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L’histoire d’un transfèrement
Publié le mercredi 30 novembre 2011   |  Nord-Sud




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Le transfèrement de l’ancien chef de l’Etat à La Haye, faut-il le rappeler, est l’aboutissement d’un processus qui a débuté le 18 août dernier. Cette date constitue, en effet, une période charnière dans la procédure judiciaire engagée contre Laurent Gbagbo, après son arrestation, le 11 avril 2011. La justice ivoirienne qui a choisi de n’inculper l’ancien homme fort du pays que pour crimes économiques, réaffirmait implicitement sa disponibilité à laisser les juridictions internationales à s’occuper des faits de crimes de sang et de crimes contre l’humanité également mis à la charge de M. Gbagbo. Et, pour exprimer de vive voix cette disponibilité des autorités ivoiriennes de leur confier le volet qui concerne les crimes contre l’humanité, le gouvernement a dépêché, fin septembre-début octobre, le ministre des droits de l’Homme et des libertés publiques, Coulibaly Gnénéma, rencontrer les responsables de la Cour pénale internationale (Cpi). Sans passer par quatre chemins, M. Gnénéma a exprimé au bureau du procureur de la Cour, Moreno Ocampo, ce que l’Etat ivoirien attend d’elle. « Si l`ex-président n`était plus sous notre responsabilité, sur le territoire de la République, cela faciliterait le processus de réconciliation et contribuerait à dépassionner la suite du débat, notamment les élections législatives », avait clairement indiqué Coulibaly Gnénéma. C’est à la suite de sa mission que le procureur Moreno Ocampo a décidé d’effectuer une mission à Abidjan, les 14 et 15 octobre derniers. C’est au cours de ce séjour que le sort de Laurent Gbagbo a été scellé. Le tête-à-tête que le haut magistrat argentin a eu, le 27 novembre dernier, à Paris avec Alassane Ouattara, ne visait donc en réalité qu’à ficeler les détails du transfèrement de l’ancien président du Front populaire ivoirien (Fpi). De sources dignes de foi, le prochain départ de Moreno Ocampo, a participé, pour beaucoup d’ailleurs, au dénouement rapide du dossier de Laurent Gbagbo. La Gambienne Fatou Bensouda (qui a séjourné à Abidjan en juin dernier) qui devrait succéder à M. Ocampo devrait donc avoir moins de pression à gérer.
Marc Dossa

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