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Laurent Gbagbo face aux juges de la Cpi, hier : 1ère audition, 1ers mensonges
Publié le mardi 6 decembre 2011   |  Le Nouveau Réveil




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La prison n’a eu sur lui aucun effet correctionnel. Laurent Gbagbo est apparu certes amaigri (il a perdu 10 kilos), mais n’a rien perdu au niveau de son capital de défauts, en particulier le mensonge. Il a, en effet, suffi au juge de séance de lui donner l’occasion de faire une petite déclaration sur ses conditions de détention à la Haye et de son transfèrement à la Cpi pour qu’il distille quelques petits mensonges. Certainement conseillé par ses avocats, Laurent Gbagbo s’est efforcé d’afficher une mine d’un homme qui n’était pas ébranlé, il a même essayé de présenter certaines situations avec ironie, histoire de montrer qu’il a été la victime d’une grosse machination politico-judiciaire exécutée avec la bienveillante complicité de la France. Gbagbo n’a pas osé dire que l’armée régulière l’avait abandonné à son sort, qu’il s’était entouré de miliciens et de mercenaires qui semaient terreur et désolation en jetant des obus sur les civils, ou encore que son chef d’état-major et la majorité des généraux l’avaient quitté pour rallier la cause de Ouattara. Comment dès lors, un tel homme peut-il affirmer devant la Cpi qu’il était encore le patron de l’armée régulière ? Quel a été l’apport des forces françaises qu’il accuse dans la progression fulgurante des forces pro-Ouattara sur Abidjan ? Pourquoi dans la quasi-totalité des cas, les ex-Fds ont-elles refusé de croiser le fer avec les Frci ? Les forces françaises ne sont intervenues que dans le cadre du mandat des Nations Unies lorsque Gbagbo a commencé à bombarder le siège de l’Onuci, à tuer lâchement les populations civiles dans les quartiers de la capitale, à s’attaquer aux personnels et aux véhicules de l’Onuci. Tout cela est si récent qu’aucun mensonge ne saurait prospérer. Sur les conditions de sa détention, Gbagbo tente encore de tirer sur lui la couverture de la victime innocente. Qui a été brimé, enfermé sans possibilité de voir la lumière du jour. Ce qui est archi faux car, ces déclarations tendraient à faire croire que même les fenêtres de la résidence étaient scellées, verrouillées. Or, ce dernier avait le droit de circuler librement à l’intérieur de sa résidence, il bénéficiait d’une chambre climatisée, d’une télévision. Mieux, on lui offrait même trois repas par jour. Il pouvait faire des exercices physiques. Comment peut-on alors parler de conditions de détention inhumaines quand on a fait tuer tant de personnes ? Relativement à son transfert à La Haye, Gbagbo, grand roublard devant l’éternel, estime avoir été roulé dans la farine. Puisqu’on lui aurait tout caché ainsi qu’à ses avocats. Et Laurent Gbagbo de se plaindre de ces manœuvres en déclarant que lui au pouvoir faisait tout dans la plus grande transparence. Mensonge encore. Car, Gbagbo gouvernait par la ruse. Il n’a jamais respecté ses adversaires encore moins sa parole donnée. Au point où il a été surnommé "le boulanger" d’Abidjan.
Au total, au cours de cette audience de première comparution, le bourreau des lagunes a tenté de toucher l’émotion des juges, de se faire passer pour la victime d’une vaste conspiration internationale. Heureusement que les faits et les preuves de ses horreurs sont encore là, visibles. Bientôt les faits vont parler et Gbagbo sera confronté au Gôpô de La Haye.
Akwaba Saint Clair

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