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Mort de l’ancien argentier de Gbagbo en Israël - Bohoun Bouabré n’est pas une victime de Ouattara
Publié le vendredi 13 janvier 2012   |  Le Patriote


Paul-Antoine
© AFP
Paul-Antoine Bohoun Bouabré ex-ministre de l’économie et des finances ivoirien


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La nouvelle de la mort de Paul Antoine Bohoun Bouabré a jeté le froid au sein de toute la société ivoirienne. Partenaires comme anciens adversaires ont été émus par le décédé de l’une des personnalités qui a marqué l’histoire de la Côte d’Ivoire ces dix dernières années. L’ancien ministre de l’Economie et des Finances a trouvé la mort en Israël où il était allé se faire soigner pour une insuffisance rénale. Il est de notoriété que Bohoun Bouabré était rongé par cette maladie depuis plusieurs années. Ce mal a eu finalement raison de lui. Bouhoun Bouabré n’est pas mort, parce qu’il n’avait plus d’argent pour le faire comme tentent de voir croire désespérément les organes de presse proches du FPI. Il n’est pas non plus mort, parce que le président Alassane Ouattara aurait refusé de prendre en charge ses frais de soins. Le dire ou l’écrire est vraiment faire une injure au disparu et aux Ivoiriens qui savent quand même qui était Paul Antoine Bohoun Bouabré. Car l’ancien argentier était loin de l’indigent que l’on veut faire passer, ces derniers jours dans l’opinion. Il est de notoriété que Bohoun Bouabré faisait partie des personnalités qui ont le plus profité du régime de Laurent Gbagbo. Paul Antoine Bohoun Bouabré n’était pas un kopeck près. Il était l’un des milliardaires de la République sous Laurent Gbagbo. Il a géré les caisses de l’Etat pendant plus cinq ans à une période où tout le monde sait qu’il n’y avait pas de contrôle. Durant son passage à la tête du département de l’Economie et des Finances, l’ancien président du Conseil général eu le temps d’amasser. A preuve, il était régulièrement dans des affaires de détournements de fonds ou de corruption telles que l’affaire BNI-LEV-ci et les centaines de milliards disparu entre Abidjan et Bissau, capitale de la Guinée-Bissau sur laquelle enquêtait le journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer. Ce qui lui a valu son enlèvement par des hommes en armes. Depuis le 16 avril 2004, Kieffer est porté disparu. Bohoun Bouabré était également cité dans le scandale de la filière café-cacao qui a vu l’incarcération des barons de la filière à la MACA pendant près de trois ans. Les fortes sommes d’argent détournés l’ont été au moment où l’ancien ministre du Plan était encore le locataire du 19è étage de l’immeuble SCIAM. Aujourd’hui, d’où vient-il que l’on veut coûte que coûte lier la mort de Bohoun Bouabré au gel de ces avoirs en Côte d’Ivoire ou à un prétendu refus du président Ouattara de prendre en charge ses frais de soins ? Bohoun Bouabré n’a pas été surpris par la chute de Laurent Gbagbo. Il a été l’un des premiers des barons du FPI a quitté la Côte d’Ivoire avant le 11 avril 2011 où Laurent Gbagbo a été arrêté. Il a donc eu le temps de prendre ses dispositions. Lui qui se savait malade. Il n’est pas également assez fou pour planquer toute sa fortune plus ou moins mal acquise seulement en Côte d’Ivoire. En économiste averti, il a eu le temps de faire des placements et d’ouvrir d’autres comptes à l’étranger. Comme le font les milliardaires en Afrique. Personne n’est dupe. Quelqu’un qui n’a pas le minimum ne se rend pas jusqu’en Israël pour se faire soigner. Laurent Gbagbo, lui-même, au plus fort de son règne, s’était rendu au Maroc, en Afrique et non au Proche Orient, pour se faire soigner… une dent. La vérité est que Bohoun Bouabré était condamné. Et il le savait. C’est la raison pour laquelle il est allé, comme pour voir le miracle de Dieu s’opérer dans sa vie, en Israël où il y a de très grands chirurgiens spécialisés dans la greffe des reins. L’insuffisance rénale dont il souffrait était en phase terminale. C’est dans l’attente d’une greffe de reins que la mort l’a surpris le mercredi dernier. Bohoun aurait survécu si on pouvait encore le sauver. Certes, l’insuffisance rénale est une redoutable maladie, voire incurable. Mais on peut y échapper. A condition qu’on trouve à temps un donneur compatible qui accepte de donner un de ses reins. Des cas des personnes qui en ont bénéficié sont légions. Le plus connu est celui de Barthélémy Inabo qui, grâce à un proche, vit aujourd’hui avec un rein. Alors qu’on arrête de raconter n’importe quoi aux ivoiriens. Bohoun Bouabré n’est pas une victime de Ouattara.
Jean-Claude Coulibaly

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