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Afrique Publié le samedi 25 février 2012 | Nord-Sud

Présidentielles Sénégalaises 2012 / Jour J -1 : La tension monte

© Nord-Sud Par DR
Situation en Côte d`Ivoire : Sommet d`urgence de la CEDEAO à Abuja (Nigeria)
Vendredi 24 décembre 2010. Abuja (Nigeria). Photo: Le President du Senegal SEM Abdoulaye Wade (droite)
A 24 heures des élections au Sénégal, l’opposition hésite sur la conduite à tenir : appeler à un report de la présidentielle ou accepter de se rendre aux urnes ce dimanche 26 février.

Le Sénégal a été le théâtre, vendredi, d’une nouvelle journée de manifestations et de réunions électorales. Au dernier jour de la campagne pour la présidentielle de dimanche, dont la tenue est jugée “impossible” par l’opposition en raison des récentes violences. Les scènes de violence se multiplient à Dakar et dans les autres régions du pays. Le mouvement du 23 juin (M23), qui veut lancer l’«assaut final» contre le régime de Wade, compte aller jusqu’au bout du combat même si la tentative de marcher sur le palais présidentiel a échoué. Les leaders de l’opposition ont été très tôt interceptés au niveau de la Corniche de Dakar par les forces de l’ordre qui avaient quadrillé la ville. A moins d’un jour du scrutin, la tension reste toujours vive dans les différents états-majors. Quatorze candidats sont en lice pour le fauteuil présidentiel. Mais certains candidats appellent à un report du scrutin, le jugeant manipulé par le président Abdoulaye Wade. Mais des ténors de l’opposition entendent bien, pour leur part, affronter dans les urnes le ‘’pape du Sopi’’ dès dimanche. Parmi eux, deux anciens Premiers ministres de Wade : Macky Sall et Moustapha Niasse, ainsi que le leader du Parti socialiste (PS), Ousmane Tanor Dieng. « Nous sommes contre tout report », a clamé la porte-parole du PS, Aïssata Tall Sall. La seule raison valable pour ajourner le scrutin serait le retrait d’Abdoulaye Wade, afin de laisser le temps au Parti démocratique sénégalais (PDS, au pouvoir) de se trouver un nouveau candidat. Au nom du Mouvement du 23 juin (M23), qui regroupe des partis de l’opposition et des associations de la société civile, Alioune Tine s’est prononcé en faveur du report. « Dire qu’on peut avoir une élection libre et transparente est une vue de l’esprit », a-t-il déploré. Le coordinateur du M23 juge le chef de l’État responsable des violences de ces derniers jours au Sénégal, lesquelles ont fait au moins six morts et des dizaines de blessés depuis fin janvier. Mais Alioune Tine accuse aussi le Conseil constitutionnel de s’être « disqualifié » depuis qu’il a validé la candidature controversée du chef de l’État. Or, selon lui, le Conseil constitue « en dernier ressort l’arbitre » du scrutin, puisqu’il examinera les éventuels recours et prononcera les résultats définitifs.

Autre accusée, selon Tine, la Commission électorale nationale autonome (Cena), « incapable de mettre au pas l’administration ». «La meilleure façon de sauver la mise, c’est de créer les conditions d’un consensus pour des élections libres et des organes de régulation neutres », conclut-il. « L’élection présidentielle du 26 février 2012 se déroulera comme convenu le dimanche prochain », a fait savoir, jeudi soir, le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, Me Madické Niang. Dans ce contexte tendu, les observateurs de la communauté internationale auront un rôle crucial à jouer. Dirigée par l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, une mission d’observation de l’Union africaine (UA) tente ainsi d’éviter que le Sénégal n’aille « vers le précipice de la violence ». Dans cet objectif, Obasanjo poursuivait vendredi ses rencontres avec l’opposition et le camp présidentiel.

Bakayoko Youssouf, envoyé spécial à Dakar
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