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Réactions après la première comparution de Laurent Gbagbo
Publié le mardi 6 decembre 2011   |  L'intelligent d'Abidjan




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Pr. Jérôme Climanlo, président de l’USD :

«Je suis étonné qu’on ne lui ait pas signifié qu’il y a un mandat d’arrêt contre lui»
«Je n’ai pas suivi l’audience, mais rien ne devait se passer, parce que pour le moment, la procédure ne porte pas sur le procès en tant que tel. Il s’agit pour les juges d’être sûrs de l’identité de celui qui est devant eux. La date du procès a été fixée au 18 juin 2012. Gbagbo va se présenter devant les juges qui vont l’écouter, le juge ou les avocats peuvent demander le report du procès et cela peut traîner. Laurent Gbagbo a dit ce qu’il a ressenti et je suis étonné qu’on ne lui ait pas signifié qu’il y a un mandat d’arrêt contre lui. Quand on va rentrer dans le vif du procès, je donnerai ma position. Mais, c’est regrettable que les dirigeants africains se retrouvent devant la Cour Pénale Internationale. Quand j’ai appris que Laurent Gbagbo a été transféré à la CPI, je suis resté chez moi pendant deux heures sans bouger. C’était comme si j’étais paralysé, parce que Gbagbo est un compagnon de lutte. Nous nous connaissons, nous nous sommes battus depuis 1980 pour la démocratie et j’ai été choqué que l’un des nôtres soit traduit devant la CPI pour violation de Droits humains. J’ai coulé des larmes, j’ai eu mal de voir que cela arrivait à notre ami et je me suis dit : « Quel gâchis ». C’est comme si nous nous étions trompés dans notre combat ».

Alassane Salif N’diaye, secrétaire général de l’UDPCI : «Gbagbo n’a pas encore été accusé»

«Il n’y a pas de commentaires particuliers à faire. Il fallait savoir si l’individu qui s’est présenté devant les juges était l’ancien chef de l’Etat ivoirien, il fallait que les juges sachent si son transfèrement avait été fait dans les normes idoines. Il n’y a donc pas de problèmes, allons doucement car nous sommes pressés. Le juge a dit que rien ne serait touché sur les questions de fond. Laurent Gbagbo a dit ce qu’il a dit, mais il n’a pas encore été accusé. Il ne faut donc pas s’arrêter à cela. Le 18 juin 2012, je pourrai faire plus de commentaires ».

Karamoko Yayoro, président du RJR : «Les procédures sont en cours, nous attendons le 18 juin 2012»

«Il faut suivre avec attention ce qui se passe à La Haye. Nous avons l’ambition de construire une Côte d’Ivoire où l’impunité est absente, de construire une justice impartiale et de faire de nos Etats, des nations modernes. Les procédures sont en cours, nous attendons le 18 juin 2012, mais pour le moment, nous sommes en campagne et nous espérons fêter à partir du 12 décembre 2011, à Abobo et dans toute la Côte d’Ivoire ».

Seth Guédé Koko, président de l’ACSCCI : «Tout coupable mérite la prison»

«Je trouve qu’il avait l’air bien portant et que la parole lui a été largement donné afin qu’il dise sa part de vérité, et c’est ce qui est le plus important dans ce genre de procès. Je crois que c’est ce que la justice ivoirienne voulait en donnant une suite favorable à la demande de transfèrement de M. Gbagbo (une justice équitable). Je pense que l'ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo a fait sa première comparution devant la CPI, parce qu'il est accusé de crime de sang par la juste nationale et internationale. M. Gbagbo et ses partisans devaient s'attendre à une pareille fin pour ce digne fils de la nation qu’ils ont bien aidé à se détruire. Mais notez que moi je fais partie de ceux qui considèrent que tout coupable de crime mérite la prison. C’est important pour la mémoire des victimes, mais aussi pour que cela serve de leçon aux autres qui viennent d’arriver au pouvoir.»

Barro Anzouma (Opérateur économique): "La justice est partiellement rendue"

«C'est un sentiment de joie qui m'anime. Parce que, si M. Gbagbo n'avait pas été transféré à La Haye, on allait en vouloir au président Ouattara. Laurent Gbagbo a commis tellement de crimes qu'aujourd'hui, nous sommes soulagés. Les crimes de Laurent Gbagbo seront sanctionnés. C'est vraiment un grand soulagement pour nous qui avons été victimes; qui avons perdu des parents très proches dans cette crise. La justice est partiellement rendue. Et elle sera totale lorsqu'il sera condamné ».

