x Télécharger l'application mobile Abidjan.net Abidjan.net partout avec vous
Télécharger l'application
INSTALLER
PUBLICITÉ

Société Publié le lundi 26 mars 2012 | L’intelligent d’Abidjan

Brigade de la salubrité urbaine / Un réseau de racketeurs démantelé : 3 gendarmes et 3 policiers virés par Anne Ouloto

© L’intelligent d’Abidjan Par Emma
Petit-déjeuner de presse du ministère de la Salubrité Urbaine: Anne Désirée Ouloto dresse le bilan des six premiers mois d`activités de son département et annonce les grands projets du secteur de la salubrité pour l’année 2012
Lundi 16 janvier 2012. Abidjan. Salon Anono de l’Hôtel du Golf, à la Riviera Golf. Petit-déjeuner de presse du ministère de la Salubrité Urbaine sur le thème: « Opérations de salubrité à Abidjan et à l’intérieur du pays : bilan et perspectives »
Longue et interminable journée pour Madame le ministre de la Salubrité Urbaine, jeudi dernier. Elle n’a pas voulu quitter ses bureaux avant d’avoir démantelé le réseau de fraudeurs et des racketteurs, qui sévit au sein de la Brigade de Salubrité. Anne Désirée Ouloto était encore signalée à son Ministère jusqu’à une heure tardive. Objectif : mettre à nu un réseau de racketteurs à la Brigade de Salubrité Urbaine, notamment au niveau de la hiérarchie de gendarmes et policiers chargée du maintien de l’ordre des opérations de salubrité, donc de l’encadrement des jeunes brigadiers appelés communément « les VERTS VERTS ». 6 gendarmes et policiers ont été virés de la brigade de Salubrité Urbaine, à la suite d’une enquête interne.

Opérations clandestines

Le samedi 17 mars, la Brigade de salubrité, sur instruction de quelques gendarmes et policiers de la brigade, procède à la saisie de 34 sacs de chaussures et d’habits convoyés à la brigade de salubrité, à l’insu du Commandant de Brigade, le commissaire Téhé Mondet. Les agents en poste, ce jour, réclament 350.000 FCFA de FCFA pour « libérer » les habits. Les commerçants qui occupent le domaine public illicitement s’exécutent.
Au carrefour de l’ONUCI, près du Lycée Français de la Riviera, le même jour, il est procédé à de nouvelles saisies. Trois vendeurs de sacs font les frais des brigadiers-chefs indélicats. Les agents leur demandent de payer 50.000 FCFA avant qu’ils ne leur rétrocèdent leurs marchandises. Ils marchandent avant de tomber d’accord sur la somme de 25.000 FCFA qui sera effectivement payées pour récupérer les marchandises. Cet argent n’ira pas dans les caisses de l’Agence Nationale de Salubrité Urbaine, la seule structure du Ministère habilitée à encaisser l’argent des saisies.
A la Riviera Palmeraie, au Rond point du Centre de santé, 7 vendeurs de chaussures sont épinglés. Ils sont contraints de payer chacun la somme de 20.000 FCFA soit 140.000 FCFA.

Dénonciations et plaintes récurrentes

Depuis plusieurs mois, des informations font état de l’implication des gendarmes et policiers de la Brigade de salubrité dans le racket contre commerçants et vendeurs. Suite à des plaintes régulières de victimes de racket, Anne Ouloto met en place une unité de veille (une sorte de police des polices). Elle actionne également l’inspection générale et la Cellule qualité pour appuyer l’unité de veille dans ses actions. Coup de filet jeudi 23 mars. Les racketteurs sont identifiés et pris. Toutefois, ils démentent les faits qui leur sont reprochés. Le Ministère initie une confrontation avec les victimes, qui ont reconnu formellement devant le Directeur de cabinet, le DG de l’Anasur et les responsables de l’inspection générale et de la cellule Qualité, les 3 gendarmes et les 3 policiers de la Brigade soupçonnés de ce genre de pratiques.
Le Ministère a restitué les sommes d’argent extorquées par les indélicats aux commerçants et les a rassurés de sa protection contre d’éventuelles représailles.
En attendant la fin de l’enquête et des poursuites éventuelles, Madame le ministre de la Salubrité Urbaine a décidé de prendre des mesures conservatoires. Les 3 gendarmes et 3 policiers coupables de racket sur de pauvres commerçants, ont été mis à la disposition de leurs hiérarchies. L’environnement de passion et les conflits d’intérêts du milieu de la salubrité demeurent certes difficiles, cependant «Maman Bulldozer», (l’affectueux surnom lui est resté, alors qu’à force de pression et de sensibilisation, les bulldozers sont de moins en moins utilisés, au profit de l’auto déguerpissement), est résolue à combattre ces mauvaises pratiques.

C.K
PUBLICITÉ
PUBLICITÉ

Playlist Société

Toutes les vidéos Société à ne pas rater, spécialement sélectionnées pour vous

PUBLICITÉ