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CPI / Après le transfèrement de Laurent Gbagbo, Ouattara, Soro et Ocampo répondent à la colère et aux soupçons de ses partisans
Publié le vendredi 2 decembre 2011   |  L'intelligent d'Abidjan


Crimes
© Getty Images
Crimes commis pendant la période post-électorale : Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno Ocampo à Abidjan
Photo : Le Procureur de la Cour pénale internationale, Luis Moreno-Ocampo (L) et le Président de la République Alassane Ouattara


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Depuis Conakry, le chef de l’Etat s’est prononcé hier jeudi sur le sort et la situation de l’ex-président Laurent Gbagbo. Le président Alassane Ouattara a tenté de rassurer les uns et les autres, à la suite des réactions partagées suite au transfèrement du mentor de la refondation.

«Il n`y a pas mieux que la justice internationale impartiale pour le juger. Maintenant, il est aux mains de la justice internationale, nous avons préféré cela, nous l`avons dit dès le départ. On voulait nous accuser de mettre en œuvre une justice des vainqueurs: il n`y a pas mieux que la justice internationale impartiale », a affirmé le président ivoirien. Le président de la République a ajouté que le départ de Côte d`Ivoire de Laurent Gbagbo s`est effectué "dans la plus grande discrétion", ajoutant qu’il n`y a pas eu d`images du président Gbagbo avec des menottes, nous avons voulu respecter sa dignité d`Ivoirien, la considération que nous devons avoir pour un ancien chef d`Etat. (….) Toute cette affaire a été menée avec discrétion, mais en respectant de manière rigoureuse toutes les procédures quand nous avons reçu le mandat d`arrêt de la CPI".
Les choses semblent bien synchronisées au sommet de l’Etat. Après le conseil des ministres de Mercredi dernier, au cours duquel il a donné des indications, à la suite également de la sortie du Premier ministre Guillaume Soro, qui a donné une dimension humaine et psychologique de ce qui s’est passé, le chef de l’Etat est monté au créneau et a tenté de répondre ainsi à la colère, aux soupçons et accusations du FPI, ainsi que des partisans de l’ex-président. Des observateurs notent l’insistance mise hier par le chef de l’Etat, sur la qualité d’ancien chef d’Etat de Laurent Gbagbo. Une option, qui n’avait pas souvent été prise en compte dans la procédure légale.
Pour justifier la responsabilité pénale individuelle de Laurent Gbagbo, et le citer comme coauteur indirect (les juges de la CPI ont dit vouloir examiner à fond, cette détermination du procureur Ocampo), il faut, selon des juristes, prendre effectivement en compte la qualité d’ancien chef d’Etat de Laurent Gbagbo. Une opportunité, apprend-on, pour les avocats de Gbagbo, qui pourront à nouveau soulever la question, d’autant plus que dans la procédure légale, des responsables politiques n’avaient pas manqué , pour justifier les accusations de crimes économiques , de parler de Laurent Gbagbo, comme une prise de guerre, un détenu arrêté en tant que chef de guerre, et à la tête de combattants illégaux .

La CPI sur tous les supports de communication

Les services de communication de la Cour pénale internationale ne sont pas en reste. Ils sont sur tous les fronts. Une séance de formation est organisée ces jours-ci, à l’intention des journalistes présents en Europe, et correspondants de journaux en Côte d’Ivoire, ou traitant des questions et sujets ayant trait à la Côte d’Ivoire. Des mails sont envoyés à des médias, et leaders d’opinion. Des liens et des textes sont mis à disposition, et tout le monde est invité à aller sur le site de la Cour pénale pour lire tous les documents, afin de mieux comprendre la procédure en cours. Dans un mail adressé aux médias et assimilés, une responsable de la communication à la CPI écrit : «Bonjour à tous, je vous fais parvenir un certain nombre de matériels produits ici au siège de la Cour et que nous souhaitions mettre à votre disposition.

Pour la presse écrite :

Vous trouverez ci-joint un document en PDF compilant les questions les plus fréquentes avec des réponses. Nous vous encourageons à le publier dès que possible car il reprend de façon totalement neutre l’ensemble des informations quant à l’affaire Gbagbo et l’enquête en Côte d’Ivoire. Permettez-moi de préciser ici que mon bureau dépend du Greffe de la CPI et ne représente pas le Bureau du Procureur – notre mandat est de diffuser au mieux une information neutre sur ce qui se déroule devant la CPI, et donc en particulier les décisions prises par les juges de la Cour en toute impartialité.

Pour les radios et pour les télévisions :

Vous trouverez ci-dessous, les liens vers les programmes radio et télévision que nous avons produits. N’hésitez pas à les utiliser sur vos ondes. Le premier est un programme qui replace le contexte de ce transfert et explique les grandes étapes de l’intervention de la CPI en Côte d’Ivoire ; le second est l’intégralité d’une interview avec un conseiller juridique des juges de la Chambre. Je vous joins également la transcription de l’interview en PDF ci-joint. Je reste à votre disposition pour tout renseignement complémentaire. Bonne journée et à bientôt ! » Le mail provient de Caroline MAUREL. Elle est fonctionnaire adjointe chargée de la Sensibilisation, à la Section de l`information et de la documentation de la Cour pénale internationale. Les avocats de l’ex-chef de l’Etat avaient dénoncé dès le Mardi 29 Novembre 2011 le transfèrement de l’ancien président. Les candidats CNRD et indépendants FPI aux législatives du 11 décembre ont annoncé leur retrait du scrutin. A leur suite, le FPI a dit qu’il se retire de tout le processus de réconciliation nationale, considérant le transfèrement de son champion, comme une façon pour le pouvoir, de dire non au pardon et à la réconciliation. De son côté, le régime Ouattara met en avant l’exigence de la lutte contre l’impunité, et en faveur d’une justice équitable. Certains observateurs redoutent, non des troubles sociaux politiques sur le terrain (pas avant 3 à 6 mois), mais plutôt une stratégie de tension, à même d’impacter la relance économique et la reprise des activités. En communiquant sur tous les fronts, les autorités ivoiriennes (le Président de la République, le Premier ministre, le gouvernement, le procureur de la République) d’une part, et d’autre part les services de la Cour pénale internationale (qui insistent sur leur neutralité), tentent de mettre en avant leur souci et volonté de transparence, de justice équitable pour apaiser les tensions et calmer la douleur, ainsi que la colère des partisans de l’ex- chef de l’Etat ivoirien.
Charles Kouassi

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