hors grade. Le conférencier a indiqué qu’il ne condamne pas la voie du boycott des législatives que les autres, comme le Front populaire ivoirien (Fpi), ont prise. Mais M. Coulibaly a déclaré que ses alliés du moment et lui pensent avoir choisi le bon chemin : celui de la négociation. « Si au bout du compte, nous nous rendons compte que nous nous sommes trompés, nous allons faire une déclaration pour le reconnaître », a-t-il promis, indiquant que son parti et les autres qui vont participer aux législatives prochaines demeurent membres du Congrès national de la résistance pour la démocratie (Cnrd). « Le président Gbagbo nous a dit qu’en matière de politique, il ne faut jamais fermer la porte des discussions», a informé l’ex-collaborateur du président déchu, le 11 avril 2011.
Coulibaly Delinpelna Gervais est revenu sur les raisons pour lesquelles certains partis du Cnrd sont candidats aux législatives. Selon lui, les discussions étaient bloquées. Parce que, a-t-il rappelé, chaque camp voulait que l’autre fasse le premier pas. C’est pour donner une chance à la poursuite du « dialogue républicain », a-t-il évoqué, que des partis pro-Gbagbo ont déposé leur dossier pour prendre part aux législatives prochaines « après en avoir informé leurs partenaires ». Un geste qui a permis, à l’entendre, la libération des 20 pro-Gbagbo. Il a annoncé que « dans les jours à venir », la Commission électorale indépendante (Cei), sera rééquilibrée, des comptes dégelés et d’autres « prisonniers et non des moindres » libérés. Le leader du Cap-Udd, candidat aux législatives à Yopougon, a révélé aussi que bientôt une centaine de partisans de l’ex-chef de l’Etat, dont des leaders des jeunes patriotes, vont rentrer en Côte d’Ivoire, refusant de donner de noms pour l’instant.
SYLLA A.

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