x Télécharger l'application mobile Abidjan.net Abidjan.net partout avec vous
Télécharger l'application
INSTALLER
PUBLICITÉ

Économie Publié le lundi 6 février 2012 | L’intelligent d’Abidjan

Rediffusion / Charles Koffi Diby : ‘’Nous voulons une croissance de 12 à 15 % à l`horizon 2020’’

© L’intelligent d’Abidjan
Législatives 2011 : Le candidat Charles Koffi Diby candidat PDCI a Bouaflé a effectue des tournées dans plusieurs villages
Jeudi 08 décembre 2011.Bouafle. Le candidat Charles Koffi Diby a effectue des tournées dans les villages de Diacohou, Tibeite, et Bozi auquel il a fait don d`une ambulance.
En marge de la visite du chef de l’Etat à Paris, le ministre de l’Economie et des Finances, Charles Koffi Diby, a fait du lobbying aux côtés des investisseurs français. Dans un entretien accordé au journal français, Les Echos, il présente les opportunités qu’offre la Côte d’Ivoire aux potentiels investisseurs qui désirent s’installer en Côte d’Ivoire.

Comment se porte l'économie ivoirienne, neuf mois après la fin de la crise ?
Nous avons traversé une grave phase de récession que nous espérons limiter à -5 % pour 2011. Pour 2012, notre prévision de croissance est de 8,9 %. Nous voulons être un pays émergent à l'horizon 2020 avec une croissance de 12 à 15 %. Cette croissance ne peut être soutenue que par des investissements massifs, publics ou privés. C'est pourquoi nous investirons 629 milliards de francs CFA en 2012 (0,95 milliard d'euros), soit le double des années précédentes. Cela devrait draîner un investissement privé complémentaire de 1.200 milliards.

Les investissements étrangers ont-ils repris le chemin
du pays ?
Lorsqu'il y a une reprise économique, l'investissement privé ne se déploie pas immédiatement. Les investisseurs attendent de bons signaux avant de s'engager. Or, les décrets ont été pris pour créer les tribunaux de commerce. La lutte contre le racket - qui, il y a quelque temps, était systématique -a démarré. Nous adopterons par ailleurs, au plus tard d'ici à fin mars, trois nouveaux Codes de l'investissement, Code minier et Code des hydrocarbures qui offriront des facilités fiscales.

Les investisseurs sont-ils les mêmes qu'avant la guerre ?
Les anciens groupes reviennent, les groupes français sont présents. Tous les gros opérateurs qui étaient présents sont restés -notamment dans les secteurs du café et du cacao. Sur la centaine de PME françaises qui avaient quitté le pays, 80 sont revenues. D'autres investisseurs non européens marquent leur présence. Les Marocains, impliqués dans le secteur bancaire avant la crise vont investir dans l'assurance, dans l'industrie du ciment et dans la construction de logements sociaux. Les Indiens qui ont tâté le terrain avant la crise, entendent prospecter sérieusement. Les Turcs regardent de près le marché, mais n'ont pas encore investi. Et les entreprises chinoises commencent à être beaucoup plus présentes.

Les entreprises françaises sont-elles privilégiées ?
Non, mais elles ont un savoir-faire que nous apprécions et elles participent à 50 % de nos recettes fiscales. Nous avons donc un œil bienveillant sur ces entreprises.

Pour accéder à de nouveaux crédits, il vous faut un feu vert du FMI et de la Banque mondiale, conditionné notamment à la réforme de la filière du café et du cacao. Pourriez-vous l'obtenir plus tôt que prévu, vu l'avancée des réformes ?
Nous espérons en effet obtenir le point d'achèvement de l'initiative des pays pauvres les plus endettés (PPTE) avant juin, voire avant mai, notamment en raison des avancées sur la réforme du café et du cacao. Toutes les conditions sont remplies pour le point d'achèvement. Les réformes ont été faites. Nous avons fait en sorte que les critères quantitatifs soient bons. Et nous avons entamé assez sérieusement l'assainissement des finances publiques.

La France attend ce feu vert pour un contrat de désendettement-développement de 2 milliards d'euros. Dans quels secteurs souhaitez-vous qu'elle investisse ?
Nous attendons de la France qu'elle nous aide à reconstruire le pays et qu'elle investisse d'abord dans la lutte contre la pauvreté - plus d'un Ivoirien sur deux vit avec moins de deux dollars par jour. Il faut investir dans les infrastructures sanitaires, la réhabilitation des hôpitaux, les infrastructures scolaires mais aussi pour l'emploi des jeunes - 70 % n'ont pas de travail -et dans l'agriculture où nous pourrions produire du riz pour devenir autosuffisants plutôt que d'être, comme aujourd'hui, importateurs nets.

In Les Echos
PUBLICITÉ
PUBLICITÉ

Playlist Économie

Toutes les vidéos Économie à ne pas rater, spécialement sélectionnées pour vous

PUBLICITÉ