Accueil    Shopping    Sports    Business    News    Annonces    Cuisine    Nécrologie    Publicité
class=logo NEWS


Accueil
News
Politique
Article



Dernières dépêches



Comment

Politique

Insécurité : Les FRCI assiègent Arrah
Publié le mardi 14 fevrier 2012   |  Trait d'Union




Vos outils
height=28

PARTAGEZ


Plusieurs blessés graves, des maisons incendiéesLa ville d’Arrah, située à l’Est d’Abidjan, a connu de graves secousses, samedi 12 février 2012. Des éléments des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) y ont semé la terreur, tout le week-end. Arrah a été le théâtre de violents affrontements , les 12 et 13 février 2012, obligeant les populations Agni à se réfugier en brousse. Plusieurs blessés graves ont été enregistrés, certaines sources parlent même de mort d’hommes dans les affrontements qui ont opposé FRCI et populations malinké d’un côté et de l’autre, les autochtones Agni. Selon notre source, tout est parti du fait que les jeunes Agni ont demandé le départ des FRCI stationnées à Arrah, depuis la crise poste-électorale. Une idée non partagée par les FRCI, toujours présentes dans la localité. Pour résoudre cette équation, notre source indique que des rencontres ont eu lieu entre les autorités militaires de Daoukro, le chef du village d’Arrah et les jeunes. Objectif : s’accorder sur le départ des FRCI. Une date de départ des FRCI a donc été arrêtée, à l’issue de cette rencontre.

Laquelle date, selon notre source, n’a pas rencontré l’assentiment des jeunes Agni, éreintés des exactions commises par les FRCI par le passé. C’est ainsi que samedi 12 février 2012, les jeunes Agni ont décidé de rencontrer le Préfet d’Arrah afin de l’impliquer dans la résolution de ce problème. C’est à l’issue de cette rencontre d’avec le représentant local de l’Exécutif que les choses vont dégénérer. En effet, sur le chemin du retour, les jeunes Agni doivent traverser le quartier dioula pour accéder au leur. Notre source indique que, une fois au quartier dioula, ces jeunes Agni ont été l’objet de provocation. Ceux-ci rentrent dans le marché qui, dans les instants qui suivent, est le théâtre d’un incendie. Qui sont les pyromanes ? Notre informateur n’a pu nous le dire.

En attendant, c’est la débandade dans toute la ville qui, selon notre source, est prise d’assaut par les hommes en armes. La plupart, sinon la quasi-totalité des magasins appartenant aux Agni sont brûlés. Mais, les choses ne se sont pas arrêtées là. Selon notre source, les FRCI ont demandé du renfort. Et une fois ce renfort sur place, les événements vont prendre une toute autre tournure. Puisque les FRCI, souligne notre source, vont prendre pour cible les gendarmes qu’elles vont tenter de déloger de la Brigade d’Arrah. Plus tard, ce sont les forces de l’Onuci qui arriveront pour s’interposer. D’où, le calme relatif qui a régné sur la ville, dans la soirée du 12 février 2012. Dans la matinée du dimanche 13 février 2012, des tirs nourris ont été entendus dans la ville, à en croire notre source. Des éléments des FRCI, poursuit-elle, se sont livrés à une chasse à l’homme.

Allant jusqu’à fouiller des domiciles des Agni. Arrah a été le théâtre d’une battue. Les jeunes Agni ont élu domicile dans la brousse. Pis, nos informations font état de ce que la maison du chef du village d’Arrah, Nanan Tehoua II, a été incendiée. La résidence de son neveu, Nguessan Ndjo, homme d’affaires, a été incendié, ses véhicules ont été emportés.Tout comme le foyer des jeunes, construit par le Commissaire du gouvernement, Ange Kessy. Devant la gravité de la situation, un contingent du CRS et de la BAE est arrivé pour restaurer l’ordre dans la ville où la tension reste toujours vive.

RMK

LIENS PROMOTIONNELS