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Palabres autour de Gbagbo/Miaka et Katinan, qui pèse quoi ?
Publié le mardi 28 fevrier 2012   |  Parole d'Afrique


Justin
© Reuters
Justin Koné Katinan, Ministre du Budget du Gouvernment du Président Laurent Gbagbo


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Une bataille pour le contrôle du Front populaire ivoirien(FPI) fait rage. Chacun veut contrôler le parti cher à Laurent Gbagbo et Simone Ehivet, l’ex-couple présidentiel ivoirien. A fleurets mouchetés, le clan Miaka Oureto (Sg) et Koné Katinan se livrent une bataille sans merci. Mais, à la vérité que pèse réellement chacune de ces personnalités qui veulent prendre le gouvernail du bateau des refondateurs ? Décryptage.
L’un est un cacique du parti, dont les couleurs dominantes sont le rose et le bleu. Il est le secrétaire général du parti et le président intérimaire, en l’absence d’Affi N’Guessan, le président statutaire. Incarcéré dans le Nord de la Côte d’Ivoire après la capture de leur mentor, Laurent Gbagbo le 11 avril 2011. Il se nomme Miaka Oureto Sylvain. L’autre a été révélé au grand public, à la faveur de la formation du gouvernement Aké N’Gbo. Il revendique actuellement le porte-palorat de Laurent Gbagbo depuis son transfèrement au Tribunal de la Cour pénale internationale (CPI). A l’origine de cette guerre ouverte qui ne dit pas son nom, une histoire de porte-parole. Pour rappel depuis le transfèrement de l’ex-chef de l’Etat ivoirien à la Haye, une certaine cacophonie a vu le jour. Il était difficile de savoir qui de Alain Toussaint, dont on dit récusé par Laurent Gbagbo, Koné Katinan ou de Miaka Oureto devait s’exprimer au nom du désormais pensionnaire de la Haye. Face à cet imbroglio qui commençait à irriter certains militants du FPI, le Secrétaire général, Miaka Oureto, le désormais gardien de la maison, Rue Lumière en zone 4 C est monté sur ses grands chevaux pour ramener l’ordre dans la maison. Mal lui en a pris. Certains thuriféraires et leurs suppôts ont rué dans les brancards pour brocarder l’ex-député de Soubré. En première ligne, le très volubile Koné Katinan. Pour ce dernier, jusqu’à preuve du contraire, il détiendrait un mandat signé de Laurent Gbagbo qui lui donne quitus pour parler au nom de celui-ci. Toute chose que réfute Miaka Oureto qui pense que malgré la situation que vit le parti actuellement, le FPI, loin d’être un parti qui aurait perdu tout repère, est un parti structuré qui entend fonctionner tout en respectant les règles qui régissent la vie d’une association. A savoir le respect de la discipline du parti qui veut que la hiérarchie soit respectée et que tout acte qui est posé, le soit dans le strict respect de la légalité et des textes le régissant. A toutes fins utiles, cette guerre larvée entre les deux est survenue après la visite du président par intérim, Miaka Oureto à la Haye où, il a rencontré Laurent Gbagbo. Au cours d’une rencontre avec les militants de son parti à Paris, la capitale française, Monsieur Oureto avait non seulement donné des nouvelles de leur mentor mais aussi, rassuré les militants quant à la capacité du parti à rebondir, malgré les difficultés. En outre, il n’a pas pris de gants pour fustiger le comportement de certains militants qui profitent de la situation actuelle pour faire des sorties inopportunes dans la presse au nom du président Laurent Gbagbo. A ces derniers, il leur avait demandé de respecter la discipline du parti. Qui veut entre autres que lorsqu’il y a un problème qui est posé, la conduite à tenir est de saisir la direction du parti qui se prononce après avoir statué. Ce message, semble malheureusement n’avoir pas été perçu par certains militants. Dont Koné Katinan qui à hue ou à dia soutient mordicus qu’il n’a besoin d’autorisation de qui que ce soit pour parler parce que muni d’un document signé de Laurent Gbagbo qui lui donne droit de parler en son nom et au nom du parti. Se prononçant sur ce qu’on pourrait appeler la guerre Miaka- Katinan, l’ex- directeur du cadastre de la direction générale des Impôts d’Abidjan s’est voulu on ne peut plus clair « J’ai échangé avec le président Miaka. Il n y a pas le feu à la demeure. Nous nous sommes compris. Il a promis me rencontrer à la fin de son séjour européen… » Dixit Koné Katinan dans les colonnes d’un tabloïd de la place.

