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Exilés politiques du Ghana / Ça ne va pas : Les pro-Gbagbo divisés
Publié le vendredi 16 mars 2012   |  Soir Info




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Le temps semble faire son effet sur la cohésion au sein des exilés politiques ivoiriens au Ghana notamment ceux proches de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo. Après une année vécue au pays de John Kuffor, les pro-Gbagbo, a-t-on appris, ne regardent plus dans la même direction, même s’ils restent rattachés à l’idéal de leur mentor incarcéré dans les geôles de la Cour pénale internationale (Cpi) à la Haye en Hollande. Deux groupes distincts se sont formés dans la capitale ghanéenne depuis quelques semaines. Le premier est composé de responsables et militants du Front populaire ivoirien (Fpi, ex-parti au pouvoir) amenés par l’ancien ministre Assoa Adou qui est par ailleurs, président de la coordination Fpi en exil. Ce groupe qui a le soutien d’autres personnalités proches de l’ancien régime ivoirien, au nombre desquelles Ahoua Don Mello, l’ancien ministre-porte-parole de Laurent Gbagbo, et Charles Blé Goudé, le chef des ex-jeunes Patriotes, n’envisage pas pour l’instant, un retour au bercail. Les partisans de cette position, à savoir entre autres, Damana Adia Pickas, Konaté Navigué (Secrétaire national de la Jfpi), s’arc-boutent sur la libération des prisonniers politiques en Côte d’Ivoire, et estiment que la situation sécuritaire est toujours préoccupante dans ce pays. Pour eux, le régime Ouattara est infréquentable. Assoa Adou et ses amis, n’envisagent donc pas de collaborer avec ce pouvoir qu’ils vouent aux gémonies, convaincus qu’ils sont de ce que le régime Ouattara fera long feu. A l’opposé, se trouvent des pro-Gbagbo qui ont mis de l’eau dans leur vin. Ceux-là, précisent nos sources, affichent clairement leur intention de regagner la Côte d’Ivoire. Au nombre de ces personnes qui, pour la plupart, ne sont pas militants du Fpi mais plutôt des Pro-Gbagbo, figurent Anoï Castro ( président des Houphouëtistes pour Gbagbo) et des responsables et militants de certains partis politiques du Congrès national de la résistance pour la démocratie (Cnrd) qui ont pris leur distance du Fpi en Côte d’Ivoire. Ce groupe a décidé de revenir en Côte d’Ivoire mais continue de plaider pour des garanties sécuritaires. Il a le soutien de certaines personnalités comme Gossio Marcel (ancien Directeur général du Port d’Abidjan), Appiah Kabran et Mel Eg Théodore, tous deux anciens ministres en exil. En attendant donc la satisfaction de leur doléance, ces pro-Gbagbo ‘’modérés’’, s’organisent en ce moment pour faire venir à Accra, Charles Konan Banny, le président de la Commission dialogue, vérité et réconciliation (Cdvr). C’est dire qu’ils ont opté pour la participation au processus de réconciliation nationale. Joint, hier jeudi 15 mars 2012 par téléphone depuis le Ghana, un proche d’Anoï Castro, sans nier l’information, a demandé au pouvoir d’Abidjan, de créer les conditions pour le retour des exilés. ‘’Il est important que le pouvoir fasse en sorte que nous revenions au pays pour prendre part à sa reconstruction’’, a-t-il fait savoir. Joint dans les mêmes conditions, Zasso Patrick dit en global, n’a pas voulu se prononcer sur la division entre les pro-Gbagbo au Ghana. ‘’Je reste sur ma position. J’ai des choses à dire à M. Ouattara’’, a-t-il dit sans autre explication.

BAMBA Idrissa

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