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En proces a la CPI, Charles Taylor cite Gbagbo et Ouattara ; Ses révélations sur la crise post-électorale
Publié le mercredi 8 fevrier 2012   |  L'Inter




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L'ancien président libérien, Charles Taylor, détenu à la Haye, s'accroche à tout ce qui apparaît à ses yeux comme une bouée de sauvetage pour se sortir de l'étau de la Cour pénale internationale. La dernière trouvaille de ses avocats, c'est de plaider la cause de l'ancien chef de guerre en s'appuyant sur un rapport d'experts des Nations Unies sur le Liberia, publié en décembre de l'année dernière. Selon ledit rapport éventé par Rfi hier, les camps Gbagbo et Ouattara ont eu recours à des mercenaires libériens pendant les violences post-électorales. Pendant la guerre consécutive au contentieux électoral, des combattants libériens ont combattu à la fois pour Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, qui se disputaient le fauteuil présidentiel. C'est cette révélation que les avocats de Taylor entendent exploiter comme argument pour essayer de disculper leur client. Emprisonné à la Haye, l'ex-chef de guerre est accusé d'avoir recruté des mercenaires libériens pour faire la guerre en Sierra Leone où ils ont commis les pires atrocités. Ses avocats croient pouvoir démonter cette accusation en se fondant sur les révélations du rapport onusien. L'ex-chef de guerre, arguent-ils, ne saurait être tenu pour responsable du recrutement des mercenaires libériens ayant combattu en Sierra Leone, tout comme l'actuelle présidente du Liberia ne saurait répondre de l'immixtion des combattants libériens dans la guerre ayant suivi le contentieux électoral en Côte d'Ivoire. A ce sujet, voici ce que dit son principal avocat, Me Courtnay Griffiths : « Les activités des mercenaires libériens en Côte d'Ivoire sont à mettre en rapport avec ce qu'on reproche à M. Taylor. Dans les faits, ces combattants agissaient de leur propre chef, ils étaient organisés par des chefs de milices, sans qu'au-dessus d'eux, il n'y ait une main comme celle de M. Taylor, tirant les ficelles. Beaucoup de ces gens agissaient à titre privé ; ils sont sans emploi. Ils ont donc trouvé là un moyen de subsistance, soit en étant payé par Gbagbo ou Ouattara, soit en pillant les villages en Côte d'Ivoire. C'est exactement ce qui, d'après nous, s'est passé en Sierra Leone ». La ligne de défense de Charles Taylor est donc claire : s'appuyer sur l'exploitation des mercenaires libériens par les deux parties en conflit en Côte d'Ivoire durant la crise post-électorale. Et en déduire que, si le recours à ces chiens de guerre libériens par les forces pro-Gbagbo et pro-Ouattara ne saurait être imputé à Mme Hélène Johnson Sirleaf, on ne saurait non plus le tenir responsable de l'intervention des mercenaires libériens dans la guerre en Sierra Leone.

Assane NIADA

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