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Côte d`Ivoire : Après Gbagbo à la CPI, à qui le tour?
Publié le mercredi 14 decembre 2011   |  AFP


Justice:
© Autre presse
Justice: Laurent Gbagbo devant la Cour pénale internationale
Photo: M. Laurent Koudou Gbagbo lors de l’audience de comparution initiale devant la CPI le 5 décembre 2011


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A qui le tour? Après le transfèrement à La Haye de l`ex-président Laurent Gbagbo, le régime du chef de l`Etat ivoirien Alassane Ouattara est sous la menace d`éventuelles poursuites de la Cour pénale internationale (CPI) contre d`anciens rebelles qui l`ont porté au pouvoir.

Le dossier très sensible des futures poursuites de la CPI devrait être au centre des discussions du Premier ministre et chef de l`ex-rébellion ivoirienne Guillaume Soro, jeudi à New York, avec le procureur de la Cour Luis Moreno-Ocampo et son adjointe Fatou Bensouda, qui lui succédera en juin.

Ces entretiens se tiendront en marge de la 10ème session de lAssemblée des Etats parties au Statut de Rome de la CPI, un peu plus de deux semaines après l`incarcération de M. Gbagbo pour crimes contre l`humanité lors de la crise post-électorale de décembre 2010-avril 2011, qui a fait quelque 3.000 morts.

Après les crispations politiques causées par le transfèrement de l`ex-président, est-il "toujours indiqué, nécessaire" que la CPI continue les poursuites?, s`interroge un proche du pouvoir.

"La justice est faite pour amener l`ordre, sinon elle devient une justice dangereuse", explique-t-il à l`AFP. Il met en avant "l`intérêt de l`Etat" et cite le cas de la République démocratique du Congo (RDC).

Le président congolais Joseph Kabila refuse d`exécuter le mandat d`arrêt de la CPI, délivré en 2006 pour crimes de guerre, contre l`ex-rebelle Bosco Ntaganda, aujourd`hui général dans l`armée. Il a répété en octobre que, dans ce cas, la paix était plus importante que la justice.

"aller vers les plus hauts responsables"

Mais le 5 décembre, jour de la première comparution de M. Gbagbo devant la CPI, le procureur Moreno-Ocampo avait réitéré que "des crimes ont été commis de tous les côtés", par le camp Gbagbo comme par les hommes du président Ouattara.

"Le procureur a indiqué que nous envisagions de poursuivre environ deux à trois personnes pour chaque partie impliquée dans les violences postélectorales", indique à l`AFP Pascal Turlan, conseiller en coopération internationale auprès de M. Ocampo.

Le bureau du procureur "envisage donc de demander dès que possible d`autres mandats d`arrêt" contre des responsables de crimes des deux camps, ajoute-t-il.

"Notre stratégie reste la même: toujours aller vers les plus hauts responsables des crimes les plus graves", insiste-t-il.

Dans un rapport publié en octobre, Human Rights Watch (HRW) nomme 13 dirigeants militaires et politiques impliqués selon l`ONG dans les crimes commis durant la crise.

Dans le camp Gbagbo, outre l`ex-président, l`organisation cite notamment Charles Blé Goudé, ancien chef des "jeunes patriotes" - qualifiés de "miliciens" - et en cavale en Afrique de l`Ouest. Le général Bruno Dogbo Blé, ex-commandant de la Garde républicaine en détention, figure aussi sur la liste.

Dans le camp Ouattara, HRW cite le capitaine Eddie Médi et le commandant Losséni Fofana, deux chefs de l`ex-rébellion officiellement régularisée, sous le nom de Forces républicaines de Côte d`Ivoire (FRCI), par décret de M. Ouattara en mars, juste avant la bataille décisive de fin mars-début avril.

Ils sont mis en cause pour leur rôle présumé dans des massacres dans l`ouest, notamment à Duékoué.

Les autorités ont assuré qu`elles n`entraveraient pas le travail de la CPI, alors même que le nom du commandant Chérif Ousmane, devenu numéro 2 de la garde présidentielle, est également avancé par HRW.

Poursuivre des pro-Ouattara est une question de "crédibilité" pour la CPI, avance une source diplomatique. Mais, relève un observateur, si Chérif Ousmane est l`objet d`un mandat d`arrêt, "qui viendra l`arrêter?"

bur-cpy/tmo/sb

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