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Rencontre Gbagbo-Miaka à la Haye : Le FPI confie son destin à un prisonnier
Publié le vendredi 3 fevrier 2012   |  Le Patriote


La
© AFP
La Haye : Laurent Gbagbo comparaît en direct
Lundi 5 décembre 2011. La Haye (Pays-Bas


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Question pour un champion: «Quelle est la formation politique qui se croit obligé de lier son destin à son fondateur en prison à la Haye pour on ne sait combien de temps?» Si vous avez répondu que c’est le FPI, alors vous avez trouvé la bonne réponse. En effet, selon le quotidien de cet ancien parti au pouvoir, l’actuel président par intérim de cette formation politique, Sylvain Miaka Ouaréto, s’est envolé pour la Haye mardi dernier. Non, l‘intérimaire d’Affi N’Guessan ne s’y rend pas pour répondre d’un quelconque crime qu’il aurait commis comme l’autre. Mais parce qu’il y aurait été «convoqué» selon ledit journal, par Gbagbo «avant les prochaines batailles.»

Ainsi donc, Miaka s’est envolé pour les Pays Bas les bras chargés de cadeaux pour prendre des consignes ou des instructions ou même des directives auprès du désormais illustre prisonnier. A son retour, le président par intérim va-t-il annoncer que son pari s’inscrit résolument dans le processus de réconciliation nationale? Le FPI prendra-t-il (enfin) part aux futures élections municipales prévues pour bientôt? Rien n’est moins sûr. Ce qui l’est en revanche, c’est que l’on constate que l’ancienne formation politique au pouvoir a décidé de lier son destin à un prisonnier, fut-il Laurent Gbagbo, le fondateur de leur parti. La question vaut son pesant d’or dans la mesure où les responsables de ce parti savent très bien que leur mentor est ‘’grillé’’ pour toujours. De quelle marge de manœuvre dispose l’ancien président déchu pour gérer une aussi lourde machine en étant enfermé entre quatre murs à des milliers de kilomètres? Cette vérité, les responsables du FPI le savent. Seulement voilà. Ces derniers veulent maintenir la flamme militante de quelques partisans ou supporters qui ne jurent que par l’ancien chef de l’Etat.

L’astuce consiste donc à leur faire accepter l’illusion d’un hypothétique retour de Gbagbo, alors qu’eux-mêmes n’y croient point du tout. Mais à beau mentir qui vient de loin. Une fois la supercherie découverte, les militants et militantes qu’on nourrit d’espoir, se rendront bien compte que leurs nouveaux dirigeants se sont joués d’eux. Plus grande sera encore la désillusion. «On peut tromper le peuple, une partie du temps. On peut tromper une partie du peuple tout le temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps», avait prévenu Abraham Lincoln. Une citation devenue plus que célèbre que le FPI devrait méditer. Car la question est de savoir pendant combien de temps vont-ils mentir à leurs partisan en leur faisant miroiter le retour de quelqu’un qu’on accuse de crimes contre l’humanité et de crimes de sang. Au demeurant, la question qu’on pourrait poser à ces quelques férus de Gbagbo est de savoir quel exemple tirent-ils d’un homme accusé de tels crimes?

YMA

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