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Gbagbo à la Cpi : Quelles incidences sur le processus de réconciliation ?
Publié le mercredi 30 novembre 2011   |  Nord-Sud




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Laurent Gbagbo transféré à La Haye, ses partisans ne vont-ils pas se révolter ? Cette question va forcément traverser beaucoup d’esprits. L’ex-chef de l’Etat, rappelons-le, a obtenu 45,9% des suffrages pendant l’élection présidentielle du 28 novembre 2010. Si certains de ses électeurs ont dû finir par le détester à cause à sa tentative de confiscation du pouvoir, d’autres, notamment les caciques du Fpi, son parti, continuent de ne jurer que par lui. Vont-ils, dès aujourd’hui, descendre dans les rues et compromettre l’élection législative prévue le 11 décembre ? Ou alors, ce transfèrement constitue-t-il un réel obstacle à la réconciliation nationale ? Les arguments en faveur d’un pronostic optimiste ne manquent pas. Il est plus prévisible, en effet, que la nouvelle du départ de l’ex-président de Korhogo où il était détenu depuis son arrestation en avril dernier, sonne le deuil et non la révolte chez ses inconditionnels. Jusque-là, leurs tentatives de réveil ne pouvaient être motivées que par la présence de leur mentor sur le territoire national. Que peuvent changer des marches ou autres formes de protestation en Côte d’Ivoire dans une procédure judiciaire internationale qui se joue désormais à des milliers de kilomètres des frontières ivoiriennes ? Presque rien. Et ceux qui auraient pu manifester en terre ivoirienne contre ce transfèrement sont les premiers à le savoir. Au total, il faut s’attendre essentiellement à des complaintes des défenseurs de Gbagbo dans des médias, comme ce fut le cas suite aux arrestations, par la même Cpi, de l’ex-président libérien, Charles Ghankey Taylor, ou du président du Mouvement de libération du Congo (Mlc) Jean-Pierre Bemba. On se souvient que l’interpellation de ce dernier, le 23 mai 2008, a mis fin aux risques incessants entre ses partisans et ceux de Joseph Kabila. Son absence n’aura pas empêché le Congo de tourner la page de plusieurs années de guerre civile et d’évoluer vers une élection présidentielle, fût-elle violente aujourd’hui. La médiatisation à une échelle mondiale, preuves à l’appui, des crimes reprochés à Bemba ont fini par convaincre ses supporters congolais qu’il n’était pas innocent. Ils ont compris qu’ils ne pouvaient ou ne devaient, à cause de lui, et lui seul, se mettre en marge de la reconstruction de leur pays. Le même scénario est plausible en Côte d’Ivoire.
Cissé Sindou

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