Eviter le syndrome de l’effritement
Le Front populaire ivoirien(FPI) de Laurent Gbagbo serait-il à bout de souffle ? Pas si sûr. Et pourtant, certains signes endogènes laissent transparaître l’idée d’un essoufflement. Sinon, comment comprendre qu’au moment même, où le parti a plus que jamais besoin de la cohésion de toutes ses forces vives, certains cadres se livrent à des querelles de clochers qui, si l’on n y prend garde sont de nature à fragiliser davantage le parti déjà, en proie à des doutes après la perte du pouvoir et le transfèrement de Laurent Gbagbo à la Haye. D’ailleurs, il n’est point besoin de rappeler que le parti de Simone Gbagbo est entrain de commettre des erreurs politiques qui à la longue, risquent de sonner le glas des socialistes ivoiriens. Qui au lieu de lutter pour la survie du parti, font de la libération de Laurent Gbagbo le préalable à toute participation au jeu démocratique en Côte d’Ivoire. Que dire du refus de ce parti de prendre part aux différents jougs électoraux en Côte d’Ivoire. Notamment, les législatives et les municipales à venir. Cette politique de la chaise vide a coûté cher au Rassemblement des républicains (RDR) en 2000. Cette année-là, suite au rejet de la candidature de son président, l’actuel Président de la République de Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, les républicains ivoiriens avaient boycotté les élections législatives. La suite est connue de tous. L’absence de ce parti, lui a été préjudiciable. Pour toutes ces raisons d’ailleurs, le Président Alassane Ouattara a appelé l’opposition significative ivoirienne à ne pas commettre l’erreur du RDR. Cela, semble n’avoir pas été entendu par le FPI. En tout état de cause, la Côte d’Ivoire a beaucoup souffert de la crise militaro-politique déclenchée depuis 2002 et surtout de la honteuse parenthèse meurtrière d’après l’élection présidentielle de novembre 2010 qui a consacré la victoire d’Alassane Ouattara. Le refus de Laurent Gbagbo de céder le pouvoir à son rival ADO, à entrainé le pays dans une spirale de violences qui a causé la mort de quelque 3000 citoyens. Le FPI ou du moins, ses leaders gagneraient à y cogiter.
Accepter de revenir à la case départ
Le métier d’opposant est dur. Mais il faut l’accepter si l’on aspire revenir à la gestion du pouvoir d’Etat. Car qui veut aller loin, ménage sa monture, dit-on. Mieux, quand ça ne va plus, il faut faire une introspection, tirer les conséquences de son échec afin de repartir sur des bases nouvelles. Tel devrait être le cas du parti politique ivoirien dit du front populaire ivoirien en sigle Fpi. Malheureusement, ce n’est pas à cela que le parti de Laurent Gbagbo s’attèle. Eux qui entendent revenir aux affaires via des prophéties imaginaires et autres coups de force. Non, le Fpi du woody de Mama ne doit pas tomber si pas. Surtout qu’il a en face de lui, un homme politique ouvert et prêt à faire de nombreuses concessions. Là où, eux, auraient craché du feu et des insanités.
Aujourd’hui, les militants du grand Fpi ou du moins ses leaders ne doivent pas entretenir des palabres. On l’aurait compris si c’était en début de crise, parce que la cacophonie prospère là où il y a la débandade, la panique. 10 mois après la chute de leur mentor et leur perte du pouvoir, assez d’eau a coulé sous le pont. Et les choses sont revenues à la normale. Le parti des refondateurs, qui nous a démontré qu’il était un grand parti de l’opposition avant son arrivée à la magistrature suprême, doit faire sa mue et relancer le combat politique. Pour le réussir, il faut arrêter toute discussion sur le sexe des anges qui n’est pas faite pour l’arranger. A moins que ces actuels dirigeants ne soient encore en phase avec Laurent Gbagbo qui disait, si je tombe, vous tous vous tombez. Que ce soit Pierre ou Paul, Miaka ou Katinan, seul l’intérêt du parti et les objectifs à atteindre doivent primer. Seulement, tout parti a ses textes et instances qu’il faut respecter. Et c’est ça qui est la vérité, pour parler comme un des leurs.

Eugène Kanga de Becano.

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