Coulibaly Ahmed (Enseignant au CAFOP): "Le fait de le voir partir du pays est déjà un grand soulagement"

«C'est un sentiment de satisfaction. C'est aussi un sentiment qui anime tous les Ivoiriens qui ont souffert de la crise. C'est un sentiment de soulagement. Quitter le pays et partir pour un autre lieu, où vraisemblablement justice sera faite. Donc c'est un sentiment de satisfaction. Vivement que les choses se passent comme elles ont commencé. J'espère que ça va se passer ainsi et que le plus faible aura gain de cause. Le fait de le voir partir du pays est déjà un grand soulagement. Nous attendons la date du 18 juin 2012 pour nous prononcer encore sur la suite de l'événement».

Djè Kouadio Emile (Professeur à la retraite): "Nous avons eu des témoignages sur ce qui s'est réellement passé"

«C'est un sentiment de regret. Parce que voir un personnage comme ça traité de cette manière, c'est vraiment regrettable. Mais n'étant pas moi-même juge ni magistrat, je me réfère à ce que la CPI a fait... Je ne dis pas non plus qu'il y a justice des vainqueurs sur les vaincus ou de justice de vaincu contre le vainqueur. Vous savez, l'histoire est têtue. Nous avons eu des témoignages sur ce qui s'est réellement passé. Peut-être qu'il n'était pas un acteur principal en tant que tel. Dès lors que tu es à la tête d'un pays et qu'il arrive une situation pareille, il faut assumer la responsabilité».

Bakayoko Largathon Issiaka (agent commercial): "C'est beaucoup regrettable"

«Voyez-vous, de statut de président, vous vous retrouvez à la CPI. C'est beaucoup pathétique; c'est beaucoup regrettable. Mais je crois que cela peut aussi servir de leçon à bon nombre de présidents qui n'ont pas encore compris qu'il y a un nouveau vent de la démocratie qui souffle sur le monde. Si je me base sur ses propos au cours de cette première comparution, je m'aperçois que l'ancien président se croit encore dans le Palais présidentiel d'Abidjan. Il parle avec aisance comme si de rien n’était. Et mieux, on s'en rend compte qu'il ne laisse pas le choix à ses avocats de prendre sa défense. Alors que ces derniers seraient en train de préparer des dossiers pour sa défense. Je souhaite, si cela est possible, qu'il lance un appel à ses compatriotes LMP à mettre balle à terre pour qu’ils prennent le train de la réconciliation qui est déjà en marche. Quand la sentence sera connue au-delà du 18 juin 2012, pour ma part, je crois que cela pourrait soulager un peu les victimes».

BAH Touré (président des ressortissants du Denguélé à Yamoussoukro) : «Cette première comparution ne me surprend pas»

«Cette première comparution ne me surprend pas. C’est Gbagbo lui-même qui avait demandé à la CPI de venir enquêter en Côte d’Ivoire. Avant que le Président Ouattara ne soit là. Ce qu’il a demandé, c’est ce qui est en train de se faire. Ne soyons pas surpris. Je pense que cela va servir d’exemple à d’autres chefs d’Etats…»

Kouadio Aya Cécile (Etudiant en Informatique de gestion): «Son transfert à La Haye a été trop tôt»

«Son transfert à La Haye a été trop tôt. Il n’y a aucun texte à ce que je sache de notre juridiction qui autorise un tel transfert. Et le président Gbagbo lui-même a expliqué les conditions de son transfert. On nous parle de droits de l’Homme et de paix. (…) La date du 28 juin prochain veut tout dire. Mettre le président Laurent Gbagbo à l’écart de la politique.

Yapo Anne-Marie (Commerçante de produits vivriers) : «Que les blancs le gardent longtemps»

«J’ai suivi son transfert. Si ça peut régler le problème des gens qui sont morts, tant mieux. Il nous a trop fatigués. Que les blancs le gardent longtemps. Cela peut nous soulager…»

Kanaté Ladji (Transporteur): «J’étais content de voir Gbagbo»

«Vraiment, j’étais content de voir Gbagbo, là où il est aujourd’hui. A travers ses dires, il reconnaît que Dieu est le seul maître de l’univers. Il peut te faire roi et te descendre à la minute qui suit».
Propos recueillis
par Olivier Dion, Bosco de Paré

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