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Côte d`Ivoire : le système Ouattara
Publié le jeudi 19 janvier 2012   |  Jeune Afrique


2ème
© Présidence par Aristide
2ème Sommet du Traité d’amitié et de coopération entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire: les Présidents Ouattara et Compaoré président un Conseil des ministres conjoint
Vendredi 18 novembre 2011. Ouagadougou (Burkina Faso). Conseil des ministres conjoint, sous la présidence des chefs d`Etat Alassane Ouattara (Côte d`Ivoire) et Blaise Compaoré (Burkina Faso)


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À Abidjan, le palais présidentiel du Plateau a changé de propriétaire, mais aussi de style. Rien n`est laissé au hasard. Pointilleux, le chef d`État ivoirien Alassane Dramane Ouattara s`est entouré de quelques personnes de confiance. Enquête au cœur du pouvoir.

« Il nous faudra encore environ cinq mois pour que nous soyons totalement installés et opérationnels. Je ne m`attendais pas à trouver un pays à ce point dévasté et pillé… » Dans l`immense bureau du palais du Plateau où il nous reçoit, le chef de l`État ivoirien, Alassane Dramane Ouattara, a les traits tirés. Devant lui, une pile de parapheurs qui attendent sa signature, trois fauteuils club en cuir marron pour accueillir ses interlocuteurs et une télévision qui diffuse en boucle les programmes d`une chaîne française d`informations en continu. L`écrin du pouvoir ivoirien, là où tout ou presque se décide, en impose. Mais il a changé de propriétaire, donc de fonctionnement et de style.

Jadis ouverte aux quatre vents, la présidence n`a plus rien à voir avec la fourmilière aux allures de capharnaüm de l`ère Gbagbo. Ce dernier aimait avoir son hétéroclite tribu autour de lui, au point qu`il était parfois difficile de discerner les officiels et les confidents des simples factotums. Le palais lui-même, endommagé par les combats et la « bunkerisation » du régime pendant les derniers feux de sa résistance, est l`objet de toutes les attentions : bureaux refaits à neuf par l`architecte Pierre Fakhoury, grand nettoyage de locaux à peine entretenus pendant dix ans – dont la salle de réception « des pas perdus », où furent découvertes armes et munitions – et réhabilitation de l`immeuble voisin destiné à abriter certains services administratifs de la présidence.

Désormais, on n`y croise que le personnel strictement habilité, et la salle d`attente n`est autorisée qu`à ceux qui ont un rendez-vous dûment consigné dans les registres des huissiers. Fini le temps des demandes d`audience impromptues et des visiteurs (plutôt du soir à l`époque) incrustés dans les fauteuils en cuir, qui avaient fini par épouser leurs formes. Tout est « carré », organisé. Les conseillers du « patron », toujours tirés à quatre épingles et équipés d`un iPad, sont dix fois moins nombreux que sous les refondateurs, mais chacun remplit un rôle bien précis.
... suite de l'article sur Jeune Afrique

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