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Opération Kodjo rouge 3 à Paris / L’activiste pro-Gbagbo Abel Naki inflamme la mobilisation des femmes patriotes : La police l’arrête pour apologie de la violence et du terrorisme
Publié le lundi 26 mars 2012   |  L'intelligent d'Abidjan




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Les femmes ivoiriennes patriotes de France avaient décidé de rendre internationale la troisième édition de l’opération ‘’Kodjo rouge’’, le samedi dernier, dans le 16ème arrondissement parisien. Des délégations de femmes sont venues de quelques capitales européennes et de provinces de France. Elles se sont donné rendez-vous à la place Victor Hugo, afin de rejoindre la place du Trocadéro par le boulevard Raymond Pointcarré. Des acteurs masculins de la galaxie patriotique de France étaient également présents. Dont Abel Naki, interpellé samedi par la police, avant d’être libéré hier.

Vêtues de blancs et ceintes d’un ‘’Kodjo’’ rouge vif, le cortège des femmes s’est ébranlé dans le boulevard Raymond Pointcarré pour la place du Trocadéro. C’est au son des chants à la gloire de Laurent Gbagbo et des slogans hostiles à Nicolas Sarkozy et à Alassane Ouattara, que les partisans de l’ancien homme fort d’Abidjan ont battu une partie du bitume du Raymond Pointcarré. Durant la marche, les discours se suivaient et se ressemblaient. ‘’Sarkozy assassin !’’, ‘’Sarkozy dégage !’’, étaient les maîtres-mots des interventions. Le propos qui a tranché a été celui d’Abel Naki. Le président du Congrès pour la Renaissance ivoirienne et Panafricaine (CRI Panafricain) a vertement déclaré qu’il soutenait l’action du jeune terroriste Français, qui a récemment massacré sept personnes dont des enfants à Toulouse. Par deux fois, l’homme a martelé : « Je soutiens personnellement l’action du jeune Mohamed Merah ». Dans la tentative d’explication de sa position, le patron du CRI panafricain a indiqué que le ‘’seigneur de guerre’’ (dixit Abel Naki) qu’était Nicolas Sarkozy ne comprenait que le langage de la violence, et qu’il avait certainement compris le message de l’action terroriste de Mohamed Merah. Cette intervention lui a valu quelques timides huées au sein des manifestants pro-Gbagbo. Le cortège des femmes ivoiriennes patriotes de France et des partisans du « Woody de Mama » a atteint le parvis des droits de l’homme et des libertés à la place du Trocadéro, un peu après 16 heures. S’étant excentré pour téléphoner, Abel Naki s’est fait happer par la police. De source policière, Abel Naki pourrait être poursuivi pour apologie de la violence et du terrorisme. « Il est allé beaucoup trop loin dans son discours, surtout dans cette période où la France a été traumatisée par ce tueur », nous a confié l’un des officiers de liaison présent. Cette arrestation a créé une légère échauffourée entre les manifestants et la police. Le retrait de la police a calmé les ardeurs des gbagboistes présents sur la place du Trocadéro. La cérémonie Kodjo rouge, signifiant ‘’malédiction’’ pour Nicolas Sarkozy, s’est poursuivi ensuite comme prévu. Selon Léontine Topo, présidente des femmes ivoiriennes patriotes de France, « cette cérémonie est l’occasion {pour nous} d’agir pour la chute de Nicolas Sarkozy. La malédiction par le ‘’Kodjo’’ tombera sur Nicolas Sarkozy et il perdra les prochaines élections », a affirmé, convaincue, la patronne des femmes patriotes ivoiriennes de France. Un quart d’heure après 21 heures, la nouvelle de la détention d’Abel Naki au commissariat de police du 8ème arrondissement, précisément au 208, rue du Faubourg St Honoré tombe. C’est Me Habiba Touré qui était aux côtés de cet activiste anti-Ouattara en France, pour défendre ses intérêts. Hier en début d’après-midi, Abel Naky, ivoirien d’origine et marié a une franco-antillaise a été remis en liberté, sans qu’on sache qu’il sera convoqué par un juge d’instruction.

Jean-Paul Oro à Paris

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